Perdre une Plume

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mercredi 22 mai 2013

Indécente

Tout Londres est en émoi : deux libertins notoires, le duc de Rothay et son ami lord Manderville se sont défiés dans un pari scandaleux, où chacun se prétend meilleur amant que l'autre. Qui pourra les départager ? Une mystérieuse dame se propose et leur donne rendez-vous. Stupeur ! Il s'agit de Caroline Wynn, une jeune veuve réputée froide et prude. Déçue par l'amour charnel, elle a décidé de tenter une dernière expérience avant de se détourner définitivement des hommes. Rothay a une semaine pour éveiller cette femme à la volupté. Et il fait si bien qu'au bout du temps imparti il n'est plus très sûr de vouloir la partager...

Une lecture hasardeuse qui s'est finalement révélée surprenante et agréable !

On sort quelque peu des romances habituelles et c'est plutôt positif : c'est assez soft déjà, pas vraiment pudique mais tout du moins réaliste et mesuré et la toile de fond est un vrai plaisir ! Parce que cette fois pas de milliardaire et de jeune femme effarouchée, Wildes nous propose un cadre londonien à la Jane Austen qui est plus que plaisant !

Loin de moi l'idée de comparer les deux auteurs soyons clairs, je dis juste que d'un point de vue contexte historique on s'y retrouve un peu et que les lecteurs austiniens ne seront pas dépaysés ! Jeux de salon, arrangement de mariage, réputations qui se font et se défont pour un rien, la hiérarchie sociale etc...

Pour ne rien gâcher l'ensemble est bien écrit et bien que l'intrigue soit assez convenue l'époque choisie accentue le côté osé et indécent du pari ce qui rend l'ensemble assez savoureux.

En bref ce n'est pas un incontournable, mais dans le cadre d'une lecture détente on trouve bien pire (et j'en sais quelque chose !). Indécente tire son épingle du jeu au milieu de tout cet érotisme ambiant sur les rayonnages en mettant en avant un contexte historique et un libertinage coquin mais bien dosé !



Emma Wildes, Indécente

lundi 6 mai 2013

Crossfire Tome 2 : Regarde-moi

Gideon Cross. Aussi parfait et séduisant à l'extérieur que tourmenté et brisé à l'intérieur. Il était une flamme vive et brûlante qui m'attirait dans les plus sombres des plaisirs. Je ne pouvais rester loin de lui. Je ne le voulais pas. Il était mon addiction... représentait chacun de mes désirs... il était mien.

Mon passé était aussi violent que le sien et j'étais tout aussi brisée. Nous ne pouvions jamais marcher. C'était trop dur, trop douloureux... sauf quand cela était parfait.
Ces moments quand le désir et l'amour désespéré représentaient la plus exquise des folies.

Nous étions liés par notre besoin. Et notre passion nous entraînerait au-delà des limites de la plus douce et vive des obsessions...

Je faisais preuve d'un certain enthousiasme à l'idée de retrouver nos deux personnages du tome 1 et leurs petits accrochages, sans que celui-ci soit totalement douché je dois dire que c'est finalement un bilan mitigé qui ressort en fin de lecture...

Parce que c'est finalement assez répétitif cette tension physique entre Gideon et Eva déjà, que l'histoire du "passé douloureux et du héros tourmenté" merci bien on a déjà donné et que par moment c'est vraiment trop poussé, que les disputes et bouderies c'est amusant un moment et puis ça saoule disons-le clairement. Mais parallèlement on a aussi droit à quelques scènes purement jouissives (sans mauvais jeux de mots), je pense notamment à une soirée concert de rock qui m'a fait sourire et surtout qu'au final le roman se révèle surprenant en arrivant en fin de tome et d'une gravité insoupçonnée (Day y va certes un peu fort mais elle assume et donne une autre dimension à son roman).
Entre les deux mon cœur balance :)

L'ensemble reste toutefois assez bien écrit pour le genre et les personnages toujours aussi affirmés.
Je dois avouer que j'ai trouvé Eva bien agaçante dans ce tome, elle est submergée par le doute et s'enfonce dans le drama façon adolescente sur le tard. Même si elle fait toujours preuve de caractère j'ai trouvé qu'elle manquait plus de force morale et de robustesse que dans le tome précédent.
Il faut reconnaître que Gideon la malmène un peu tout en lui demandant une confiance absolue et ce sans aucune explication, mais elle cède à l'apitoiement un peu rapidement et sans vraiment faire bouger les choses de son côté...

C'est donc un second tome à la fois agaçant et plaisant, véritablement en dents de scie. Les défauts déjà soulignés avec le premier opus se renforcent et certains procédés agacent sévèrement. Day donne le change toutefois avec quelques rebondissements assez captivants et nous livrent une fin surprenante qui donne une autre dimension à son intrigue. Pour le coup je ne vois pas du tout où elle pourra bien nous mener avec le tome suivant, ce sera un peu quitte ou double : elle jouera la facilité avec une tome "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" et le lecteur s'ennuiera au cours d'une succession de parties de jambes en l'air répétitives ou alors elle poursuivra sur cette lancée amorcée en fin de tome pour nourrir sa trame et enrichir son roman qui se démarquera ainsi des romances habituelles pour devenir quelque chose de plus... Les paris sont ouverts !



Sylvia Day, Crossfire, Tome 2 : Regarde-moi

***Du même auteur***
Crossfire Tome 1 : Dévoile-moi

vendredi 15 février 2013

Cinquante nuances plus claires

La rencontre d’Ana Steele et de Christian Grey, chef d’entreprise ambitieux mais tourmenté, les a précipités dans une histoire d’amour torride qui a irrémédiablement bouleversé leurs existences.
Ana a toujours su que ses amours avec son Cinquante Nuances seraient orageuses : leur vie commune pose des défis que ni l’un ni l’autre n’avaient envisagés. Ana doit apprendre à partager le style de vie opulent de Grey sans sacrifier sa propre intégrité ou son indépendance ; Grey doit surmonter son obsession de tout contrôler, et exorciser les horreurs qui le hantent. Enfin réunis, ils ont tout : l’amour, la passion, l’intimité, la richesse et une infinité de possibles.
Mais alors même que la vie les comble, le malheur et le destin conspirent pour plonger Ana dans le pire des cauchemars…

Attention il y a quelques spoils, si vous ne l'avez pas lu et comptez le lire sautez à la conclusion en dernier paragraphe pour avoir mon sentiment général uniquement.

Après la déception du second tome j'avoue ne pas m'être précipitée sur ce dernier volet... Je suis attachée aux personnages et curieuse de leur devenir mais ça s'arrête là. Comme dit dans la chronique du tome précédent la saga a perdu à mes yeux sa valeur ajoutée pour ne plus être qu'une romance à la qualité discutable.

Et je dois dire que ça ne s'arrange pas avec ce tome.
Certes le couple évolue et traverse une petite crise mais à côté de ça il ne se passe rien ou pas grand chose, on continue sur l'élan du tome précédent.
Ajoutons que j'ai cette fois vraiment ressenti le parallèle avec Twilight (alors que c'était déjà un point que je reprochais à cette saga à l'origine) : mariage / lune de miel / petit pois avec rejet du papa mais avec à l'inverse une tension sexuelle décroissante (cherchez l'erreur !). Quand le dernier tome de Twilight permettait (enfin) aux deux protagonistes de passer aux choses sérieuses, Cinquantes nuances plus claires les voit s'assagir... Ils continuent à se sauter comme des lapins en rut sous viagra mais sans artifice si j'ose dire et de manière trop répétée pour que cela ne devienne pas lassant.
Seul point encourageant alors que les pratiques sexuelles étaient plus ou moins rabaissées à un simple désordre psychologique de Grey dans le second tome, ces pratiques deviennent jeu de couple avec cet opus. Ça reste soft mais on est au moins dans le désir et le plaisir assumé.

Entre ces petites séances de galipettes vanille quelques disputes qui se terminent par de nouvelles galipettes et qui touchent principalement au problème de contrôle de Grey (Comment ça tu sors sans ma permission ? Comment ça tu te dénudes sur la plage ? Comment ça tu n'as pas changé la signature de ton mail ?...) et le tout dans une ambiance de luxe sur-exploitée (pas de dispute au sujet de l'argent mais le sujet apparait quasiment dans toutes les conversations) au point que s'en devient écœurant et bien trop facile.

Finalement James se réveille (elle a du finir par autant s'ennuyer à écrire ce tome que moi à le lire) et les derniers chapitres offrent un léger sursaut.
Ça commence avec un petit drame familial du côté d'Ana, auquel s'ajoute le drama dans le couple (qui donne bien envie de botter le cul de Grey d'ailleurs) et là on est un peu en mode "mais OMG il se passe quelque chose" alors qu'on sent que peu de pages restent sous les doigts, autant vous dire qu'entre l'intérêt enfin éveillé et l'envie d'en finir cette dernière partie se dévore littéralement.

Mais ce n'est pas tout, James en rajoute une couche et en profite pour conclure l'intrigue entamée en fin du second tome (oui oui il y a avait une, bien cachée mais tout de même) qui nous était presque sortie de la tête tellement elle a été mal entretenue et évoquée comme quelque chose de vraiment secondaire (limite prétexte à l'angoisse protectrice de Grey) durant le tome.
Autant vous dire qu'après tant de pages vides on se sent un peu gavé d'un coup d'un seul.

La conclusion permet de résoudre tous les drames et drama en cours et s'achève comme toutes les bonnes disputes précédentes... par une nouvelle galipette ;)
James prolonge un peu le plaisir des fans avec un épilogue en mode "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants dans leur immense maison de milliardaire même si des fois ils jouèrent à se mettre des fessées pour de faux."
Ouais... merci bien, je vais vomir quelques poneys et je reviens.

En résumé un tome à nouveau décevant qui poursuit sur la lancée du second tome. Grey est sur le chemin de la rédemption et de la guérison ce qui va plus ou moins de pair avec l'adoucissement de ses supposées perversions... Toutefois bien qu'adoucies les mœurs sexuelles deviennent jeux au sein du couple, ce qui est déjà plus sain que la diabolisation du tome précédent. L'ensemble reste très soft, de la romance érotique sans plus.
Le couple est toujours sympathique quoique lassant mais on peut pas dire que ce soit désagréable de suivre leur évolution même si James nous avait habitué à mieux avec les deux premiers tomes (que ce soir leurs conversations, leurs échanges par mails ou les provocations de Ana).
Mis à part dans les derniers chapitres il ne se passe pas grand chose et souvent l'ennui guette ! J'étais contente d'arriver au bout.



E.L James, Cinquante nuances plus claires

***Du même auteur***
Cinquantes nuances de Grey
Cinquantes nuances plus sombres

dimanche 10 février 2013

Queen Betsy T8

Betsy Taylor a des problèmes que seule une reine vampire et femme de banlieue pourrait comprendre. Tels que récupérer le corps de son amie loup-garou Antonia, décédée en plein service à Cape Cod, et elle n'est pas certaine que les loups-garous de Wyndham lui souhaiteront la bienvenue avec des crocs ou une poignée de main. Pendant ce temps, elle reçoit des mails affolés sur le comportement de plus en plus erratique de sa demi-sœur. On dirait bien que la fille du diable est devenue elle-même et qu'elle sort de l'enfer.

Bon bon bon... Je crois que je me suis lassée de cette série et ce tome n'arrange rien.

Certes il y a toujours un certain humour mais qui fonctionne de moins en moins à toujours utiliser les mêmes motifs il n'est devenu que répétitif et limite usant.
De même pour les intrigues, toujours bâties sur le même schéma et qui manquent d'intérêt.

Je ne peux pas dire qu'on s'ennuie ou qu'on peine à lire ce tome. C'est toujours aussi léger, c'est juste qu'à force de se répéter et de pas ne se renouveler la série perd en intérêt, tout du moins à mes yeux.

Ajoutons que sur ce huitième tome, l'intrigue principale autour de la mort d'Anthonia et de la meute est elle assez sympa pour finir en eau de boudin en deux lignes... Alors je ne sais pas, Davidson a peut-être eu une crampe ? Sans blague je n'ai pas compris cette conclusion expédiée alors qu'on s'était pourtant bien arrêté sur les détails par ailleurs.


L'intrigue secondaire est elle très bancale et tourne autour de Laura (la demi-soeur démoniaque de Betsy). J'ai rarement vu quelque chose d'aussi tiré par les cheveux ! Ça ne colle pas du tout avec le personnage évoqué dans les tomes précédents qui est vraiment adorable et réfléchie (surtout quand on ramène la comparaison avec l'intellect de l'héroïne) alors la voir se conduire aussi stupidement sans raison ça ne tient pas debout.
De plus ça manque de finalité, on reste en surface en somme, est-ce que cet évènement va impacter Laura durablement ? Quelle importance ont les satanistes ? etc...

Idem au sujet de bébé Jon, on soulève un détail relativement important mais dont on se soucie finalement très peu... Mais pourquoi ???
Je ne dirai pas que c'est le seul point intéressant du tome, en tout cas c'est le seul qui suscite un grand intérêt et juste on le survole ! Je veux bien que Davidson se le mette sous le coude pour une prochaine intrigue (c'est d'ailleurs certainement le cas) mais que aucun des personnages ne s'en soucie plus que ça c'est juste n'importe quoi.

En résumé rien de neuf avec ce tome, on n'a au final aucune véritable avancée sur Bébé Jon ou sur Laura (on a deux nouvelles infos mais qui sont peu ou mal exploitées) et une intrigue de tome expédiée finalement en deux lignes...
L'humour et la légèreté sont toujours fidèles au rendez-vous mais après 7 tomes on peut s'attendre à un peu plus que ça et surtout à ce que la saga prenne un peu d'épaisseur ; il semble que ce ne soit pas la voie qu'ait choisi Davidson et c'est dommage.



Mary Janice Davidson, Queen Betsy, tome 8 : Vampire et indésirable

***Du même auteur***
Queen Betsy :
Tome 1 : Vampire et célibataire
Tome 2 : Vampire et fauchée
Tome 3 : Vampire et complexée
Tome 4 : Vampire et irrécupérable
Tome 5 : Vampire et casée
Tome 6 : Vampire et flippée
Tome 7 : Vampire et indigne

vendredi 8 février 2013

Smoking & Layette

Bernadette Hogan est un vrai garçon manqué. Garde du corps pour le compte de Jeremy Bridges, un millionnaire aux innombrables conquêtes, elle sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut pas. Jusqu’à une expérience torride avec Jeremy, dont Bernie sort furieuse, bouleversée… et enceinte. La jeune femme décide très vite qu’elle ne laissera pas passer cette chance d’être mère, mais elle n’est pas au bout de ses surprises. En effet, Jeremy semble décidé à assumer sa paternité. Cet individu, en apparence si superficiel, est-il capable de devenir le père dont Bernie rêve pour ses enfants ?

Le titre m'a fait sourire, la couverture m'a aguiché, il ne m'en a pas fallu plus et j'ai été bien inspirée !

Parce qu'on passe un bon moment avec ce roman, à classer dans la catégorie "lecture pop-corn" indéniablement ;)
C'est drôle déjà, les rapports et échanges entre Bernie et Jeremy sont souvent tendus ou acerbes, un vrai régal ! Ajoutons la situation et nous avons là de quoi sourire à de multiples reprises.
C'est fluide, ça se lit bien et vite aussi, facile comme une bonne comédie romantique justement.

Après au delà de ce moment de détente sympathique rien de bien notable et peu de surprises au rendez-vous.
On a droit à quelques parties de jambes en l'air (euh deux ou trois de mémoire) mais rien de bien extraordiniare et juste ce qu'il faut, enfin pour moi c'était bien suffisant mais je ne lisais pas ce roman avec cette attente (si c'est le cas passez votre chemin vous serez déçus !).
L'intrigue connait quelques rebondissements amusants mais pas vraiment surprenants à coup de "je t'aime, moi non plus", de la traditionnelle scène de jalousie, etc... (il manque juste le coup de l'ex petite amie en fait)

Les deux personnages principaux, tout comme les secondaires (mention spéciale pour Max et la mère de Bernie), sont vraiment attachants. Jeremy est un peu stéréotypé et n'a pas la carrure d'un Grey, mais il est loin d'être inintéressant !

En résumé cette lecture est un bon moment de détente, façon comédie romantique légère et croustillante.
Pour peu que les attentes soient réalistes quand on attaque un roman de ce genre c'est un pari réussi !



Jane Graves, Smoking et layette

mardi 22 janvier 2013

Queen Betsy T7

À la suite de la mort de son père et de sa belle-mère, Betsy Sinclair (née Taylor) est devenue – avec son mari Eric – la tutrice légale de son petit frère. Deux vampires, parents d’un enfant tout à fait humain, ça promet ! Pourtant, Betsy se sent prête à relever le défi. Le seul problème, c’est que ses nouveaux pouvoirs mettent les gens mal à l’aise. Et comme si ça ne suffisait pas, elle se retrouve hantée par le fantôme de sa belle-mère, encore plus têtue et agaçante que lorsqu’elle était vivante.

Quand on attaque un tome de Queen Betsy on n'a pas d'autres attentes en tête que celle de se détendre un moment, et c'est tant mieux parce qu'on pourrait chercher longtemps autre chose à en retirer !
C'est léger, drôle voire même grotesque mais ça fait son effet... Enfin faisait en tout cas !

Je trouvais la série en perte de vitesse depuis déjà deux tomes (le concept est drôle mais au bout d'un moment on en a fait le tour !), il y a un petit sursaut avec ce tome mais ça reste somme toute assez léger, trop même !

Alors oui Betsy fait toujours rire (un peu), agace (souvent) mais elle reste un personnage à part et qui fait le petit plus de cette saga.
C'est plus l'intrigue et ses ficelles qui patinent... D'un tome à l'autre Davidson ne se renouvelle pas, elle use des mêmes procédés et c'est un peu lassant. Au final (et c'est toujours un peu la même chose), Betsy subit l'intrigue (tout comme le lecteur) et ne la résout ou ne s'en sort bien que par chance ou hasard.

Ce qui sauve ce tome et apporte un peu de fraîcheur c'est l'évolution de Besty. La vampire se prend plus en charge et commence à agir conformément à sa position, bref elle assume enfin son rôle (au bout de 7 tomes il était temps !).
Et puis mention spéciale pour belle-maman, elle arrive à être encore plus agaçante morte que de son vivant !

En résumé ce septième tome relance un peu le rythme de la saga, espérons donc que ce soit un tome de transition qui amorce un véritable changement et qui lui redonne du souffle !



Mary Janice Davidson, Queen Betsy, T7 : Vampire et indigne

***Du même auteur***
Queen Betsy :
Tome 1 : Vampire et célibataire
Tome 2 : Vampire et fauchée
Tome 3 : Vampire et complexée
Tome 4 : Vampire et irrécupérable
Tome 5 : Vampire et casée
Tome 6 : Vampire et flippée

vendredi 18 janvier 2013

Cinquante nuances plus sombres

Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d'éditrice. Mais son désir pour Grey occupe toujours toutes ses pensées et lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister.

Que cette chronique va être difficile ! Je m'en rends compte maintenant que je suis devant la page blanche à regarder le curseur clignoter depuis plusieurs minutes...

Ce n'est pas vraiment un désamour, parce que comme tout le monde ou presque j'ai pris plaisir à retrouver le torride duo et à voir leur relation évoluer même si le rabibochage est expédié à vitesse grand V.
Pour autant j'ai relevé un nombre de défauts et de couacs majeurs, totalement subjectifs soyons clair.
Je vais donc commencer par ces points discutables qui m'ont vraiment tapé sur les nerfs !

Tout au long de ce second tome, Grey est dans le compromis quant à ses pratiques sexuelles, ok soit. On aurait presque pu s'arrêter là. Sauf que la donzelle s'acharne (et sur ce coup là Grey est victime consentante) à voir dans ses préférences sexuelles une source de type traumatique liée à l'enfance et là je dis merde quoi ! Ok ça colle à l'intrigue de James mais double merde quoi !
Le premier tome mettait en avant de manière très érotique les pratiques BDSM levant ainsi une sorte de tabou. J'avais applaudit des deux mains. Et là hop là ça devient "perversion" liée à des trauma de la petite enfance et non plus un choix et une liberté sexuelle entre deux adultes consentants ?? Mais pourquoi ????
Alors oui c'est plus dramatique (du type "le sombre héros a un passé trouble et des blessures profondes"), plus romantique pour certains même mais ça ruine tout ! Et franchement l'explication à base de "oui mon mec me met parfois la fessée mais il en a besoin parce que sa mère ne prenait pas soin de lui quand il était petit garçon" c'est tout de suite bien moins érotique... et ça frise même l'amalgame de bas niveau. On passe d'une initiation érotique et sexuelle d'un dominateur vers une jeune vierge à un sauvetage d'une âme en perdition de la jeune femme pure vers le sombre héros égaré au passé douloureux. Quand on commence à comparer Grey avec un alcoolique en rémission j'en ai eu des remontées acides.
Je suis déçue, déçue, déçue.

Ajoutons qu'une fois Grey rentré dans son jeu, Ana n'a de cesse de ne pas se trouver à la hauteur "Oh mais tu ne seras jamais heureux avec moi" et ça aussi ça tape sur les nerfs. Il lui a dit au moins vingt fois que si justement comme elle compte vraiment il peut se passer du reste, c'est pas une belle preuve d'amour ça ?
n.b : Je viens de vous résumer 85% des dialogues de ce tome :s Ne me remerciez pas !

Reste que malgré ces gros points noirs au tableau le couple semble trouver un équilibre entre deux phases d'hésitation gerbantes et qu'on a tout de même droit à quelques scènes vraiment jouissives (et sans jeux de mots), notons : la guéguerre avec l'ex (on aime bien ça nous les filles mettre des taloches aux ex qui tournent trop près de nos hommes), les échanges mails entre Christian et Ana qui sont à la hauteur du premier tome, la soirée de charité, le cadeau d'anniversaire que fait Ana à Grey...

Malgré la déception et l'énervement que j'ai pu ressentir face à certains choix de James, ce n'était pas à proprement parler une mauvaise lecture. Je suis profondément attristée qu'elle n'ait pas poursuivi sur la voie initiale et assumé cet élan décomplexé et libertaire qu'elle avait mis à profit avec le premier tome... Certes, le duo reste atypique et attrayant mais l'intrigue y perd selon moi sa valeur ajoutée pour ne plus être qu'une simple romance érotique.
Le troisième et dernier tome est déjà pré-commandé, je le lirai donc mais avec un intérêt émoussé.



E.L James, Cinquante nuances plus sombres

***Du même auteur***
Cinquantes nuances de Grey

jeudi 10 janvier 2013

Attachement

Lincoln, gentil geek aux faux airs d’Harrison Ford, travaille dans une entreprise où son rôle consiste à contrôler les e-mails des employés. C’est ainsi qu’il parcourt les échanges de Jennifer et Beth, deux copines aussi impayables qu’attachantes. Sans même l’avoir vue, Lincoln va tomber amoureux de Beth. Mais comment lui déclarer sa flamme sans passer pour un fou ? Surtout que la jeune femme semble avoir un faible pour un « inconnu » qui travaille dans le même immeuble.

Une lecture un peu au hasard pour tester cette nouvelle collection de chez Milady... Je pense ne pas être si mal tombée !

Alors bon que les choses soient claires ce n'est pas le roman ou la romance du siècle, encore moins un coup de cœur mais une lecture légère et distrayante. A dire vrai on lit ce roman comme on regarde une comédie romantique avec Hugh Grant ou Meg Rayan : avec un intérêt léger quoique amusé et sans attente ou surprise (et puis bon il n'y avait rien d'autre à la télé ce soir là de toute manière).
En gros on se doute de bien de ce qu'il va se passer, c'est même parfois gros comme l'énorme rubis de ma toute récente bague de fiançailles le derrière de J-Lo mais voilà ça passe le temps !

C'est donc classé en collection "romance" comme pour romantique plutôt que pour harlequinade (oui madame ça veut bien dire pas de jambes croisées autour des hanches d'un bel étalon, ni bas-ventres qui frétillent et encore moins enroulement de langues humides...)

En dehors des grands classique du genre ce roman présente toutefois deux intérêts : les échanges amicaux par mail de deux amies (leur amitié vaut le détour vraiment) et le personnage de Beth qui est une femme moderne pleine de vie et avec un vrai sens de l'humour.

Une romance pop-corn qui remplit son rôle !



Rainbow Rowell, Attachement

Et oui je glisse des détails personnelles sur ma life en mode strike dans mes chroniques si je veux d'abord !

lundi 26 novembre 2012

Crossfire Tome 1 : Dévoile-moi

Elle vient d arriver à New York, il est businessman. Elle est jeune, il est riche et sexy.
Elle est séduite, il la désire. Ils se donnent rendez-vous. Et se revoient. Régulièrement.
Elle est marquée par son passé, il dissimule des secrets.
Une relation tumultueuse et sensuelle faite de plaisir assumé et d'une grande liberté.

Suite à ma lecture de Cinquante nuances de Grey j'ai lu pas mal d'avis ou de commentaires sur cette autre saga, souvent considéré comme bien meilleure d'ailleurs.
Ayant somme toute appréciée cette première lecture mommy porn, j'ai opté pour cette lecture comparative et aussi pour ne pas mourir bête ;)

Au final qu'en est-il ?
Déjà au départ le nombre de similitudes est flagrant, j'ai eu peur de repartir pour un Fifty bis au cours des premiers chapitres...
Finalement ce sont dans les points de détails que Dévoile-moi se démarque de cet autre succès du genre, contournant ainsi quelques défauts notables de Cinquante nuances de Grey.
Premier point assez agréable la jeune femme mis en scène n'est pas une jeune vierge effarouchée, elle a sa propre expérience et n'est donc pas entièrement démunie face à l'ardent Mister Cross. Comme quoi on peut faire aussi bien avec une femme qui assume sa sexualité et qui connait bien son corps, merci d'en avoir fait démonstration Mme Day !
Ensuite Eva a du caractère, ce qui donne droit à quelques scènes explosives entre les deux personnages. Elle ne cède pas facilement à Cross et s'affirme souvent. Comme quoi on peut faire de la romance sans miser sur la potiche qui se laisse dominer sur tous les points, merci (bis).

Reste que (même si globalement c'est un chouilla mieux écrit que la saga de James) on retrouve pas mal de défaut du genre : sexe à tout va et à outrance, clichés érotiques lassants (toujours prête, toujours étroite !), l'héroïne canon qui s'ignore et qui passe son temps à se dévaluer, l'homme riche et puissant, les orgasmes sur commande et à la chaîne... J'ai souri aussi quand j'ai remarqué que la donzelle était entourée de gay, au moins c'est sûr aucune compétition ! Ajoutons le passif des deux personnages que j'ai trouvé mal amené ou du tout mieux un peu gros et peut-être pas nécessaire si ce n'est pour ajouter une dose larmoyant à l'ensemble, bof quoi.

Les personnages secondaires entraperçus semblent intéressants mais ne sont pas vraiment exploités (un peu la mère d'Eva et son colloque), peut-être dans le prochain tome ?

En étant réductrice je dirai que ce premier tome n'est pas le roman du siècle mais qu'on passe un très bon moment. C'est souvent brûlant puis glacial entre les deux personnages, ce qui fait qu'on est vraiment accroché au livre jusqu'à la dernière page.
J'ai trouvé l'histoire mieux construite et mieux écrite que Cinquante nuances de Grey, quelques défauts en moins aussi même si ceux majeurs restent et qu'on retrouve beaucoup de similitudes entre les deux romans.
Je ne mets pas une note supérieure pour autant parce que au final ça ne mérite tout de même pas au dessus de 4 (pas une entrée au panthéon tout de même !) et que le plaisir de lecture est assez identique.



Sylvia Day, Dévoile-Moi

***Cité dans l'article***
Cinquante nuances de Grey, E.L James

mardi 30 octobre 2012

Queen Betsy T6

Avec son mariage qui approche à grands pas, Betsy est complètement surchargée. Heureusement, Betsy n'est pas du genre à perdre son sang-froid. Mais quand Sinclair, son fiancé, disparaît en même temps que ses amis et ses proches, Betsy se met à paniquer. Seule, inquiète pour les gens qu'elle aime, elle ne peut faire confiance à personne pour les retrouver et découvrir qui est derrière tout ça. Et elle ignore encore que son enquête va changer la face du monde des vampires.

J'ai pris le temps avant de me replonger dans cette saga "pop-corn", histoire de mettre un peu de légèreté lors d'un week-end plaid et grisaille !

Et j'ai bien peur que la recette ne fonctionne plus... Betsy devient lassante et ce tome tout autant.
On a finalement peu d'intrigue et bien moins d'humour, la plupart des vannes et réflexions de l'héroïne tombent à l'eau sans même parler du fait qu'elle est en mode "plaignez-moi personne ne m'aime" qui tape assez vite sur le système.
Comme dit dans le quatrième de couv' Betsy se retrouve isolée, c'est l'occasion de se rendre compte que seule et sans son entourage hétéroclite elle est bien moins intéressante...

La saga a jusqu'ici été assez légère et drôle, difficile donc de sombrer dans l'angoisse et la tristesse. Preuve en est, ça ne fonctionne pas du tout ! A aucun moment le lecteur n'est véritablement inquiet pour le mariage de la demoiselle... Certes on se demande où a bien pu filer le bellâtre mais sans réelle inquiétude.
De même l'intrigue n'est pas assez soutenue (et bien trop souvent entrecoupée par des histoires de chaussures ou de "personne ne m'aime") pour être vraiment prenante.
Bref c'est un flop total.

Les seuls passages plaisants restent les premières pages (avant la désertion des personnages secondaires) et la fin qui reste savoureuse et surtout qui va de pair avec leur retour.

En résumé je ne sais pas si c'est un tome raté ou si la saga s'essouffle (en même temps les meilleurs plaisanteries sont souvent les plus courtes et c'était avant tout une parodie gentillette mixte de chick et bit-lit à la base) en tout cas le résultat n'est pas très enthousiasmant.
Le tome suivant attend dans un coin, je garde à l'esprit que ça se lit vite et c'est une bonne chose si la saga continue dans cette voie !



Mary Janice Davidson, Queen Betsy, T6 : Vampire et Flippée

***De la même saga***
Queen Betsy :
Tome 1 : Vampire et célibataire
Tome 2 : Vampire et fauchée
Tome 3 : Vampire et complexée
Tome 4 : Vampire et irrécupérable
Tome 5 : Vampire et casée





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