Perdre une Plume

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lundi 17 juin 2013

Demain est un autre jour

À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu'elle va tout naturellement hériter de l'empire de cosmétique familial dans lequel elle travaille. Mais, à sa grande surprise, le testament maternel confie les rênes de la société à sa belle soeur. Et pour tout héritage, Brett ne reçoit qu'un vieux papier jauni et chiffonné, récupéré en secret par sa mère dans sa poubelle, vingt ans plus tôt : la liste des choses qu elle voulait vivre, rédigée lorsqu'elle avait 14 ans. Ainsi, elle n'a pas été oubliée par le testament, mais rien ne lui reviendra si, au bout d'un an, elle n'a pas accompli ses rêves d'adolescence.
Le problème, c'est que la Brett d'aujourd hui n'a plus rien à voir avec la jeune fille de l'époque, et que ses rêves d'adulte sont bien différents. Enseigner ? Elle n'a aucune envie d'abandonner son salaire confortable et ses stock options pour aller batailler avec des enfants rebelles dans une salle de classe. Avoir un bébé ? Cela fait longtemps qu'elle y a renoncé, et de toute façons Andrew, son petit ami avocat, n'en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s'y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C'est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que....
Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d'imaginer ce qui l'attend.
Menée tambour battant, cette comédie romantique sur les rêves de jeunesse, les illusions perdues et la possibilité de refaire sa vie, se lit d'une traite. Publié en avant première en France, le premier roman de Lori Nelson Spielman, dont les droits d'adaptation cinématographique ont été achetés par la Fox, sera bientôt traduit dans plus de 25 langues.

Une lecture un peu hasardeuse qui s'est avéré payante, un bon moment de lecture !

Encore de celles que je classe en Feel good, parce que ce roman qui pourtant traite en partie du deuil fait grand bien et s'avère assez léger.
Brett tout au long de ce roman se remet en question et prend des décisions, opère des changements de vie difficiles mais qui la libère aussi d'entraves qu'elle ne voyait même pas. On la sent s'alléger au fil des pages et trouver sa voie.

J'ai adoré le personnage malicieux de la mère à travers ses lettres et celui de l'avocat aussi.
Parfois c'est un peu too much, on tombe des nues en découvrant le contenu de la liste mais l'ensemble reste assez bien dosé pour ne pas être complètement irréaliste et rester prenant.

Croyez-le ou non, vous faites partie des chanceuses – vous savez reconnaître vos besoins et en admettre le manque. Il y a tant de gens malheureux qui refoulent leurs besoins. Chercher l’amour vous rend vulnérable. Seuls les gens sains d’esprit peuvent se permettre d’être vulnérables.

Finalement Demain est un autre jour est un roman riche et féminin qui parle un peu à l'enfant au fond de nous et qui aborde grands nombres de sujets : le deuil, la vocation, la difficulté du changement, la peur de l'inconnu, les petites facilités qu'on s'autorise, les rêves d'enfant, l'amour et le couple, le partage...
Le tout donne à réfléchir de manière assez saine et avec une certaine légèreté, à découvrir si vous en avez l'occasion !



Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour

mardi 11 juin 2013

Multiversum T1

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont seize ans. Un lien subtil les unit depuis toujours : un dialogue télépathique qui surgit sans prévenir, dans un état d'inconscience. Jusqu'au moment où les adolescents décident de se rencontrer pour la première fois. Mais le jour de leur rendez-vous, ils sont là tous les deux au même endroit, cependant ils ne peuvent se voir... Ils découvrent qu'il existe une infinité d'univers parallèles et que la réalité qui les entoure n'est qu'une de ses multiples dimensions. Une vérité qui bouscule totalement leur existence, détruisant toute certitude sur leur monde. Comment Alex et Jenny pourront-ils se retrouver pour vivre leur amour ? Alors même que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre...

Bon bon bon j'ai cédé à la tentation de la couverture et aux quelques avis enthousiastes, j'aurai pu m'abstenir sans mal !

Parce qu'au final la sensation de lecture est juste un gros "bof".
Aucun suspens déjà, merci le quatrième de couverture -_-' Pour le coup on en sait déjà beaucoup (trop) et la lecture traîne (on sait alors on aimerait bien zapper toutes les étapes de découverte de ce qu'on sait déjà et qui prend la première moitié du roman quand même...). Alors bon c'est mignon la relation qu'ont les deux personnages mais c'est loin d'être suffisant pour nourrir le lecteur.

L'aspect fantastique des univers parallèles est attrayant mais lui aussi mal amené, on comprend mal comment Alex et Jenny passent de l'un à l'autre et pourquoi (je pense qu'au final eux non plus ne savent pas vraiment), ajoutons quelques incohérences (si Jenny et Alex ont un pouvoir unique et peuvent communiquer au travers d'univers parallèles distincts ils devraient eux-même n'exister qu'en un seul exemplaire non ? Sinon comment ils communiquent toujours avec le bon exemplaire de l'autre ? Comment ne pas se retrouver à être en doublon lors d'un voyage ? Alors bon un coup ils sont uniques et voyagent d'un de leur corps à un autre, un coup non... bref c'est un peu n'importe quoi.)

Ajoutons une prophétie post-apocalyptique "cherry on top cake" censée fournir le suspens mais aussi fine qu'un éléphant dans le salon et vous aurez un aperçu de ce qu'a été ma lecture.

Le maître mot est donc déception. Ce n'est pas illisible ou véritablement barbant c'est juste que j'en attendais mieux.
Avec un tel thème il y avait matière, Patrignani ne l'a pas exploité au mieux selon moi et le résumé présenté n'est pas là pour l'aider en dévoilant bien trop le peu de contenu de son intrigue.
Si d'aventure il vous passe dans les mains lisez-le, sinon ne vous précipitez pas !



Leonardo Patrignani, Multiversum

lundi 10 juin 2013

Beautiful Bastard

L’esprit vif, bosseuse et volontaire, Chloé Mills n’a qu’un seul problème, son patron : Bennett Ryan. Exigeant, direct, dépourvu de tact, ou d’une quelconque considération à l’égard d’autrui, il est absolument... irrésistible. Un salaud magnifique. Bennett retourne à Chicago après avoir séjourné en France pour jouer au sein de l’entreprise familiale qu’il dirige, un grand groupe de media, un rôle de premier plan. Rien ne laissait supposer que son assistante chargée de l’aider à distance lorsqu’il était à l’étranger, puisse se révéler être, cette sublime créature – dotée d’une innocence toute provocatrice et absolument exaspérante – avec laquelle il allait désormais devoir travailler chaque jour. Malgré sa réputation, Bennett n’est pas du genre à entretenir une aventure sur son lieu de travail. Mais Chloé est si séduisante qu’il envisage de faire une entorse à la règle – pour ne pas dire, la faire complètement voler en éclats – si c’est le seul moyen pour lui, de la conquérir, de se l’approprier, de la posséder. Alors que désir et attirance mutuelle ne cessent de croître jusqu’à un point limite, de non-retour, Bennett et Chloé doivent décider exactement ce qu’ils sont prêts à perdre ou à sacrifier, pour continuer à s’auto-posséder, l’un l’autre sans répit.

Encore une lecture "pop-corn" mais un peu plus adulte, vite mangé, vite digéré...

Et bizarrement ce qui est plaisant dans ce roman c'est ce qu'il se passe entre les parties de jambe en l'air. Les deux personnages se détestent peu cordialement et se prêtent à des échanges et des scènes assez cocasses.
On a deux personnages avec des caractères bien trempés et le verbe haut, de quoi se régaler assez souvent tout du moins dans la première partie du roman.

L'autre intérêt c'est dans l'alternance de voix, c'est assez agréable d'avoir un point de vue masculin pour une fois et le procédé renforce le sentiment de décalage entre les deux protagonistes.

Là où le bât blesse c'est que... et bien c'est tout et ça ne dure pas. Passé cette découverte rafraichissante et légère on retombe dans les travers du genre : ce n'est pas particulièrement bien écrit, on se noie sous les clichés sexuels et les deux personnages se révèlent assez caricaturaux...

Pas de quoi fouetter trois pattes à un canard comme dirait ma grand-mère !
Plus sérieusement c'est une romance pimentée et plaisante mais qui est loin d'être incontournable et qui cède aux facilités et défauts du genre...



Christina Lauren ,Beautiful Bastard

mardi 28 mai 2013

La Sélection T2

La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.

Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l'amour qu'elle éprouve depuis l'enfance pour Aspen, garde royal qu'elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales...

Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie...

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

Comme je me suis languie de la sortie de ce second tome ! Après le gros coup de cœur pour le premier volume je me suis littéralement jetée sur L'Elite et bien qu'il soit loin de ce à quoi je m'attendais je suis toujours aussi fan !

Kiera Cass a un vrai don, celui de surprendre son lecteur et de jouer l'équilibre entre frustration et surprise.
On rumine pas mal au cours de ce tome, on voudrait que les choses se passent autrement, qu'America soit moins indécise, que les évènements se précipitent un peu... mais paradoxalement ce n'est pas si mal que les choses se déroulent de cette manière car Cass en profite pour livrer tout un tas d'autres choses en parallèle de sa romance : elle accentue l'aspect dystopique, développe sa trame de fond et donne de l'envergure à son héroïne ! Rien que ça :)

Arrivé au bout de ce tome la romance n'a pas beaucoup évolué mais il s'est tout de même passé tout un tas d'évènements conséquents et une fois encore on a hâte d'avoir la suite entre les mains.
On s'éloigne peu à peu du conte de fée déjà bien altéré dans le premier tome pour découvrir le monde dans lequel vivent vraiment les personnages en dehors de cette bulle qu'est la Sélection.

En résumé ce second tome fait peu évoluer la romance et nous plonge au cœur des incertitudes d'America, à contrario l'univers et la trame s'enrichissent de façon surprenante le tout à bon rythme. Si la frustration est plus que présente au cours de la lecture on dévore toutefois jusqu'à la dernière ligne sans s'en lasser, pour ma part je me suis régalée et l'attente sera à nouveau fiévreuse jusqu'à la sortie du tome suivant !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Kiera Cass, La Sélection, Tome 2 : L'Élite

***Du même auteur***
La Sélection : Tome 1

lundi 27 mai 2013

Les ailes brisées

Qui donc est Robyn ?
D'où viennent ses dons exceptionnels ?

Ce sont les questions que se pose Manon en croisant la route de cet être angélique aux étranges yeux émeraude.
Mais lorsque la réponse lui apparaît, à la suite d'un terrible accident de la route, elle apprend que leur histoire a véritablement commencé il y a plus de deux siècles...

Avec cette jolie couverture et ce résumé alléchant je m'attendais à une romance fantastique mêlant ange et réincarnation, finalement pas vraiment...

Le départ est assez sympa, on apprécie Manon et sa rencontre avec Robyn même si la demoiselle est un peu longue à la détente :p
On comprendra en fait au fil des pages que la demoiselle manque en réalité de caractère et de carrure, qu'elle a facilement tendance à s’apitoyer et c'est dommage.

L'intrigue se déroule en France autour de Noirmoutier et évoque avec réalisme le cadre naturel des côtes et plages de la région. Cadre plus que sympathique convenons-en !

Et puis assez vite on s'enlise, et pour ma part je me suis ennuyée... L'auteur nous plonge dans une sorte de train-train usant, qui fait peu avancer l'intrigue et dont je n'ai pas bien compris l'intérêt.
L'aspect "historique" de leur relation (le fait que le phénomène soit récurrent et touche plusieurs vies de Manon) tarde un peu à venir mais relance finalement l'intérêt déjà bien émoussé.

La stabilisation de leur relation n'offre aucune lutte si ce n'est celle d'un quotidien lassant. L'éclatement inévitable est donc peu surprenant.
Les derniers chapitres offrent toutefois un ultime rebondissement plaisant, il était temps !

En résumé je suis un peu passée à côté de ce roman fantastique je dois le dire... La "mythologie" des anges est peu approfondie et si j'ai aimé la partie historique qui évoque la première rencontre des deux personnages les récits du présent m'ont souvent fait soupirer et j'avais hâte d'en venir à bout.
Je n'ai pourtant pas de véritables reproches à faire à Marie Liondor, son roman n'a pas de défaut majeur, il n'a juste pas eu grand intérêt à mes yeux. J'ai peut-être trop lu de récits fantastiques sur le thème des anges (déchus ou non !) plus haletants pour que celui-ci ait un véritable impact.



Marie Liondor, Les Ailes Brisées

vendredi 24 mai 2013

22 Britannia Road

Un couple séparé par la guerre se retrouve sept ans après. Comment vont-ils pouvoir se reconstruire alors que chacun cache un très lourd secret ?

1946 : Janusz, un ancien soldat de l'armée polonaise réfugié en Angleterre, préparer sa nouvelle maison pour recevoir sa femme, Silvana, et leur petit garçon, Aurek, qu'il n'a pas vus depuis 1939. Janusz veut tout tenter pour offrir une nouvelle vie à sa famille. C'est sans compter sur les ombres d'un passé qu'il ne parvient pas à oublier...
A bord du bateau qui l'emmène vers son mari, Silvana est inquiète. Après toutes ces années vécues cachée dans la forêt avec Aurek, elle n'est plus la ravissante et joyeuse jeune femme que Janusz a connue. Silvana est devenue une survivante. Pourra-t-il encore l'aimer ?

Un roman vraiment très riche que je regrette juste de ne pas avoir lu plus tôt !

22 Britannia Road nous plonge à la fois dans la Seconde Guerre Mondiale et dans l'après-guerre, dans trois vies définitivement ébranlées et trois personnages qui doivent s'affranchir du passé pour construire un après.
On aborde donc un nombre de thèmes étonnant : la guerre, les réfugiés, l'expatriation, l'adultère, le mensonge, la ré-adaptation sociale... Tout ça peut sembler assez rude et ce roman l'est par certains aspects mais la trame est bien tissée, centrée sur l'humain et non pas sur les horreurs de la guerre juste pour leur forces évocatrices ou la fascination morbide qu'elles peuvent susciter.
On parle ici de destins, certes tragiques, et de comment les épreuves traversées ont marqué les personnages au point qu'il leur faut à tous faire un effort pour avancer et s'imaginer à nouveau un futur ensemble.

Les chapitres alternent entre épisodes de la guerre et présent en Angleterre en mêlant les voix de Janusz, d'Aurek et de Silvana. Les trois personnages affrontent des difficultés, des doutes et des peurs différentes, on les voit s'apprivoiser peu à peu et tenter de se recréer un quotidien normal.
L'ensemble est fragile, la somme des secrets va secouer cette construction fébrile mais un peu à la manière d'une étape nécessaire.

C'est donc un roman à la fois riche et sensible qui émeut sans tomber dans le pathos gratuit et inutile, qui se centre sur l'humain ses forces et ses faiblesses face à l'absurdité d'une guerre et des drames qu'elles engendrent. Plus qu'un témoignage 22 Britannia Road montre un chemin, celui qui mène de la survie à la vie et aussi au pardon.



Amanda Hodgkinson, 22 Britannia Road

mercredi 22 mai 2013

Indécente

Tout Londres est en émoi : deux libertins notoires, le duc de Rothay et son ami lord Manderville se sont défiés dans un pari scandaleux, où chacun se prétend meilleur amant que l'autre. Qui pourra les départager ? Une mystérieuse dame se propose et leur donne rendez-vous. Stupeur ! Il s'agit de Caroline Wynn, une jeune veuve réputée froide et prude. Déçue par l'amour charnel, elle a décidé de tenter une dernière expérience avant de se détourner définitivement des hommes. Rothay a une semaine pour éveiller cette femme à la volupté. Et il fait si bien qu'au bout du temps imparti il n'est plus très sûr de vouloir la partager...

Une lecture hasardeuse qui s'est finalement révélée surprenante et agréable !

On sort quelque peu des romances habituelles et c'est plutôt positif : c'est assez soft déjà, pas vraiment pudique mais tout du moins réaliste et mesuré et la toile de fond est un vrai plaisir ! Parce que cette fois pas de milliardaire et de jeune femme effarouchée, Wildes nous propose un cadre londonien à la Jane Austen qui est plus que plaisant !

Loin de moi l'idée de comparer les deux auteurs soyons clairs, je dis juste que d'un point de vue contexte historique on s'y retrouve un peu et que les lecteurs austiniens ne seront pas dépaysés ! Jeux de salon, arrangement de mariage, réputations qui se font et se défont pour un rien, la hiérarchie sociale etc...

Pour ne rien gâcher l'ensemble est bien écrit et bien que l'intrigue soit assez convenue l'époque choisie accentue le côté osé et indécent du pari ce qui rend l'ensemble assez savoureux.

En bref ce n'est pas un incontournable, mais dans le cadre d'une lecture détente on trouve bien pire (et j'en sais quelque chose !). Indécente tire son épingle du jeu au milieu de tout cet érotisme ambiant sur les rayonnages en mettant en avant un contexte historique et un libertinage coquin mais bien dosé !



Emma Wildes, Indécente

mardi 21 mai 2013

Phaenix T2

Elle a tout oublié, il se souvient de chaque instant.
Depuis l’origine des temps, ils se retrouvent pour former le Phænix et faire perdurer la légende.

Mais pour que l’oiseau mythique renaisse ce ses cendres, pour qu’ils puissent se rejoindre, elle doit regagner la mémoire, et le chemin qui la mènera à sa moitié.

Anaïa a découvert qu’elle était détentrice d’un secret oublié depuis longtemps. Deux garçons qu’elle a rencontrés à la fac, Eidan et Enry, attendent d’elle qu’elle se souvienne, qu’elle recouvre sa véritable identité.
Pour y parvenir, Anaïa doit explorer les recoins les plus sombres de son inconscient et emprunter un chemin où musique et sentiments se mêlent étroitement.
Prise dans le brasier des souvenirs, il lui faudra affronter bien plus que sa mémoire oubliée, et faire face aux démons de son passé.
Mais l’amour pourra-t-il suffire à réparer ce qui a été brisé et à écarter le péril qui la guette ?

Second et dernier tome de cette duologie j'étais très enthousiaste lorsque j'ai commencé cette lecture. J'avais vraiment apprécié le premier tome et son ambiance musical prononcé, la fin m'avait laissé frustrée et en attente de cette suite.

Au final ça démarre assez lentement et l'aspect musical est moins prononcé au départ. Rozenfeld nous fait un peu mariner pour le plaisir, mais je dois reconnaître que ça fonctionne mieux que bien parce qu'ensuite quand les évènements s'enchaînent et que la pression monte on est plus que tendu !
Le roman va donc crescendo et contient le lecteur (tout comme son héroïne) dans une certaine frustration jusqu'au dénouement.
La musique reprend elle aussi sa place petit à petit, sa présence va de pair avec celui des souvenirs qui remontent petit à petit et la présence d'Eidan...

Je dois dire que la frustration est par moment un peu lassante, à défaut de suspens. Je me suis sentie impatiente plus d'une fois, ressentant l'envie de secouer Anaïa et de lui crier "Mais ouvre les yeux !!". Ajoutons le rêve récurrent souvent présent en début de chapitre qui devient bien trop répétitif à mon goût.
L'intrigue est assez convenue et on sait où on va, il n'y a que l'héroïne qui soit vraiment dans le flou et qui hésite.
On a certes quelques révélations mais pour la plus grande part peu de surprise.

Malgré tout l'intrigue est empreinte d'un grand romantisme, ce qui en fait une vraie belle histoire d'amour qui à mon sens ne peut laisser le lecteur insensible.
Comme pour le tome précédent on a encore une fois une playlist qui accompagne le roman, un petit plus non négligeable qui nous plonge encore plus dans l'univers musical du tome et qui accompagne vraiment la lecture.

En résumé malgré quelques longueurs et une intrigue un peu convenue Phaenix est une très belle histoire d'amour qui mêle mythe et romantisme. Ce second tome nous replonge dans l'ambiance très musicale du premier opus et cette particularité en fait rien qu'à elle seule une duologie à part, qui mérite qu'on s'y arrête.
Le final est à la hauteur des attentes suscitées et laisse le lecteur satisfait après un ultime rebondissement. On referme le livre sans frustration et c'est tant mieux parce que Rozenfeld en joue énormément dans ce tome ! Elle nous offre donc une fin réussie et apaisante !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Carina Rozenfeld, Phaenix, Tome 2 : Le brasier des souvenirs

***Du même auteur***
Phaenix Tome 1 : Les cendres de l'oubli

mercredi 8 mai 2013

Ce qui nous lie

« J'ai longtemps voulu être unique. Mais qu'y a-t-il de plus rassurant que le semblable ? »

Alice a un don. Elle a la capacité de voir les liens entre les individus. Les attaches lui apparaissent sous forme de fils lumineux, qui tissent une cartographie des relations affectives. Impossible d'expliquer l'origine de ce phénomène. Manifestation surnaturelle ? Hallucination ? La jeune femme a appris à vivre avec dans le plus grand secret. C'est alors qu'elle rencontre Raphaël, son nouveau manager. La voilà qui s'éprend du seul homme dont elle ne peut voir les liens...

Avec un quatrième de couverture facile et un tel marketing je dois reconnaître que je ne me serai pas portée naturellement vers ce roman que je prenais pour une romance d'ailleurs.
Ce sont finalement les quelques avis lus sur la toile qui m'ont finalement convaincu, merci donc à mes comparses sans elles je serai passer à côté de cette lecture !

Et ça aurait été bien dommage il faut le dire. En premier lieu j'ai vraiment été saisi par l'écriture de Bailly, c'est doux, léger et soigné, nostalgique parfois mais toujours d'une justesse et d'une mélodie émouvante.
Nous ne sommes finalement pas face à une romance comme je le pensais de prime abord, mais plus dans un apprentissage, une guérison qui concerne Alice.

L'aspect fantastique ajoute bien évidemment une dimension mais n'est pas vraiment le sujet non plus.
Bailly nous livre Alice, juste Alice. Une femme blessée et hors-norme qui doit réapprendre à être, à faire confiance et à avancer. On navigue entre le présent et ses souvenirs, puis son futur même, dans une narration délicate mais un peu intemporelle qui se déplace pour se fixer sur les scènes importantes et qui font sens.

C'est donc un roman sensible et vaste sur les relations humaines et les liens éphémères ou non qui se font et se défont, le deuil, la solitude ; des thèmes qui ne peuvent que faire écho auprès du lecteur.
Sans jamais tomber dans la guimauve ou la facilité Samantha Bailly livre ici un roman touchant qui sans être léger à quelque chose d'apaisant.

Je ne résiste pas à la tentation de quelques extraits, juste pour finir de vous convaincre !

Finalement, en entrant dans le monde de l'entreprise, je pensais faire mes premiers pas dans celui des adultes. Certes, grâce à leurs salaires, toutes ces personnes arborent des vêtements ou des accessoires plus coûteux, et ont appris à faire illusion au fil du temps, mais elles n'en restent pas moins guidées par les mêmes préoccupations qu'au lycée. Comment vais-je coucher avec Untel ou Unetelle ? Qui a couché avec qui ? Ce n'est plus la course après les notes, mais après les primes ou les promotions. On prend les mêmes, on change les appellations et on recommence !

La vie va de pair avec des blessures. Il faut simplement accepter cette éventualité et prendre conscience des situations dont on sort indemne.

Dans le monde quantique, une fois que deux choses sont entrées en relation, elles savent toujours ce qui arrive à l'autre. Même quand elles sont très éloignées, elles se comportent comme si elles étaient rassemblées.



Samantha Bailly, Ce qui nous lie

lundi 6 mai 2013

Crossfire Tome 2 : Regarde-moi

Gideon Cross. Aussi parfait et séduisant à l'extérieur que tourmenté et brisé à l'intérieur. Il était une flamme vive et brûlante qui m'attirait dans les plus sombres des plaisirs. Je ne pouvais rester loin de lui. Je ne le voulais pas. Il était mon addiction... représentait chacun de mes désirs... il était mien.

Mon passé était aussi violent que le sien et j'étais tout aussi brisée. Nous ne pouvions jamais marcher. C'était trop dur, trop douloureux... sauf quand cela était parfait.
Ces moments quand le désir et l'amour désespéré représentaient la plus exquise des folies.

Nous étions liés par notre besoin. Et notre passion nous entraînerait au-delà des limites de la plus douce et vive des obsessions...

Je faisais preuve d'un certain enthousiasme à l'idée de retrouver nos deux personnages du tome 1 et leurs petits accrochages, sans que celui-ci soit totalement douché je dois dire que c'est finalement un bilan mitigé qui ressort en fin de lecture...

Parce que c'est finalement assez répétitif cette tension physique entre Gideon et Eva déjà, que l'histoire du "passé douloureux et du héros tourmenté" merci bien on a déjà donné et que par moment c'est vraiment trop poussé, que les disputes et bouderies c'est amusant un moment et puis ça saoule disons-le clairement. Mais parallèlement on a aussi droit à quelques scènes purement jouissives (sans mauvais jeux de mots), je pense notamment à une soirée concert de rock qui m'a fait sourire et surtout qu'au final le roman se révèle surprenant en arrivant en fin de tome et d'une gravité insoupçonnée (Day y va certes un peu fort mais elle assume et donne une autre dimension à son roman).
Entre les deux mon cœur balance :)

L'ensemble reste toutefois assez bien écrit pour le genre et les personnages toujours aussi affirmés.
Je dois avouer que j'ai trouvé Eva bien agaçante dans ce tome, elle est submergée par le doute et s'enfonce dans le drama façon adolescente sur le tard. Même si elle fait toujours preuve de caractère j'ai trouvé qu'elle manquait plus de force morale et de robustesse que dans le tome précédent.
Il faut reconnaître que Gideon la malmène un peu tout en lui demandant une confiance absolue et ce sans aucune explication, mais elle cède à l'apitoiement un peu rapidement et sans vraiment faire bouger les choses de son côté...

C'est donc un second tome à la fois agaçant et plaisant, véritablement en dents de scie. Les défauts déjà soulignés avec le premier opus se renforcent et certains procédés agacent sévèrement. Day donne le change toutefois avec quelques rebondissements assez captivants et nous livrent une fin surprenante qui donne une autre dimension à son intrigue. Pour le coup je ne vois pas du tout où elle pourra bien nous mener avec le tome suivant, ce sera un peu quitte ou double : elle jouera la facilité avec une tome "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" et le lecteur s'ennuiera au cours d'une succession de parties de jambes en l'air répétitives ou alors elle poursuivra sur cette lancée amorcée en fin de tome pour nourrir sa trame et enrichir son roman qui se démarquera ainsi des romances habituelles pour devenir quelque chose de plus... Les paris sont ouverts !



Sylvia Day, Crossfire, Tome 2 : Regarde-moi

***Du même auteur***
Crossfire Tome 1 : Dévoile-moi

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