Perdre une Plume

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lundi 25 février 2013

Saratoga Woods

Découvrez Becca King, la nouvelle héroïne d’Elizabeth George !

Depuis toute petite, Hannah Armstrong entend des murmures. Ils sont en fait des bribes de pensées des gens se tenant près d’elle. Un jour, elle surprend le monologue intérieur de son beau-père et comprend qu’il vient d’assassiner son associé. Dès lors, sa mère, Laurel, la pousse à fuir. Elle l’envoie sous la nouvelle identité de Rebecca Dolores King sur l’île de Whitbey, où une vieille amie doit la recueillir.

Mais, quand elle arrive, l’amie en question est morte et le téléphone portable de Becca, son seul lien avec sa mère, ne passe nulle part. Plus seule que jamais, Becca fait pourtant des rencontres décisives : Seth, garçon à la mauvaise réputation, Debbie, gérante d’un motel décrépi, et Derric, star de son nouveau lycée, qui la prend sous son aile. Alors que Becca pense être à l’abri, la jeune fille comprend que ses nouveaux « amis » lui cachent des choses et que cette île n’a rien de paisible...

Je découvre Elizabeth George avec ce premier tome de sa nouvelle saga plus orientée jeunesse semble-t-il que ce dont elle a l'habitude.

Je ne suis pas une grande spécialiste du thriller mais mêlé à des aspects fantastiques je suis assez fan (pour l'exemple je m'étais régalée avec Harper Connelly).
Ici c'est bien dosé, on a à la fois une intrigue de fond au sujet de Hannah qui doit même changer d'identité, ses capacités psychiques pour la part fantastique et enfin une intrigue de tome qui se déroule sur l'île.

Pour autant le rythme et l'intérêt sont assez inégaux et c'est le seul véritable point qui m'ait dérangé.
L'héroïne Becca et sa capacité à entendre les pensées des gens est vraiment intéressante et on n'a pas de sensation de déjà vu, George s'en sort bien.
De même son arrivée sur l'île et sa rencontre avec les divers habitants sont assez prenants et on plonge vite dans l'ambiance.
Étrangement c'est l'amorce de l'intrigue de tome qui amène les premières lenteurs...

J'ai trouvé qu'au final le don de Becca est peu exploité et que l'enquête en soit n'était pas très prenante (quand l'héroïne passe son temps à se cacher en même temps c'est un peu normal !) et qu'on n'en apprend finalement assez peu sur les fameux secrets des habitants de l'île.
A l'inverse j'ai vraiment apprécié l'ambiance île où tout le monde se connait et la nature très présente. Et le vrai point positif c'est la relation entre Becca et Derric que j'ai trouvé touchante et émouvante.

Arrivée en fin de tome j'étais assez bluffée : le tome s'achève sans que la trame de fond soit résolue ou relancée, Hannah est toujours Becca et on ne sait pas pour combien de temps ni même où est sa mère... En regardant sur le net j'ai été rassurée de voir qu'il ne s'agissait que d'un premier tome mais tout de même j'aurai aimé une petite avancée, une petite révélation, enfin quelque chose quoi ! Là on dirait presque que Becca ne s'en soucie plus, c'est assez étrange.

En résumé il y a du bon et du moins bon dans ce premier tome de la saga Becca King qu'amorce Elizabeth George. Moi qui ne suis pas une grande amatrice de thriller la touche fantastique m'a gagné au récit. Les personnages sont plaisants et réussis, tout comme l'ambiance.
L'intrigue de fond est tout juste amorcée et n'avance pas dans ce tome de mise en place, celle intrinsèque au tome est assez moyenne et connait des problèmes de rythme.
Ce n'est donc pas un coup de cœur ni même un véritable page-turner quoiqu'on passe un moment plaisant. Avec un premier tome il est toujours difficile de jauger de la saga, à la lecture de celui-ci je ne peux vraiment pas en présumer, j'attends donc le second tome pour me faire un avis plus net !



Merci à Babelio et aux éditions Les Presses de la Cité pour cette lecture !

Elizabeth George, Saratoga Woods

tous les livres sur Babelio.com

mercredi 20 février 2013

Evil Genius

Adopté à sa naissance, Cadel Piggot montre dès son plus jeune âge des talents de hacker impressionnants. Il épuise petit à petit tous les adultes chargés de son éducation, piratant leur carte bleue, s’infiltrant dans le système informatique de son école pour mettre le chaos dans les notes… Les Piggot confient alors Cadel à un psychologue réputé, Taddeus Roth, président du mystérieux Institut Axis. Bientôt Cadel y suit des cours de Mal pur, de Contrefaçon, de Manipulation ou encore d’Explosifs !

Un thriller technologique drôle et haletant qui devrait ravir les fans de Anthony Horowitz Un succès aux États-Unis et en Australie.

Quatrième de couverture alléchant et un visuel intriguant il ne m'en a pas fallu plus pour être tentée !

Je ressors finalement assez déçue de cette lecture. Le départ est sympa, on prend plaisir à découvrir ce petit génie de Cadel mais très vite le rythme lasse, c'est d'une lenteur épouvantable et on cherche longtemps l'humour annoncé...
Je ne peux pas vraiment dire qu'on s'ennuie ni même que ce soit mal écrit, c'est juste que le récit se traine et que l'intrigue, même si elle connait quelques sursauts, n'est pas prenante.
C'est tout à tour trop technique (et au passage pas toujours très juste), répétitif ou pas assez explicité, bref mal dosé.

Une fois Cadel au fait de ses origines on s'attend à ce que les choses sérieuses démarrent et puis non. On a surtout le droit au récit de sa scolarité et à quelques petites magouilles qu'il met en place.
Je parlais de quelques sursauts, c'est le cas notamment quand il commence son école pour génie du mal. C'est bien pensé et assez amusant mais le soufflé retombe bien vite là encore.
C'est plus durable au niveau de la rencontre qu'il fait par internet à travers une magouille qu'il a mis en place mais ça reste trop léger pour compenser la lassitude engendrée par le reste...

Ce n'est pas un total désamour, j'ai aimé le personnage de Cadel ainsi que d'autres qui m'ont amusé ou étonné c'est juste que je m'attendais à un récit plus pêchu et plus drôle alors que finalement on en est loin.
L'aspect thriller n'est exploité que dans les derniers chapitres que l'on se presse de lire plus pour en finir au plus vite que par réelle curiosité.
Raté, je suis passée à côté !

Merci à Livraddict et au Livre de Poche pour cette lecture.





Catherine Jinks, Evil Genius (Les Aventures de Cadel Piggott, tome 1)

lundi 25 juin 2012

À la vie, à la mort

Et si un tueur en série devenait un héros ?
Tandis qu’une course contre la montre s’engage pour l’arrêter, quatre amis d’enfance se trouvent happés par ce tourbillon de violence.
Entre Paris et les Pyrénées, chacun d’eux sera confronté à cette question : jusqu’où peut-on aller par amitié ?

J'ai lu le premier roman de Henri Courtade l'année dernière et j'avais apprécié son originalité, sa plume et sa fraîcheur. J'étais donc plus que volontaire pour lire ce troisième roman où cette fois l'auteur s'essaye au polar.

N'étant pas particulièrement fana du genre je me suis pourtant régalée avec ce roman.
La construction ressemble à celui que j'avais lu (soit des chapitres par points de vue de personnage) et met en valeur le côté enquête / suspens. Parce que oui bien sûr on cherche le meurtrier, mais au-delà de ça on s'attache à ce groupe d'amis originaires des Pyrénées et à leurs vies si différentes, au point qu'une fois le coupable identifié le roman est loin d'être terminé et on continue de suivre avidement la conclusion de cette intrigue.

Ajoutons à cela le caractère régional qu'a su donner Courtade à son roman et j'ai fini d'être convaincue ! Les personnages sont plus que réalistes tout comme leurs quotidiens, que ce soit celui du commissaire parisien ou celui du médecin de campagne pyrénéen... En bref c'est maîtrisé.
L'ambiance polar est elle aussi au rendez-vous, mais elle aussi bien dosée. On ne plonge pas dans le thriller vraiment noir, on reste dans le domaine de l'enquête et du plausible (pas de grand serial killer américain, pas de litres de sang et de tortures mais plutôt des assassinats froids et méthodiques).

On sent également que Courtade a gagné en expérience ; son écriture est plus efficace, plus aboutie et son intrigue mieux construite tout en gardant le côté "fin révélation" qui semble lui tenir à cœur.

En résumé sans être une grande fan du genre j'ai véritablement apprécié ce polar à la française. Courtade sait mener sa barque aussi bien au niveau de son intrigue que de ses personnages tout en nous plongeant dans un cadre régional plus que plaisant !

Merci à Livraddict et aux éditions Lucane pour cette lecture !

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Henri Courtade, A la vie à la mort



***Du même auteur***
Loup y-es-tu ?

jeudi 3 mai 2012

Underworld USA

24 février 1964, 7 h 16 du matin à Los Angeles. Attaque d'un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs abattus, trois braqueurs morts ; le quatrième a pris la fuite en emportant seize sacs de billets et quatorze mallettes remplies d'émeraudes. C'est sur ce braquage, disséqué avec une maestria éblouissante, que s'ouvre Underworld USA, dernier volet de la trilogie commencée avec American Tabloid. Le narrateur reste dans l'ombre ; il a " suivi des gens, posé des micros et mis des téléphones sur écoute ". Il nous prévient que le livre est fondé sur " des documents publics détournés, des journaux intimes dérobés, la somme de mon expérience personnelle et quarante années d'études approfondies ". Le récit lui-même peut alors commencer, suite directe d'American Death Trip. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des spécialistes en coups fourrés. Howard Hughes s'est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Les militants noirs se préparent à l'insurrection dans les quartiers sud de Los Angeles, et le FBI, toujours sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les détruire. A la croisée de ces événements, le destin a placé trois hommes : Dwight Holly, l'exécuteur des basses oeuvres de Hoover, Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d'héroïne, et Don Crutchfield, jeune détective obsédé par les femmes. Dwight, Wayne, Don : leurs vies s'entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la " Déesse rouge ", et chacun d'eux paiera " un tribut élevé et cruel à l'Histoire en marche ". En 131 chapitres et cinq parties au titre aussi évocateur que provocateur, ce roman noir et politique reconstruit les années les plus tourmentées de l'Amérique du XXe siècle, avec une largeur de vision et une profondeur stupéfiantes.

Je ne suis pas une grande fan de polar ou de thriller habituellement mais je dois reconnaître que j'ai un faible pour Ellroy. J'ai lu tous ses romans avec avidité me régalant de ce fond historique américain sombre et décadent où conspirations et jeux de pouvoirs ont le beau rôle.

Pourtant je me suis plus ennuyée avec de dernier opus qu'avec les précédents. Je lui ai trouvé des longueurs et une densité épuisante.
Certes quand on a lu les romans précédents on connait déjà la plupart des protagonistes mis en scène, on sait que Ellroy aime noyer son lecteur sous les chassé-croisés de point de vue, on a le contexte... mais tout de même ! J'ai même fini par trouver les transcriptions de conversations téléphoniques reposantes c'est pour dire !

Au fil des pages cependant on finit par prendre le rythme et les derniers chapitres sont plus que prenants et achèvent d'une manière parfaite cette épopée américaine menée de main de maître.
Je regrette juste cette épaisseur qu'on sent aussi bien à la lecture que sous les doigts qui ne semble pas entièrement justifiée, Ellroy aurait pu faire aussi bien en faisant plus digeste selon moi.

J'ai donc souffert pour finir ce dernier tome de la série commencée avec Americain Tabloid (et que j'avais lu il y a bien des années) et je dois reconnaître que je m'étais plus régalée avec les deux autres romans. Pour autant cette fin est digne de l'ensemble, elle demande juste un effort supplémentaire au lecteur et quelque part c'est avec regret qu'on le referme, sachant que Wayne, Dwight, Hoover et les autres ne s'animeront plus sous la plume magique et machiavélique d'Ellroy.

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James Ellroy, Underworld USA

vendredi 30 septembre 2011

Harper Connelly T3

Après avoir été frappée par la foudre quand elle était adolescente, Harper Connelly a développé un talent unique : elle a la capacité de retrouver les cadavres et de savoir de quoi ils sont morts. Elle et son demi-frère, Tolliver Lang, sillonnent les États-Unis et prêtent assistance aux forces de l'ordre et aux familles dont un membre est décédé. Dans cette affaire, Harper est engagée par une femme pour retrouver son petit-fils disparu. En fait, de nombreux garçons ont disparu à Doraville en Caroline du Nord. Harper retrouve les corps mais toujours sous le coup de sa première rencontre avec un tueur en série, elle est attaquée et blessée. Elle décide de rester à Doraville le temps d'être remise sur pieds et de participer à l'enquête.

Ce troisième tome attendait sagement dans ma PAL depuis un bon moment maintenant. Il faut dire que le premier tome ne m'avait pas plus emballée que çà puis que le second amorçait un léger mieux mais rien de transcendant.

Il faut reconnaître que cette série, bien qu'ayant une bonne idée de départ, est au final assez moyenne. Le mixe des genres ; policier et fantastique, n'est satisfaisant ni pour les adeptes de thriller / policier ni pour les fans de fantastique. Charlaine Harris pioche dans les deux répertoires mais reste en surface, elle nous livre donc du fantastique assez facile, déjà vu et des enquêtes assez simples.
Pourtant au fur et à mesure des tomes, c'est encore le cas avec celui là, elle arrive à donner un peu d'épaisseur à ses personnages et la série gagne en intérêt. De même les intrigues se font un peu plus complexes et ce n'est pas plus mal.

En ouvrant ce tome j'avais envie d'une lecture simple et rapide, vraiment détente, et c'est ce que j'ai eu. Il ne faut pas en attendre trop.
Tout de même je me suis prise au jeu du duo Harper / Tolliver et à cette tension croissante depuis le second tome ce qui fait que finalement j'ai littéralement dévoré ce tome :p Je n'ai pas été déçue de ce point de vue là. À tel point que l'enquête est passée pour moi au second plan, je l'ai lu d'un œil plus distrait !

Charlaine Harris poursuit donc une saga se démarquant fortement de La communauté du Sud et dont je serais bien en peine de dire si elle continuera sur cette lancée du "mieux en mieux" ou pas. Reste que les fans de la première heure et de sa saga vampirique n'y trouveront pas forcément leur compte, tout comme les adeptes de polars.
Harper Connelly est une série de romans sans prétention et qu'il faut lire sans autre attente que celle d'une lecture accessible et détente. Il y a un peu de suspens, un peu de fantastique, beaucoup de clichés et de défauts...

En résumé ce troisième tome réjouira les lecteurs déjà convaincus par la série, ou du tout moins déterminés à en poursuivre la lecture, mais ne satisfera toujours pas les déçus des deux premiers tomes !
Pour ma part je pense lire le suivant à l'occasion, mais sans aucune précipitation :)

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Charlaine Harris, Les mystères de Harper Connelly, Tome 3 : Frissons d'outre-tombe

vendredi 24 juin 2011

Harper Connelly T2


Depuis que j'ai été frappée par la foudre, je suis dotée de capacités hors du commun, c'est le cas de le dire. Je retrouve les morts et peux dire ce qui les a tués. Mais depuis que j'en ai fait mon job, je me suis fait des ennemis. Alors, quand en pleine démonstration de mes talents dans un ancien cimetière de Memphis, je tombe sur un corps fraîchement assassiné et plutôt compromettant... Suspectée, je n'ai d'autre choix que de découvrir la vérité.


J'ai finalement décidé de donner sa chance à cette série après une lecture mitigée du premier tome...

Je pense que j'ai plutôt bien fait, l'intrigue s'améliore une fois qu'on est familiarisé à Harper, son frère, son métier etc.
De plus ce tome plonge plus avant dans cette relation ambiguë qui les lie, leur passé aussi et donne de l'épaisseur à l'ensemble.

Je dois même dire que l'intrigue est plutôt bonne, on s'approche du thriller, pas ce que j'ai lu de meilleur dans le genre certes mais on a progressé en comparaison de celle assez naïve du premier tome.
Et puis moi qui ne suis pas tellement policier/thriller je dois reconnaître que çà passe mieux avec ce fond fantastique justement !

On se rapproche aussi de Harper, quelque peu perdue, chamboulée dans ce tome mais qui essaye de prendre sur elle, qui fait des efforts. Il y a une meilleure empathie.
Envers Tolliver aussi que j'ai trouvé moins agaçant (mais de là à expliquer pourquoi c'est une autre histoire, je me souviens juste qu'il m'avait un peu tapé sur les nerfs dans le tome précédent).

Ce n'est toujours pas un coup de cœur, ou une série à ne pas rater / lire absolument selon moi, mais çà se laisse lire sans plus.
Reste à souhaiter que la suite poursuive dans cette voie de "mieux en mieux", le troisième tome est dans ma PAL (merci TrueBlood Addict !)

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Charlaine Harris, Les mystères de Harper Connelly, Tome 2 : Pièges d'outre-tombe

vendredi 4 mars 2011

Rupture de contrat

Myron Bolitar, ex agent fédéral, est depuis peu agent sportif. Milieu du "tout est permis" s'il en est.
Quand une jeune étudiante cheerleader, petite amie de son jeune quaterback prometteur disparait ce n'est pas très bon pour les affaires.
Quand en plus il s'agit de la sœur de son ex-fiancée dont il est toujours mordu et qu'elle vient lui demander son aide, Bolitar prend la casquette de détective...
Mon premier Harlan Coben ! Et je dois dire que je suis assez agréablement surprise.
Moi qui ne suis pas trop policier / thriller j'ai passé un assez bon moment.

Il faut dire que le cocktail est assez varié, il y en a pour tous les goûts : enquête, milieu mafieux, bagarres et violences, amour et humour...
Le tout porté par un personnage central assez bien bâti, ni prétentieux ni fin limier mais juste ce qu'il faut de bon sens et de virilité.

Pour l'intrigue en elle-même çà part un peu tous les sens, le puzzle est compliqué et jusqu'à la fin on patauge un peu. Mais l'enquête avance tout au long du roman, il y a du suspens mais pas non plus de quoi fouetter un chat il faut le reconnaître.
En tous les cas la trame est assez plausible et le coupable aussi (et ce n'est pas un as sorti de la manche, le truc introuvable genre le personnage dont on n'a jamais entendu parler. Je déteste quand les auteurs de polar font çà !).

En bref un roman de gare dans le sens où on l'entend généralement ; un policier vite lu et vite digéré mais bien mené.
J'ai également Promets-moi dans ma PAL, je devrais donc relire du Coben sous peu.



Harlan Coben, Rupture de contrat

mercredi 24 novembre 2010

La belle aux bleus d'argent

Les temps sont sombres, la guerre fait toujours rage et loin de là Garrett, soldat à la retraite, vend des services de détective, escorte, gros bras...
Suite au décès d'un de ses anciens camarades de front, il est engagé par le père du défunt comme exécuteur testamentaire. Sauf que bien sûr, le testament en question concerne de grosses sommes mal acquises, une femme rencontrée sur le front et disparue depuis, des magouilles militaires et de contre-espionnage, un centaure avide et puis quelques vampires...

Vous l'aurez compris, on est dans le polar, donc loin d'être ma tasse de thé ! Et pourtant Glen Cook mêle les genres en plaçant héros et intrigue dans un monde médiéval fantastique assez sombre et complétement déjanté : j'adhère :)

La lecture demande un petit temps d'adaptation au départ, histoire de trouver ses repères dans ce monde où l'auteur se passe de présentation. Ceci est d'ailleurs valable pour la quasi-totalité du roman, Glen Cook se passe généralement des explications et descriptions qui pourraient mettre le lecteur à l'aise, il y a donc un certain "inconfort" puisqu'on est face à un monde qu'on ne comprend pas vraiment au départ et qui semble dangereux. Mais pour autant on suit l'intrigue aisément, Garrett est un personnage vite cerné mais qui a des ressources surprenantes, et on ne reste jamais bien longtemps dans l'ombre ! L'action ou un dialogue finissent vite par nous renseigner.

Pour ce qui est de l'intrigue en soit, on navigue entre castagne, complot, mauvais coup et bonnes blagues ! C'est assez timbré pour être jouissif au point de passer sur les petits ratés et les incompréhensions.
Parce qu'il faut reconnaître que c'est loin d'être simple cette histoire, preuve en est de mon résumé plus haut que j'ai eu bien du mal à pondre et qui est loin de rendre compte de l'intégralité du roman.

Qu'en dire en bref... c'est une lecture détente qui sort des sentiers battus et du polar et de la fantaisie. C'est bien écrit et une fois accroché après un petit temps d'adaptation çà se laisse dévorer avec plaisir.
Je ne pourrais pas garantir que çà plairait à tous, et sûrement qu'il comblera plus les habitués de fantaisie que les fanas de polar !



Glen Cook, Garrett, détective privé, Tome 1 : La belle aux bleus d'argent


Une nouvelle fois merci à Babelio pour leur initiative



jeudi 8 juillet 2010

Tout est sous contrôle

Tom Lang, ancien militaire de carrière, se voit proposer un contrat d'assassinat.
En homme bien, non seulement il refuse mais il va de plus prévenir la victime ciblée que ses jours sont potentiellement en danger...
Il était loin de se douter dans quel guêpier il fourrait son nez !

J'ai attendu sa sortie en poche malgré le portrait de l'excitant Dr House sur la couverture du roman...
Grand bien m'a pris !

Alors oui, oui c'est du House. Et moi je suis fan ! Répliques acerbes, humour noir, regards acides et un poil de misanthropie : tout est bien là.
Le vrai problème c'est tout ce qui se trouve autour de ces répliques...
Laurie nous raconte tout de même une histoire, celle un peu abracadabrante d'un mauvais thriller sur fond de complot qui véritablement ne sert que de prétexte à un peu de baston et quelques dialogues bien sentis.
Seulement voilà, pour le coup son récit n'a ni queue ni tête, on a beau s'accrocher on ne comprends rien ou en tout cas pas grand chose, ce qui devient vite lassant à défaut d'être drôle.

L'idée de départ est pourtant originale, son personnage plaisant avec son coté mec bien et brut de décoffrage, mais le Dr House se perd en cours de chemin et çà fait désordre tout de même... On a beau aimer l'écriture (je m'en suis assez vite lassée finalement) ce n'est pas suffisant. On a donc une grosse partie dans le flou, on ne sait pas trop vers quoi il nous emmène : la cible meurt, mais le personnage veut désormais sauver sa fille qui a disparu et dont il est amoureux même si il ne l'a rencontré qu'une fois en tout bien tout honneur au restaurant, allant jusqu'à commettre un attentat au nom de.. de qui déjà ? ah oui on l'a envoyé en mission commandée contre la sécurité de la fille qui est otage... ah non même pas, ils ne la retiennent pas... et puis de toute façon on s'en fout rien à voir c'est pour vendre des hélicoptères au gouvernement américain ^^
(Heureusement que ce n'est pas à moi qu'on a demandé le 4ème de couv)

Sans s'étaler donc, un mauvais thriller qui part d'une bonne idée et glisse vers un complot du complexe militaro-industriel US plus que rôdé qui arrive comme une cheveu sur la soupe d'une assiette déjà bien vide et un peu écœurante...



Hugh Laurie, Tout est sous contrôle

mercredi 31 mars 2010

L'immortel

Charly, ex chef de file de la mafia marseillaise, vient de se retirer des affaires pour prendre sa retraite lorsqu'il tombe dans un get-apens dans un parking. 8 hommes cagoulés, au cours d'une exécution sanglante, le crible de balles.
Contre toute attente, et avec 22 balles dans le corps, Charly survit ce qui lui vaut le surnom de l'Immortel. Sur le chemin de la guérison et de la rééducation seules deux questions l'obsèdent : celle du qui ? et celle de la vengeance...

Un thriller étonnant et efficace qui maintient le suspens jusqu'à son dénouement. Un roman chantant l'accent marseillais et les expressions provençales au point qu'on en entendrait presque chanter les cigales et qui pourtant est éminemment sombre et violent.
Une enquête sur fond de règlement de compte qui nous emmène dans les bas fonds de Marseille, mais aussi au sein de sa police qui lutte au quotidien autant contre le crime organisé que contre la corruption de leur haute hiérarchie. Le tout avec pour toile de fond un pays ensoleillé où la fierté, la famille, l'amitié et l'honneur ont une valeur toute singulière.

L'ensemble offre un roman policier atypique à l'intrigue riche et complexe. Dans cet entrelacs, on sent l'amour bien particulier des marseillais pour leur région et cette ville hétéroclite, le déclin aussi des derniers gangsters respectueux d'un certain code d'honneur et de morale.

Après Malavita et Malavita encore, c'est avec plaisir que je me suis de nouveau plongée dans le monde de la mafia. Même si un certain humour est bien présent là aussi (qui prête plus à sourire qu'à rire tout de même) la différence est tout de même de taille. L'immortel est un vrai thriller, avec toute la violence que le genre suppose, et qui ferait passer le héros de Benacquista pour un gentil garçon de ferme.
Une seule réserve, s'il en fallait une, concernant le dénouement : une des dernières clés de l'intrigue m'a quelque peu déçu, comme le petit quelque chose de trop dont on aurait pu se passer.

Merci à Ulike.net qui m'a permis de faire cette belle découverte avec cette lecture en partenariat.
Grâce à qui je peux également vous parler de l'adaptation de Richard Berry, actuellement en salle, puisqu'ils ont eu la charmante idée de joindre des invitations au livre lors de l'envoi ;) (oui, oui je suis gâtée !).

Le film :

Après cette lecture, j'avais une certaine appréhension à aller voir cette adaptation. J'y ai trainé Toi plus sereine : un film d'action un peu violent çà ne pouvait que lui plaire.
Pour ma part, je redoutais l'"américanisation" que subit fréquemment le genre français dès qu'il s'agit de films d'action. On connait le résultat, à part quelques réussites (je pense notamment à Nikita, Léon, Mesrine...), on frôle plus souvent le ridicule et l'imitation que les chefs-d'oeuvre.

Et bien Richard Berry m'a épaté (oui c'est le mot).
En conservant le ton du roman et la quasi-intégralité de l'intrigue, il a su, en s'entourant qui plus est de très bons acteurs, en faire un film sombre, violent mais typiquement français.
En ne cherchant à n'imiter rien d'autre que l'ambiance du roman il a remporté son pari. Je ne me souviens pas avoir déjà vu un film français aussi violent et émouvant à la fois. Je suis restée scotchée à mon siège du début à la fin alors même que je connaissais les tenants et aboutissants. Chapeau !

Quelques déceptions tout de même avec la suppression de certains passages (mais c'est toujours comme çà avec les adaptations hein !), le choix de Joey Starr pour le rôle du pistachier (je l'aime bien Joey Starr mais le rôle n'était pas du tout pour lui d'après les descriptions de son personnage, mais bon on ne le voit pas beaucoup non plus donc passe encore), et la diminution des interventions de Aurélio (qui en plus était joué par Richard Berry, merde alors !).

A l'inverse, grande surprise avec Marina Foïs que j'ai découvert ici sous un autre jour et qu'est-ce que çà lui va bien ! J'espère qu'elle aura plus d'occasions de jouer des rôles dramatiques parce qu'elle joue vraiment très bien. Grand plaisir également à retrouver Kad Merad (je l'aime d'amour depuis Je vais bien ne t'en fais pas) qui une fois encore est parfait.

Un avertissement tout de même, le film est interdit au moins de 12 ans et je trouve çà un peu juste. Sans même parler des nombreuses exécutions et des quelques scènes de baston, au moins une scène de torture / passage à tabac mériterait un moins de 16 selon moi (je suis adulte mais j'ai tourné la tête tout de même).



Franz-Olivier Giesbert, L'immortel
L'immortel, adaptation de Richard Berry avec Jean Reno, Kad Merad et Marina Foïs

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