Perdre une Plume

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vendredi 27 janvier 2017

Drive & Alive

J'assume mon côté James Dean, cette obsession à devoir se sentir vivant qui ne passe pas malgré les années...
Sans être à la recherche permanente de sensations fortes, c'est plutôt une quête de moments, une collection d'instants et de sensations...

Je crois que c'est pour ça que j'aime autant conduire. C'est cliché sûrement mais voilà, j'adore ça : rouler, les km qui défilent et les 130CH sous l'escarpin... Ça ne me rend pas puissante, ça me fait me sentir vivante, une concentration qui vide l'esprit de tout autre chose et ça fait un bien fou.
Voilà donc un "moment" : A75 Béziers-Millau circulation quasi inexistante, des boucles, des virages et de grands espaces, Hotel California en bande-son. De quoi me rebooster pour plusieurs jours !

Un autre, plus récent : s'autoriser à fêter une date particulière toute seule et savourer :

... A se demander finalement, si se sentir vivant, quelque que soit la forme que chacun lui donne, ce n'est pas juste faire vraiment quelque chose pour soi et soi-même uniquement...

vendredi 28 octobre 2016

Le bonheur est dans le pré (mais plus loin)

La pause qui s'impose, à la campagne humide et froide et qui, a priori, sera tout sauf reposante (nain oblige !)
Je m'en vais donc gaiement avaler en solo 530km de bitume pour gagner les contrées nordiques (ce qui est tout relatif à mon propre sud j'en conviens) pour m'aérer un peu la tête et la remplir un peu de jolis souvenirs espérons-le !

Je vous abandonne donc une petite semaine sans ordonnance ou mot d'excuse de ma maman, désolée !

lundi 17 octobre 2016

Témoin

Cette semaine sera marquée par un enterrement et un mariage, étrange combinaison...

L'enterrement de cet après-midi touche une amie proche, je n'y vais qu'en soutien, témoin de son deuil et sa peine.
Je déteste ça, quand mes mots, ma seule arme au quotidien, deviennent vains et me font défaut.
A part "être là", me tenir à côté de la petite fille au fond d'elle qui perd son papa...


Le mariage de ce week-end, celui de mon double, de ma belle Nana. Là encore témoin, comme depuis tant d'années !
Et je ne me leurre pas, ce mariage me fait mal à l'âme quelque part... Je me doute qu'elle a vécu la même chose il y a quelques temps elle aussi , mais je ne le comprend que maintenant.
Ce n'est pas triste un mariage, je ne dis pas ça, je suis très heureuse pour elle mais je la perd aussi un peu en un sens. Comme un père qui offre sa fille, à la fois heureux pour son bonheur et une petite mort à l'intérieur.


Je sais gérer mes émotions, plus difficilement celles de mes proches et je déteste ça.

vendredi 14 octobre 2016

Des millions de livres et moi, et moi, et moi...

Je prends le temps de prendre un peu de hauteur depuis quelques temps, surtout ici et j'ai repassé tout mon historique au peigne fin.
Les lieux ont changé, plusieurs fois ; nom de domaine, design... Et son contenu surtout a évolué.

Si je fais le point là de suite, je ne suis pas sûre que ce que cet espace est devenu me plaise : de page personnelle faite d'humeur, de tranches de vie et d'écrits on est passé au blog littéraire pur et dur. J'ai le sentiment de m'être noyée sous mes livres et de m'être un peu fourvoyée en chemin ! Mon espace de liberté me manque.

C'est de ma faute, chroniquer un livre c'est tellement plus facile que de livrer quelque chose qui vient de moi...
C'est décidé, Je me réapproprie l'endroit et c'est comme une nouvelle rencontre, je suis à la fois excitée et un peu anxieuse :)

Les livres auront toujours leur place, nous sommes inséparables eux et moi et ils ont toujours été présents ici, mais ils n'auront plus le monopole.
Plume est de retour, après 3 ans de mise en veille, attachez vos ceintures !

mardi 7 mai 2013

11ème sens et kryptonite

La semaine dernière a encore été témoin de mes supers-pouvoirs* dit le 11ème sens, dans le bon sens pour une fois puisqu'il a fait plaisir à quelqu'un... soit.

Outre la demande en mariage qui a suivi (et qu'en jeune fille de bien j'ai poliment décliné, on ne peut être au four et au moulin si vous m'excusez l'expression) je me doutais bien qu'une catastrophe guettait dans l'ombre (elles sont fourbes les catastrophes, c'est un fait).

Parce que tout le monde s'en doute un grand pouvoir implique de grandes responsabilités** quand ce super pouvoir entre en œuvre c'est rarement une bonne chose (je l'évoquais déjà d'ailleurs ici) il fallait donc qu'il y ait une répercussion cosmique pour corriger le tir...
En plein dans le mille : je dois prendre l'avion la semaine prochaine. Deux fois ! (on ne rigole pas dans le fond svp)

Parce que oui là on touche à l'irrationnel qui m'habite, mais on peut difficilement me faire pire que ça, avec juste une semaine devant moi pour me faire à l'idée, pas de réconfort à l'idée d'un séjour fun et paradisiaque à l'arrivée et surtout à affronter seule pour la première fois.
Et qu'est-ce qui se passera dans cet avion bondé (j'ai eu la dernière place, quelle chance !) si je ne peux pas avoir le hublot salvateur ?

Je ne peux pas reculer, et à moins d'un miracle ou rebondissement professionnel je crois qu'on peut dire que je suis dans la merde, je vais devoir faire face à ma kryptonite verte deux fois en 3 jours, je demande juste un peu de compréhension, de good vibes, de marijuana et de Lexomil en cocktail intraveineux et qu'on ne se moque pas de ce qu'on ne peut pas comprendre.

Parce Toi se moque bien évidemment (bon en même temps si j'étais honnête je dirai "juste retour des choses")(mais je ne le suis pas) alors que je m'arracherai presque les cheveux à genoux dans le salon en criant "Mais pourquoi moi !!" au plafond (honnête pas toujours mais théâtrale je sais faire) et que je ne peux que lui répliquer, drapée de toute ma dignité, que si l'avion s'écrase et que je meure ce sera bien fait pour lui et qu'il s'en voudra le reste de ses jours (pas si éloigné du fatal "c'est celui qu'y dit qu'y est" bien connu de nos cours de récréation).

J'arrive à en rire, parce que j'ai cette capacité à rire de tout (et heureusement aussi de moi) mais plus sérieusement c'est juste une boule d'angoisse dans le bide depuis plusieurs jours, encore pour les jours à venir et que connait une personne sur 4 dans le monde (vous pouvez vérifier). Et j'espère toujours, naïvement sûrement que quelqu'un un jour aura le 11ème sens de trouver le mot juste, celui qui me libérera et fera disparaître cette boule bien ridicule mais que je ne maîtrise pas.

* : ultra empathie pour ceux qui ne suivent pas (ndla)
** : je rêve où je me fais aussi polluer par les araignées ? (mon autre kryptonite)

mercredi 9 janvier 2013

3 voeux pour une année en 3

Parce que ce sera encore une année merdique financièrement, parce qu'on ne sera pas meilleur du jour au lendemain en un claquement de doigt, parce qu'on n'arrêtera pas de fumer, de boire ou de se droguer sans souffrir, parce que les cons qui nous pourrissent le quotidien seront toujours là, parce qu'on va se tromper, tomber et se relever, parce qu'il va cette année encore nous arriver des choses graves et tristes qui sont le lot de la vie je ne peux nous souhaiter que 3 petites choses, infimes et pourtant si essentielles...

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dimanche 30 décembre 2012

Mes lectures de 2012

2012 est mort, vive 2013... enfin pas tout à fait mais presque... disons que ça sent le sapin quoi !
Et puis demain je bosse (oui plaignez-moi !) donc le bilan lecture de l'année c'est aujourd'hui et picétou.

Enfin bilan le mot est vite dit, je ne vais pas vous bassiner avec le nombre de pages, romans, bédés et autres lus. Même pas les challenges réussis ou pas, je me contenterai de faire le point sur les coups de cœur de cette année... Allez en piste !

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mardi 13 novembre 2012

Rebond #1

Même quand je ne suis pas super présente ici, je passe somme toute un temps considérable sur le web, sur vos blogs notamment.
Discrètement ou non vos articles me donnent des idées de lecture, des envies de shopping, des sorties ciné à programmer, matière à réfléchir souvent... J'ai décidé d'en faire mes "Rebond"

Il y a quelque temps je suis tombée sur cet article de Mrs Clooney (que je vous invite à lire d'ailleurs elle a une plume délicieuse et un regard tout particulier sur la vie).
L'histoire de ce couple, déchiré sur son canapé à cause du site de rencontre Parship m'a vraiment touché et donné à réfléchir.

On les voit fleurir sur le net, Parship dans l'exemple comme tant d'autres, et je vois leur intérêt. Sincèrement. Je connais au moins un couple qui s'est rencontré et qui fonctionne grâce à un tel site, une connaissance aussi qui par leur biais à gagner en confiance dans ses relations avec l'autre sexe.
Je cerne leur nécessité dans ce monde moderne où tout va trop vite, où l'on s'isole les uns des autres et où la drague ouverte n'est pas aisée pour tout le monde (et d'ailleurs certains devraient même s'en abstenir !).
Bref je ne remets pas en cause leur existence loin de là.

Ce que je trouve terrible et qui ressort dans cet article, c'est qu'ils ont amené autre chose dans leur bagage : la tromperie préméditée.
Que ce soit dans le cadre d'un mariage ou pas, ces sites de rencontres ôtent toute possibilité d'accidentalité. C'est une démarche qui ne peut être que volontaire et qui ne laisse aucune place au doute.
Cette notion de préméditation est violente et indiscutable dans ce genre de cas et je la trouve vraiment cruelle quel que ce soit l'état du couple en cause.
Certes la trahison en elle-même est blessante pour celui qui en souffre ça ne change rien à ça, je me dis juste qu'elle n'en est que plus aigüe pour le coup.

Sûrement un peu trop d'empathie une fois de plus, je me suis mise à la place de cette femme qui a sans doute bien des torts elle aussi face à son mari sûrement négligé et malheureux, et c'est là que j'ai ouvert les yeux sur cette préméditation si douloureuse à accepter, peut-être même plus que l'acte en lui même au final...

C'était la pensée ultra enthousiaste et positive du jour, ne me remerciez surtout pas !

vendredi 3 août 2012

To Do List

- Se remettre à la photo
- Lire au bord de la piscine
- Prendre le temps d'écrire un peu plus
- Grappiller des pêches un après-midi
- Fêter quelque chose au champagne
- Conduire plus souvent
- Faire un concours de pépins de pastèque
- Un apéro sur la plage
- Améliorer mon espagnol
- Faire (enfin) mes examens
- Une ballade en bateau
- Avoir le temps de porter tous mes maillots de bain cet été
- M'offrir une voiture
- Planter des bambous
- Griller de la dorade un soir
- Quelques heures sur un court à améliorer mon service
- Me faire couper les cheveux
- ...
- Avoir le temps de faire tout ça en 3 semaines !

mardi 24 juillet 2012

[Redif de l'été] Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, de tes amis de jeunesse ?

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On oublie, on passe à autre chose, on avance quitte à laisser derrière, heureux même parfois, soulagé de le faire...
On trace un trait, parfois épais, grinçant des dents et on s'en fout aussi bien souvent.
On se croise sur Facebook, quand on ne refuse tout simplement pas l'invitation, on passe sur ces murs dont les vies ne nous parlent plus... on ne laisse pas de message et on passe à autre chose.
Autre chose.
On oublie les noms, les visages mais à chaque fois on s'oublie un peu soi aussi non ?
On voit des amis qui n'en sont plus, de loin, sans que soit la faute de personne mais sans vouloir y faire quoi que ce soit non plus.
L'ordre des choses.
Mais au final, bien souvent, même quand on essaye de réparer, recoudre les morceaux défaits, relier les fils déchirés on échoue lamentablement.
Assez cruellement, on reste loin même assis juste de l'autre côté de la table.
Mal à l'aise pour cette proximité qui n'existe plus, étranger à l'autre malgré l'envie, envers l'effort.
Alors on se résigne, on reste triste de loin et on refuse les invitations FB suivantes...

Et pour la référence tout de même : Le ciel est par dessus le toit

Le ciel est par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre par-dessus le toit berce sa palme.
La cloche dans le ciel qu’on voit, doucement tinte.

Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient dans la ville.

- Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine (Sagesse, 1881)

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