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jeudi 23 juillet 2015

[BD] Au poil !

Le livre le plus drôle jamais écrit sur le poil !
Comment s'épiler avec un ouvre-boîte et un reste de vin de blanc ? Comment Jeanne d Arc a-t-elle failli révolutionner l'épilation du maillot en ticket de métro ? Comment cacher ses repousses en se scotchant des moufles sous les aisselles ? L'épilateur électrique est-il une invention du Malin ? Et surtout : quelle grosse boulette ont bien pu faire les femmes pour MERITER ÇA ?
Autant de questions auxquelles cet ouvrage se propose de livrer des réponses fascinantes, grâce à une enquête en eaux troubles, entre bandes de cire perverses et pinces à épiler fantômes.

INCROYABLE : LA LECTURE DE CE LIVRE FAIT TOMBER LES POILS !*
(* Enfin, à condition de s'épiler en même temps.)

BD choisie lors du dernier Masse Critique BD de Babélio pour son auteure, blogueuse que je suis depuis un certain temps via Twitter/FB et dont j'apprécie l'humour.

Je vous invite d'ailleurs à faire un tour sur son blog si vous ne la connaissez pas, pour vous faire une idée ==> www.klaire.fr. Parce qu'à dire vrai c'est un humour particulier, un peu décalé, un peu geek et qui peut ne pas plaire à tous...
Enfin pour ma part je savais à quoi m'attendre et je m'en réjouissais d'avance !

Et au final c'est ce à quoi je m'attendais, avec un peu moins de dessins / illustrations cependant. Klaire revisite le poil à travers les âges (et en détournant pas mal de grands événements ou objets culturels). Tous les chapitres ne se valent pas, j'ai apprécié certains beaucoup plus que d'autres et certains m'ont même semblé un peu "too much" voire parfois un peu lourds même si ce n'est pas le cas de la majorité !
Bref du grand n'importe quoi qui fait sourire et surtout qui remet le poil à sa juste place - enfin celle qu'il devrait avoir - de préoccupation secondaire plutôt que celui qu'il tient dans ce combat obsessionnel et un peu esclavagiste auprès de la gente féminine.
Klaire dédramatise, nous fait rire et ça fait du bien ! Tous les hommes devraient le lire d'ailleurs :p

Ce n'est pas pour autant un manifeste pour le poil qui vous soutiendra mordicus qu'il faut vous laisser pousser des mottes sous les aisselles, on n'est pas dans le militantisme exacerbé et c'est tant mieux.

Merci à Babelio et aux éditions Jungle pour cette lecture.



Klaire fait grr, Au poil !

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lundi 8 juin 2015

La fille de l'assassin

Fitz doit apprendre à vivre avec sa fille, Abeille, après la mort de sa femme, Molly. Étrangement précoce et intelligente, l'enfant poursuit une existence à demi sauvage dans le domaine de Flétribois. Livrée à elle-même, elle découvre les passages secrets que dissimulent les murs de la maison, se lie d'amitié avec un chat et découvre le passé de son père.

J'avais savouré les retrouvailles du premier tome tout en étant un peu frustré par le manque d'avancement de l'intrigue, il s'agissait en réalité d'une mise en bouche et les choses s'accélère dans ce second tome !

Pour le coup cet opus est vraiment prenant. Abeille est un personnage à la fois touchant et intriguant, une vraie réussite !
Sa voix alterne avec celle de Fitz de manière à la fois équilibrée et naturelle, comme le duo qu'ils apprennent à former ensemble.

Cette relation qui s'instaure (pour ne pas dire complicité !) est vraiment au centre du tome et de l'intérêt, au point que l'intrigue avec le fou devient presque secondaire sans que l'on s'en plaigne pour autant.
Cette intrigue là sera bien évidemment abordée également et aura son importance, surtout en fin de tome, et à priori va encore gagner du terrain dans le prochain opus.

Ce qui est impressionnant avec cette poursuite de la saga c'est ce sentiment à la lecture de ne l'avoir jamais quitté. On retrouve Fitz, quelques années plus tard certes mais comme hier, Umbre et ses manigances, l'univers et l'ambiance comme on rentre à la maison après un retour de vacances ; avec un très léger décalage mais en terrain connu et avec des habitudes qui reviennent vite.

Avec ce second tome l'action s'accélère jusqu'à un beau cliffhanger au dernier chapitre. J'ai vraiment hâte de passer à la suite, je me suis attachée à Abeille, j'ai encore tout un tas de questions en tête à son sujet, sur le Fou aussi et j'adore Fitz dans ce rôle de père aimant mais maladroit !
Donc voilà, continuez madame Hobb, ne vous précipitez pas à conclure surtout, j'espère avoir encore quelques tomes à passer avec ces vieux amis que vos personnages sont devenus !

Merci à Babelio et aux éditions Flammarion pour cette lecture.



Robin Hobb, Le Fou et l'Assassin, Tome 2 : La Fille de l'Assassin

***Du même auteur***
L'assassin Royal :
Cycle 1
Cycle 2
Le fou et l'assassin
Le soldat Chaman : Tome 1 à 8
Le peuple des rennes


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samedi 2 mai 2015

Max et les poissons

Max a un poisson rouge ! C'est sa récompense : à l'école, il a reçu un prix d'excellence. Max a aussi une étoile jaune sur la poitrine. Il la trouve jolie, mais ses camarades se moquent de lui et disent qu'elle sent mauvais. Il ne comprend pas pourquoi. Comme il ne comprend pas cette histoire de " rafle " dont parlent ses parents. Ils disent qu'elle aura lieu demain, mais c'est impossible : demain, c'est son anniversaire ! Il sait déjà que sa sœur lui a fait un cadre en pâte à sel et il espère que ses parents lui offriront un second poisson...

J'avais beaucoup entendu parler de ce roman jeunesse qui traite de la seconde guerre mondiale et surtout de la Shoah, je ne peux que me joindre aux éloges !

Nous sommes là bien loin des manuels d'histoire, souvent froids et distants des faits. Sophie Adriansen propulse son lecteur dans le regard d'un enfant innocent et naïf qui peine à comprendre les évènements en cours. C'est émouvant et touchant sans être larmoyant et surtout c'est une approche à la fois tendre et sensible qui ne peut que parler aux plus jeunes.
Il me semble vraiment très approprié pour aborder le sujet avec les enfants, en apportant des éclaircissements bien entendu (d'ailleurs on retrouve un résumé des faits historique et un glossaire assez bien faits en fin d'ouvrage), ou alors à l'inverse en complément de l'étude historique pour apporter un peu d'empathie.

Pour les parents sachez que l'on est bien loin d'un Si c'est un homme, le récit est adapté aux plus jeunes et à leur sensibilité. On est bien plus dans la poésie que dans la photographie, le petit Max est juste un petit garçon comme les autres qui vit des évènements qu'il ne comprend pas, qui entend des mots sans en saisir le sens et qui a des préoccupations de son âge malgré le contexte. Rien n'est explicité vraiment, il faudra décrypter pour les jeunes lecteurs et c'est bien là qu'est aussi l'intérêt de ce roman : il ouvre la discussion.

Un bien joli roman sur un sujet pourtant loin d'être léger. Sophie Adriansen réussit à s'adresser aux jeunes lecteurs de manière émouvante et poétique à travers les yeux d'un petit narrateur du même âge, chapeau bas madame !

Merci à Babelio et aux éditions Nathan pour cette lecture.



Sophie Adriansen, Max et les poissons

lundi 23 mars 2015

[BD]Sans pardon

Les chasseurs de prime ont enfin retrouvé la trace de Carter, le bandit le plus recherché du pays. Prêt à tout pour sauver sa peau, ce dernier abandonne sa famille aux mains de ses poursuivants. Dix ans plus tard, son fils est à son tour devenu un hors-la-loi sans pitié. Rongé par les remords, Carter décide le sauver à tout prix du sort qui l'attend.

Une bédé western choisie pour le duo père/fils Hermann dont j'avais déjà entendu parler mais que je ne connaissais pas.

Et à vrai dire avec qui je n'ai pas du tout accroché... Le dessin ne m'a pas particulièrement séduite bien qu'il ait du style et soit maitrisé. Le cadre western américain avec ses grands espaces est le seul point positif que j'en retiens au final.
Là où le bât blesse considérablement c'est sur le scénario, c'est assez vide, vite expédié et sans finalité mise à part la violence qu'il met en scène. Même au niveau de l'ambiance ou de l'atmosphère c'est terne. Le personnage du père dont on ne connaît rien du passif (puisqu'on plonge directement dans un épisode violent lié à son passé sans trop savoir ce qu'il a commis au juste) aurait sûrement mérité d'être mieux introduit pour donner un peu d'épaisseur à l'intrigue.
On en ressort sur sa faim et avec le sentiment d'une lecture vaine et sans intérêt.

En résumé un dessin peu convaincant et un scénario inexistant : le bilan est plus que maigre !
C'est bien rare que je ne trouve pas mon compte avec une bédé, mais Sans pardon a réussi cet exploit. Je sais pourtant que Hermann a ses fans, j'ai sûrement fait mauvaise pioche avec ce titre...

Merci à Babelio et aux éditions Le Lombard pour cette lecture.



Hermann & Yves H, Sans pardon

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jeudi 12 mars 2015

Alors vous ne serez plus jamais triste

Un médecin qui a perdu le goût de vivre décide de mettre fin à ses jours. Il monte dans un taxi pour régler quelques affaires à l'hôpital et rencontre la conductrice, une vieille dame excentrique, qui possède le don de deviner le moment exact de la mort des gens. Elle lui propose de lui laisser 30 jours pour revenir sur sa décision. Il cède à sa proposition. L'ouvrage est paginé à rebours.

Un roman choisi lors du dernier Masse critique, intriguée par le joli titre, séduite par le résumé !

Et ce fut un choix heureux, j'ai vraiment passé un bon moment avec ce roman un poil loufoque, un poil décalé, un poil nostalgique et plein de surprise !
Dès la première rencontre on tombe sous le charme de cette dame excentrique qui va tout mettre en œuvre pour détourner le jeune médecin de ses envies suicidaires.
Et bien que le dénouement soit assez prévisible on se laisse surprendre à plusieurs reprise sur le cheminement et les stratagèmes de la veille femme.

Sans être dénué de sentiment on ne nage pas non plus en pleine guimauve, c'est parfois rude, parfois doux mais jamais cliché ou lugubre.
Au final plus qu'autre chose ce roman est l'histoire d'une amitié naissante entre deux êtres atypiques et qui vont s'aider l'un l'autre à passer un cap.

Pour ne rien gâcher c'est bien écrit, la narration en compte à rebours est poussée jusqu'à la numérotation des pages (et c'est perturbant !) et on enchaîne les chapitres à bon rythme curieux d'avoir le fin mot de l'histoire.

Merci à Babelio et aux éditions Fayard pour cette lecture.



Baptiste Beaulieu, Alors vous ne serez plus jamais triste

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mercredi 4 mars 2015

Un palace en enfer

Présentation de l'éditeur : Sexy et grande gueule, Rosie Maldonne est une jeune mère de trois enfants qui a pour seules ressources les versements du RSA. À quelques encablures de la Côte d'Azur, elle vit dans une vieille caravane posée sur un terrain vague, à la lisière d'une petite ville. Ce matin-là, la voilà partie à la recherche de quelques sous en mettant en pratique son système D habituel, quand le destin va frapper à sa porte : un gros paquet de fric lui tombe dessus sans prévenir ! Cette manne imprévue ne sera-t-elle pas finalement la source de tous ses ennuis ? À qui étaient destinés ces milliers d'euros ? Pourra-t-elle les garder sans dommages collatéraux ? Est-ce un piège ? Comment va-t-elle se sortir de ce traquenard ? Qui est ce flic trop mignon qu'elle croise partout ? Pourquoi sa meilleure amie et son bébé ont-ils disparus ? Est-ce vraiment la mafia russe qui la pourchasse ? Rosie, toujours coeur d'artichaut, est-elle vraiment en train de tomber amoureuse ? Va-t-elle suivre son coeur, sa raison, ou l'attrait de la fortune ? Cet argent tombé du ciel lui ouvrira-t-il les portes d'un palace, ou d'un enfer ? Un palace en enfer est un roman policier alliant suspense et humour. Première enquête de Rosie Maldonne.

Un roman policier féminin assez loufoque et qui donne envie pour une lecture légère et divertissante !

Pour le côté loufoque et divertissant, c'est un sans-faute. On sourit souvent, les évènements inattendus et cocasses s'enchaînent : cette Rosie a un vrai don pour se fourrer dans des situations alambiquées au impossible !

Là où j'ai pris moins de plaisir (à vrai dire ça a même été difficile au départ) c'est le style qui laisse un peu à désirer... Certes notre héroïne a un langage fleuri et familier (qui tend régulièrement à la grossièreté même) mais pour le coup tout le roman est écrit comme de sa main et c'est parfois dérangeant, pour ne pas dire désagréable. A mon sens on n'écrit pas comme on parle, désolée, quand bien même cela reflète le personnage. Ok dans les dialogues et pour quelques expressions issues des pensées du personnage mais pas plus.
Ce n'est donc pas véritablement un défaut puisque c'est volontaire, plutôt un mauvais calcul pour moi. Je ne suis cependant pas certaine que cette forme dérangera tous les lecteurs, chacun sa sensibilité !

L'ensemble se lit toutefois assez vite, c'est fluide et rythmé.
Rosie et son petit monde s'avère attachants et malgré quelques rebondissements improbables on a envie de connaître le fin mot de l'histoire.

En résumé c'est un roman amusant et léger malgré un style un peu trop argotique et familier à mon goût !

Merci à Babelio et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture.




Alice Quinn, Un palace en enfer

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jeudi 5 février 2015

La guerre d'hiver

À presque soixante ans, c’est l’heure du bilan pour Max Paul. Après avoir connu la célébrité dans les années 1990 lors de la parution de son étude sur la vie sexuelle des Finlandais, le professeur de sociologie a l’impression d’être un has-been qui n’arrive plus à écrire. Sa vie familiale lui donne tout autant de soucis, entre sa femme, Katriina, éternelle insatisfaite qui cherche à tout régenter, et ses filles, l’aînée Helen, enseignante passablement lassée, maman un peu dépassée, et la cadette Eva, étudiante en art rêveuse et désinvolte, plongée en pleine crise existentielle. Reste la jeune et jolie Laura, son ancienne élève venue l’interviewer à l’occasion de son anniversaire, dont la présence n’est pas pour lui déplaire, mais qui pourrait bien semer la zizanie.

Il y a du bon et du moins bon dans ce roman dont je ressors toutefois un peu déçue...

Le quatrième de couverture laissait présager un aspect comédie un peu plus prononcé et c'est surtout sur ce point que se fonde ma déception.
On est plus dans un sentiment de nostalgie douce-amère parsemé de quelques sourires. Ce n'est finalement qu'arrivé aux dernières pages que l'attente est comblée, dommage.

Pour autant je ne peux pas non plus dire que c'est une lecture difficile ou déplaisante. Le cadre finlandais à lui seul (et ce qu'on apprend sur l'Histoire finlandaise notamment) est plaisant et on se laisse porter par les personnages, ce sentiment du temps qui passe et l'heure des bilans.
C'est un peu lent par moment, mais rien de bien conséquent et l'alternance des personnages donne du souffle quand il vient à manquer.

Je crois qu'au final j'ai eu un peu de mal à cerner ce roman. Quelle est la finalité de tout ça ? C'est assez obscur...
On a le sentiment que Teir plante son décor, ses personnages mais que ce sont juste des esquisses non abouties.

C'est donc un bilan en demi-teinte. A la fois j'ai aimé le cadre, l'ambiance et l'écriture de Teir, autant je reste un peu sur ma faim pour tout le reste...

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette lecture.




Philip Teir, La Guerre d'Hiver

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vendredi 23 janvier 2015

Walking Disaster

Avant de quitter ce monde, la mère de Travis lui a donné deux conseils : "Joue, et ne cesse jamais de te battre pour ce que tu désires." Favori des combats clandestins de toute la région, Travis a mis à profit une partie de l'adage. Mais entre cette violence et les histoires d'un soir, il ne reste aucune place pour l'amour... pas plus que pour la déception. Alors qu'il se croit invincible, la rencontre d'Abby va faire vaciller toutes ses certitudes... Il est grand temps de faire vraiment la connaissance de Travis Maddox...
Une histoire a toujours deux faces. Dans Beautiful Disaster, Abby a eu sa voix. Désormais, il est temps de la découvrir à travers les yeux de Travis.

J'aime assez les réécritures selon point de vue de personnage d'une manière générale et j'avais passé un assez bon moment avec Beautiful Disaster, je me suis donc lancée avec cette "version selon Travis" lors du dernier Masse Critique de Babelio.

Au final aucune surprise, c'est exactement la même histoire (avec de légers bonus sur l'enfance de Travis). Et pourtant j'aurai aimé lire cette version avant celle d'Abby, ce point de vue masculin m'a plus emballé, j'apprécie vraiment Travis au final bien plus qu'Abby.

On peut donc dire que l'aspect redite et sans surprise est quelque peu compensé par la touche Maddox. Une de mes critiques envers Beautiful Disaster concernait la manière d'aborder les choses d'Abby et son côté indécis et lassant ; pour le coup ici le problème ne se pose plus, Travis est bien plus franc, direct et décidé ce qui est plus qu'appréciable.

Pour moi ce roman est tout à fait compréhensible et abordable si on n'a pas lu la version originale, et j'ajouterai que si il ne fallait en lire qu'un ce serait plutôt celui-ci que le premier.
Pour les lecteurs ayant déjà lu Beautiful Disaster, cette version n'est pas indispensable et n'apporte pas grand chose de plus à l'intrigue. Elle est appréciable si on a pris plaisir à cette première lecture et que comme moi on a eu un petit coup de cœur pour le personnage de Travis qui se dévoile tout de même plus dans cette version (et qu'on apprécie que davantage encore ensuite !).

Merci à Babelio et aux éditions J'ai Lu pour cette lecture.



Jamie McGuire, Walking Disaster

***Du même auteur***
Beautiful Disaster

lundi 8 décembre 2014

L'Histoire des admirables Don Quichotte et Sancho Pança‏

Cette extraordinaire adaptation illustrée de Don Quichotte de la Manche, l’œuvre monumentale de Cervantès, propose les plus célèbres aventures du chevalier et de son fidèle écuyer, Sancho Pança. Relevant les défis les plus invraisemblables, le héros nous entraîne dans une série de combats aussi rocambolesques qu'illusoires !
Natacha Godeau, qui a soigneusement choisi les passages de l'oeuvre répartis en six chapitres, offre un texte adapté à une lecture dès 9 ans. Doré sur tranche, le livre est illustré par l'une des références d'Alzabane éditions, le dessinateur Jonathan Bousmar, sur la base d'un scénario de Jean-Sébastien Blanck.

Roman jeunesse choisi lors du dernier Masse Critique jeunesse pour deux motifs qui me tiennent à cœur : Don Quichotte occupe une place toute particulière dans mon cœur de lectrice et je m'intéresse beaucoup aux adaptations de classiques pour la jeunesse.

La première chose que je peux vous dire sur ce livre, c'est qu'avant même de l'ouvrir on est sous le charme : c'est un très bel objet avec un soin particulier pour le détail. Des livres comme on en fait malheureusement peu de nos jours : une belle reliure, une tranche dorée, un marque-page tissu, une couverture épaisse et illustrée...

Une fois ouvert le plaisir se prolonge, les illustrations qui peuvent d'abord paraître chargées sont vraiment travaillées et adaptées aux plus jeunes pour les accompagner dans leur lecture.
Au niveau du texte, je n'ai pas de critique à faire. L’œuvre est passablement allégée mais de manière intelligente et sans nuire à la cohérence du roman original ou le vulgariser infantilement ; c'est juste.
Et j'ai beau le connaître par cœur ou presque, j'ai pris plaisir à replonger avec nos deux héros pour un nouveau tour de piste en découvrant les illustrations à chaque page tournée.

D'après moi le "dès 9 ans" est adapté pour les jeunes lecteurs les plus aguerris, sinon je dirai plus à partir de 12 parce que c'est tout de même dense. Reste encore la piste du "lu par un parent" pour plus jeune encore mais il risque d'y avoir pas mal de mots à expliquer !

C'est donc un sans-faute, ou presque : c'est un très beau livre qui rend honneur au roman original en le mettant à portée des plus jeunes à travers une simplification honnête du texte et de magnifiques illustrations. Si je ne devais émettre qu'une critique ce serait au niveau du prologue qui présente les diverses adaptations existantes de l’œuvre et prêche un peu trop pour sa propre paroisse qui aurait pu être plus nuancée.

Merci à Babelio et aux éditions Alzabane pour cette lecture.



Miguel de Cervantes, L'Histoire des admirables Don Quichotte et Sancho Pança

mercredi 3 décembre 2014

Nexus

L'an 2040. Nexus est une nouvelle nano-molécule capable de relier les cerveaux entre eux. Alors que certains veulent l'exploiter, d'autres cherchent à l'anéantir. Kade, un jeune étudiant biologiste, voit dans cette drogue de nouvelles possibilités de communication et un immense progrès pour la société. À l'aide d'une poignée d'amis, il parvient à l'améliorer afin qu'il ne soit plus nécessaire de la consommer régulièrement pour en ressentir les effets. Mais les agences gouvernementales sont à leurs trousses… Sam, une espionne travaillant pour le compte de l'ERD (Emerging Risks Directory), les contraint à coopérer : Kade doit servir d'appât en intégrant l'équipe de Su-Yong Shu, une célèbre et géniale scientifique chinoise soupçonnée par l'ERD de travailler sur une technique lui permettant d'asservir les gens contre leur volonté. Dans un monde où se mêlent scientifiques chinois, moines bouddhistes et agents de la CIA, le jeune homme ne tardera pas à s'apercevoir que les enjeux sont bien plus importants qu'un simple trafic de stupéfiants…

Roman choisi lors de la dernière édition Fantastique / SF de Masse Critique, le quatrième de couverture m'avait alléché mais n'a finalement pas tenu ses promesses.

Malgré le fond original et prometteur l'intrigue et l'action n'ont pas su me convaincre et je me suis noyée sous tout le reste jusqu'à décrocher complètement..
Je n'ai pourtant pas de réels reproches à faire à ce roman ; c'est bien écrit, au final assez fluide, les personnages réussis bien que parfois peu originaux (entre le déjà-vu et le stéréotype pour certains)... C'est juste que le déroulement de l'intrigue passe souvent en second plan face à des réflexions et débats noyés sous un jargon informatico-scientifique souvent bien inutile ce qui entraîne immanquablement lourdeur et temps morts bien trop longs.


Bref l'ennui guette et a fini par ravir mon intérêt. Je suis pourtant lectrice de SF, peut-être pas une des plus férue mais je suis déjà rodée au genre, ce n'est donc pas uniquement une question de genre à mon sens.

Le roman a pourtant trouvé son public, et c'est tant mieux parce que je maintiens que l'idée de base est intéressante, certainement des lecteurs plus acharnés et patients que moi !

Merci à Babelio et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture.



Ramez Naam, Nexus

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