Perdre une Plume

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mercredi 20 février 2013

Evil Genius

Adopté à sa naissance, Cadel Piggot montre dès son plus jeune âge des talents de hacker impressionnants. Il épuise petit à petit tous les adultes chargés de son éducation, piratant leur carte bleue, s’infiltrant dans le système informatique de son école pour mettre le chaos dans les notes… Les Piggot confient alors Cadel à un psychologue réputé, Taddeus Roth, président du mystérieux Institut Axis. Bientôt Cadel y suit des cours de Mal pur, de Contrefaçon, de Manipulation ou encore d’Explosifs !

Un thriller technologique drôle et haletant qui devrait ravir les fans de Anthony Horowitz Un succès aux États-Unis et en Australie.

Quatrième de couverture alléchant et un visuel intriguant il ne m'en a pas fallu plus pour être tentée !

Je ressors finalement assez déçue de cette lecture. Le départ est sympa, on prend plaisir à découvrir ce petit génie de Cadel mais très vite le rythme lasse, c'est d'une lenteur épouvantable et on cherche longtemps l'humour annoncé...
Je ne peux pas vraiment dire qu'on s'ennuie ni même que ce soit mal écrit, c'est juste que le récit se traine et que l'intrigue, même si elle connait quelques sursauts, n'est pas prenante.
C'est tout à tour trop technique (et au passage pas toujours très juste), répétitif ou pas assez explicité, bref mal dosé.

Une fois Cadel au fait de ses origines on s'attend à ce que les choses sérieuses démarrent et puis non. On a surtout le droit au récit de sa scolarité et à quelques petites magouilles qu'il met en place.
Je parlais de quelques sursauts, c'est le cas notamment quand il commence son école pour génie du mal. C'est bien pensé et assez amusant mais le soufflé retombe bien vite là encore.
C'est plus durable au niveau de la rencontre qu'il fait par internet à travers une magouille qu'il a mis en place mais ça reste trop léger pour compenser la lassitude engendrée par le reste...

Ce n'est pas un total désamour, j'ai aimé le personnage de Cadel ainsi que d'autres qui m'ont amusé ou étonné c'est juste que je m'attendais à un récit plus pêchu et plus drôle alors que finalement on en est loin.
L'aspect thriller n'est exploité que dans les derniers chapitres que l'on se presse de lire plus pour en finir au plus vite que par réelle curiosité.
Raté, je suis passée à côté !

Merci à Livraddict et au Livre de Poche pour cette lecture.





Catherine Jinks, Evil Genius (Les Aventures de Cadel Piggott, tome 1)

lundi 31 décembre 2012

49 jours, Tome 1

Je m'appelle Floryan ; j'ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s'étendait à perte de vue. Un être de lumière m'a accueilli, se présentant comme un Elohim. Il m'a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume - un paradis, selon lui, mais que je n'étais pas autorisé à voir avant de m'y rendre -, soit je plongeais dans le NIhil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C'est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j'ignore tout du Royaume, et j'ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c'est que ce choix n'engage pas que moi...

J'ai débuté ce roman franchement intriguée et très attirée par la sublime couverture !
Mon enthousiasme a toutefois été mis à rude épreuve sur le premier tiers, l'intrigue peine à se lancer... Le Floryan "vivant" est somme toute assez ennuyeux, le monde de l'après dans lequel il échoue se dévoile peu, il erre beaucoup et c'est longuet...

A vrai dire je ne me suis finalement prise au jeu que beaucoup plus loin avec la découverte du Nihil et de ses propriétés (rhaaa que c'est dur de parler de ce livre sans vous spoiler !!!).
Une fois cette étape franchie je me suis mise à dévorer les pages à un rythme plus effréné. L'action est plus présente, la curiosité est croissante, l'enjeu aussi apparait et l'ensemble prend de l'envergure pour se teinter d'un aspect dystopique qui ne transparaissait pas de prime abord ou dans le résumé.

Certaines révélations toutefois m'ont paru un peu brouillonnes, pour ne pas dire décevantes même si elles s'incluent bien dans la trame, ce qui fait qu'on referme ce premier tome sur un sentiment mitigé... A la fois on est un peu déçu mais curieux de ce qui attend Floryan pour le prochain volume.

C'est le second roman de Colin que je lis et on retrouve bel et bien son talent créatif. Il nous plonge avec facilité dans un univers imaginaire très innovant avec une surabondance de détails oniriques (qui peut être parfois égarante). Toutefois comme lors de ma dernière lecture (Le bal de givre à New-York) la finalité est un peu décevante. L'ensemble se lit facilement même si le départ est un peu lent et l'attrait est croissant au fur et à mesure de l'avancée dans le roman.
Globalement c'est une bonne lecture, rien que pour l'imaginaire déployé ce livre vaut le détour. Reste à voir si Colin saura mener sa barque avec cette intrigue qui s'avère finalement périlleuse et dont certains points restent assez flous pour le moment !

Merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture.





Fabrice Colin, 49 jours Tome 1

***Du même auteur***
Bal de givre à New-York

mercredi 12 décembre 2012

La barbare

Anne rêvait de fougue, de tendresse, d'absolu.
À 21 ans, elle est enfermée dans une prison dorée, accompagnée de son polytechnicien de mari qui l'ennuie. Elle regarde passer les jours sans folie, les aventures sans passion.
Ce serait donc ça la vie, une traversée en somnambule ? Un jour, un télégramme du Maroc lui annonce brutalement la mort de son père. Là-bas l'attendent les souvenirs, la liberté... et l'amour fou.

«Je pars. Je suis vraiment désolée.
Ne sois pas triste.»

C'est avec curiosité que je me suis attaquée à ce roman de Pancol, je sais que cette auteur peut me surprendre, m'emmener loin ou me laisser au bord de la route.

Cette lecture n'est pas aussi nette et tranchée que les précédentes que j'ai pu faire avec Pancol.
C'est beaucoup plus cru et brutal que ce à quoi je m'attendais déjà, l'auteur révèle une autre façon de jouer de sa plume qui jusque là m'était étrangère et qui pour le coup surprend un peu.
La relation fusionnelle et passionnée de Anne et Serge coupe le souffle, elle est à la fois incompréhensible et touchante.

Je crois que le maître mot est "malaise". Cette lecture créé du malaise tout simplement. Aussi bien par son héroïne, tête brûlée qu'on croit cerner sans cesse et qui se dérobe, qu'à travers cette relation déchirante et vive.

Ce n'est toutefois pas un désamour, loin de là. Pancol écrit vraiment bien et ses descriptions du Maroc tout comme les personnages secondaires sont juste un régal !

Je dirai donc que Pancol a su m'emmener loin, elle m'a surpris avec cette relation amoureuse trouble et assez fascinante même, mais que son héroïne (peut-être "trop" tout simplement) n'a pas su me convaincre...

Merci à Livraddict et aux éditionsPoints pour cette lecture.



Katherine Pancol, La barbare



***Du même auteur***
J'étais là avant
Les yeux jaunes des crocodiles
La valse lente des tortues
Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi


lundi 15 octobre 2012

Mission Nouvelle Terre T1 : Glow

Alors qu'elle vient de fêter son quinzième anniversaire, Waverly n'a connu qu'un seul foyer, l'Empyrée, une navette spatiale à destination de la Nouvelle Terre.
Sa mission : mettre au monde les enfants qui peupleront la planète. Tous la destinent à Kieran, son ami d'enfance et le futur capitaine du vaisseau. Pourtant Waverly aspire à une autre vie et les silences de son amis Seth l'attirent d'avantage que les exploits de Kieran.
Lorsque le navire jumeau de l'expédition attaque l'Empyrée pour enlever toutes les jeunes filles, plus le temps de s'interroger. Waverly et ses amies doivent survivre dans un milieu hostile aux pratiques très différentes des leurs.

De la littérature YA qui s'attaque à la SF, j'avais plus hâte de voir çà ! J'étais donc très enthousiaste en attaquant ce roman.

J'avais un peu en tête la grosse déception du Papillon des étoiles de Werber et j'essayais de ne pas trop faire de rapprochement mais je dois avouer que ce fut difficile par moment !

L'intrigue démarre très vite, on a à peine le temps de se faire à l'environnement, au mode de vie et aux personnages que déjà c'est l'abordage puis l'enlèvement des filles... Un peu trop précipité à mon goût !
S'en suit à un rythme effréné les rebondissements et tensions, qui font défiler le livre à bon rythme et savent jouer sur les émotions du lecteur.

Pour autant, il y a un gros "mais".
Sur ce pseudo triangle-amoureux déjà (oui moi aussi rien que d'un évoquer encore un je soupire). J'ai trouvé les deux prétendants exécrables, aucun prémices de choix ou de préférence juste une indifférence totale... Ils seraient plus crédibles en ennemis potentiels ou méchants de base qu'en apollons séducteurs, bref c'est raté de ce côté là à mon goût. Je n'ai donc pas profité véritablement de cette romance annoncée par le quatrième de couv'.
Ajoutons à cela l'aspect religieux qui devient de plus en plus présent au fur et à mesure de l'avancée, au point que ça en devient dérangeant à mes yeux. Le parallèle avec les premiers colons américains et le puritanisme est plus que frappant ! Alors peut-être (sûrement même) est-ce fait exprès pour ajouter justement un côté angoissant (sur fond de contrôle des masses) ? À ce point de l'intrigue rien n'est certain encore, j’émets donc le doute.

Inversement j'ai beaucoup apprécié les scènes se déroulant sur le second navire où sont retenus les jeunes filles, manipulation et acte de rébellion y sont bien menés et convaincants.
J'ai également apprécié Waverly pour son caractère et sa détermination. Une héroïne qui ne tombe pas en pâmoison et qui sait rester lucide et clairvoyante au sujet du ou des dits "apollon" c'est plutôt agréable !

C'est donc avec un sentiment mitigé que j'ai refermé ce premier tome, il offre du bon et du moins bon et rien qui laisse vraiment présager de la tournure que va prendre la saga par la suite.
On peut donc s'attendre au pire comme au meilleur, rendez-vous est donné pour le second tome !

Merci à Livraddict et aux éditions du Masque (collection Msk) pour cette lecture.



Amy Kathleen Ryan, Mission nouvelle Terre, Tome 1 : Glow



***Cité dans l'article***
Bernard Werber, Le papillon des étoiles

lundi 25 juin 2012

À la vie, à la mort

Et si un tueur en série devenait un héros ?
Tandis qu’une course contre la montre s’engage pour l’arrêter, quatre amis d’enfance se trouvent happés par ce tourbillon de violence.
Entre Paris et les Pyrénées, chacun d’eux sera confronté à cette question : jusqu’où peut-on aller par amitié ?

J'ai lu le premier roman de Henri Courtade l'année dernière et j'avais apprécié son originalité, sa plume et sa fraîcheur. J'étais donc plus que volontaire pour lire ce troisième roman où cette fois l'auteur s'essaye au polar.

N'étant pas particulièrement fana du genre je me suis pourtant régalée avec ce roman.
La construction ressemble à celui que j'avais lu (soit des chapitres par points de vue de personnage) et met en valeur le côté enquête / suspens. Parce que oui bien sûr on cherche le meurtrier, mais au-delà de ça on s'attache à ce groupe d'amis originaires des Pyrénées et à leurs vies si différentes, au point qu'une fois le coupable identifié le roman est loin d'être terminé et on continue de suivre avidement la conclusion de cette intrigue.

Ajoutons à cela le caractère régional qu'a su donner Courtade à son roman et j'ai fini d'être convaincue ! Les personnages sont plus que réalistes tout comme leurs quotidiens, que ce soit celui du commissaire parisien ou celui du médecin de campagne pyrénéen... En bref c'est maîtrisé.
L'ambiance polar est elle aussi au rendez-vous, mais elle aussi bien dosée. On ne plonge pas dans le thriller vraiment noir, on reste dans le domaine de l'enquête et du plausible (pas de grand serial killer américain, pas de litres de sang et de tortures mais plutôt des assassinats froids et méthodiques).

On sent également que Courtade a gagné en expérience ; son écriture est plus efficace, plus aboutie et son intrigue mieux construite tout en gardant le côté "fin révélation" qui semble lui tenir à cœur.

En résumé sans être une grande fan du genre j'ai véritablement apprécié ce polar à la française. Courtade sait mener sa barque aussi bien au niveau de son intrigue que de ses personnages tout en nous plongeant dans un cadre régional plus que plaisant !

Merci à Livraddict et aux éditions Lucane pour cette lecture !

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Henri Courtade, A la vie à la mort



***Du même auteur***
Loup y-es-tu ?

mercredi 23 mai 2012

Sans âme

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

J'avais pas mal entendu parler de ce début de série lors de sa sortie en GF, et plutôt en bien je dois dire ! Suffisamment en tout cas pour attirer ma curiosité et me pousser vers ce partenariat LA lors de sa sortie en poche.
Soyons clair j'ai juste adoré !

Il m'a tout de même fallu la première centaine de page pour prendre mes marques, me demandant un peu où j'étais tombée... parce que c'est loin d'être simple et assez inédit je dois dire.
Pour résumer : de l'urban fantasy mêlée de steampunk à l'époque victorienne, le tout saupoudré d'un humour grinçant et de dialogues à la Jane Austen. Cocktail explosif !

Passé donc cette première phase et cerné le genre, on ne peut juste plus lâcher le livre avant la fin, c'est hautement addictif.
Le personnage d'Alexia est surprenant, attachant et surtout très drôle comme la galerie de personnages qui l'entourent (j'ai tout de suite beaucoup aimé Lord Maccon !), atypiques sans être caricaturaux ou grossiers. Elle détonne assez (pour une époque où l'on était déjà considérée comme vieille fille à 22 ans !), à la manière d'Elisabeth Bennet notamment par son intelligence et son indépendance, son peu de cas du qu'en dira-t-on, sa répartie etc... j'ai fait le lien régulièrement entre les deux personnages.

Quoi que ce fût, Alexia était née ainsi, pleine de logique, de raison et de mots blessants.

Le décor lui (mis à part pour l'aspect urban fantasy) est réaliste et reflète bien le Londres de l'époque avec ses réceptions, ses jeux de cour et surtout ses principes moraux.

J'ai été tellement séduite par l'univers, les personnages et le style que je dois avouer que l'intrigue est un peu passée au second plan. Elle est bien là, présente et cohérente mais n'offre rien d'exceptionnel, à la limite du prétexte pour moi, j'ai suivi le rythme sans vraiment lui apporter une grande place dans la trame générale du tome. Pour le coup je ne pourrais pas vous en dire grand chose, elle est assez simple, presque évidente mais comme ce n'est pas l'élément essentiel du roman ce n'est pas choquant !

Plus que tout ce que j'ai apprécié c'est ce mélange des genres, cette combinaison improbable et pourtant si juste que nous offre Carriger de sa plume délicieusement moqueuse (et elle le sens de la formule croyez-moi !).
C'est essentiellement ce qui fait de cette lecture un coup de cœur : son côté improbable, je dirai presque un ovni du genre.

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Gail Carriger, Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle, tome 1)

Merci à Livraddict et aux éditions du Livre de poche pour cette découverte !



8/20

mardi 1 mai 2012

Hush, Hush Tome 3 : Silence

Quand elle se réveille dans le cimetière où repose son père depuis des années, Nora est perdue. Que fait-elle ici en pleine nuit ? Et qui est cet étrange personnage vêtu de noir dont l'image la poursuit ? Sous le choc, la jeune fille va comprendre qu'elle a disparu depuis plusieurs mois et qu'elle ne garde aucun souvenir de cette période.

Alors qu'elle tente de reprendre une vie normale, Nora est hantée par des visions surréalistes des habitants de son passé dont elle avait oublié l'existence. Parmi eux, l'énigmatique Jev, qui semble en savoir beaucoup plus sur son compte qu'il ne veut bien l'admettre. En allant à la recherche de son histoire, Nora ignore qu'elle s'engage dans un conflit séculaire dont il lui sera difficile de sortir indemne.

Après un bilan en demi-teinte du premier tome et un second tome plus convaincant j'étais vraiment curieuse de lire ce troisième tome pour voir si Fitzpatrick continuait sur cette bonne voie, grâce à Livraddict c'est chose faite.

La fin du second tome nous laissait sur un suspens tendu et inquiet et c'est sur ces évènements que s'ouvre cet opus.
S'en suit comme annoncé dans le résumé une amnésie de Nora qui a perdu 5 mois de souvenirs. Je dois dire que je suis moyennement fan du procédé... c'est toujours un peu facile.
Surtout que dans le cas présent, au final, cette amnésie n'est prétexte qu'à la lenteur et à la frustration du lecteur. Et franchement perdre autant de pages le temps que mademoiselle se souvienne c'est plus que frustrant (et je vous passe le coup du "ah je me souviens" et hop on lui ré-efface le souvenir), le tout n'est comblé que par quelques bribes assez éparses et peu significatives de sensation, déjà-vus.... bref de tâtonnement.

Le tome ne reprend finalement de l'élan et de véritable intrigue qu'une fois cette étape passée et que Nora & Patch se sont retrouvés. Et là le plaisir, l'action sont bien réels, mais aussi trop brefs !

On peut donc dire que Fitzpatrick malmène son lecteur (et se sabote aussi un peu ?). Finalement, j'ai à la fois adoré et pesté tout mon saoul, lecture mitigée donc.
Reste que çà se dévore malgré les lenteurs et errements du début de tome, bonne moitié pour être exacte, et que (heureusement) la seconde partie en vaut la peine.

Je pensais qu'il s'agissait du dernier tome, il me semblait que cette saga était annoncée en trilogie non ? Les remerciements de fin de Fitzpatrick s'expriment aussi comme s'il s'agissait là du dernier tome et pourtant la fin ouverte laisse présager le contraire...
Après renseignements le 4ème et dernier opus sortira en France en octobre 2012 sous pression de son lectorat US, Fitzpatrick pensait bien à la base clore cette saga sur Silence

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Becca Fitzpatrick, Silence

Merci à Livraddict et à la collection MSK (éditions au Masque) pour cette lecture !



***Du même auteur***
Tome 1 : Hush, Hush
Tome 2 : Crescendo

lundi 2 avril 2012

Delirium T2

Lena vit dans un monde où le gouvernement impose aux jeunes de 18 ans une opération pour les immuniser contre l’amour. A la veille de son opération, Lena découvre ce sentiment interdit avec Alex et ensemble ils décident de s’enfuir. Mais seule Lena y parvient. Après s’être échappée de Portland dans le Maine, Lena rejoint une communauté d’Invalides - les résistants au système - réfugiée dans la Nature. Là-bas, elle se transforme en guerrière de la résistance. Un futur sans Alex semble d’abord inimaginable, mais Lena va de l’avant. Elle combat pour lui et pour un monde où l’amour ne serait plus considéré comme une maladie. Entraînée dans un mélange explosif de révolution et de contre-insurrection, Lena doit lutter pour survivre et croire encore que l’amour est possible, et plus encore : souhaitable...

C'était mon gros coup de cœur de l'année dernière et j'attendais donc cette sortie du second tome avec impatience, c'est finalement Livraddict qui m'a donné cette occasion et j'ai compté les jours jusqu'à son arrivée !

Je dois dire qu'on quittait Lena sur un moment éprouvant, difficile à oublier même ! Le récit reprend donc juste à la suite mais on remarque d'emblée de nombreuses différences avec le premier tome.
Sur la forme narrative déjà qui alterne des chapitres "Avant" et "Maintenant" qui m'a laissé un peu froide. J'aurai préféré un récit fleuve pour mieux suivre l'évolution de l'héroïne et son parcours, j'ai la sensation qu'il reste des zones floues avec ce mode de narration. Reste que cette alternance n'est pas véritablement une gêne pendant le lecture, elle ménage un peu de suspens par moment guère plus, mais au final n'apporte pas grand chose...

Là où le changement est plus regrettable c'est au niveau du style ! Pour le premier tome je m'étais émerveillée de la plume de Lauren Oliver, de son sens de la tournure et de la phrase choc, et noté tout un tas de citations dans un coin... Rien de tel ici, le style est moins soigné, ne s'envole pas et reste terriblement terre à terre, descriptif la plupart du temps. Grosse déception de ce côté là donc.

Sur le fond en soi on sent venir le dénouement dès le milieu de tome, même s'il réserve une surprise finale en supplément. Pour autant on prend plaisir à voir se dérouler ce que l'on pressentait, çà reste bien construit et cohérent avec une émotion bien présente.
Je me suis un peu parasitée les chapitres "Avant" où l'on voit de quelle manière Lena s'est adaptée à la Nature à cause de ma lecture de Uglies, il y a pas mal de similitudes sur cette part là, dommage mais pas vraiment surprenant (le thème est si proche !).

J'ai pris plus de plaisir à découvrir l'évolution de Lena, sa résolution et sa maturité tout en restant si elle-même au fond.
On en apprend aussi un peu plus à son sujet et sur celui de sa famille, le coin du voile se soulève peu à peu et heureusement donne au lecteur un peu de grain à moudre !

En résumé, clairement ce tome ne vaut pas le précédent et lui offre une suite un peu terne face à sa flamboyance, même si on prend plaisir à retrouver l'héroïne et l'univers de Oliver. Seule la fin sauve un peu l'ensemble et relance la tension de l'intrigue, ainsi que quelques éléments sur Lena et sa famille qui font avancer l'intrigue de fond.
Je présage déjà de ce que sera le prochain et dernier tome et pourtant je m'en pourlèche d'avance ! J'espère juste que Lauren Oliver soignera un peu plus sa plume et nous offrira à nouveau les quelques pépites qui m'ont cruellement manqué sur ce tome.

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Lauren Oliver, Delirium Tome 2 : Pandemonium

Merci à Livraddict et aux éditions Black Moon(Hachette) pour cette lecture !



***Du même auteur***
Delirium : Tome 1

***Cité dans l'article***
Scott Westerfeld : Uglies

jeudi 1 mars 2012

La fille de Braises et de Ronces T1

À 16 ans, Élisa est devenue malgré elle l'Élue et l'unique porteuse de la Pierre Sacrée. Bien qu'elle porte le joyau à son nombril, signe qu'elle a été choisie pour une destinée hors normes, la princesse Élisa a déçu les attentes de son peuple : la population de son royaume ne voit en elle qu'une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée... Le jour de ses 16 ans, son père l'envoie dans un lointain royaume afin de retrouver son futur mari, un bel homme de vingt ans son aîné. Mais ce dernier refuse finalement de la reconnaître comme sa femme. Dévastée par la tristesse, Élisa décide alors de prendre son destin en main et de découvrir quelle est sa mission. Alors qu'une armée menée par des êtres aux pouvoirs effrayants s'apprête à envahir et détruire son nouveau royaume, et que chacun à la cour tente de la manipuler, Élisa prend conscience que, non seulement sa vie, mais aussi le monde entier sont en danger.
Comment une jeune fille qui ne connaît rien aux arcanes politiques, et tout aussi ignorante des choses de l'amour, pourrait être l'Élue qui sauvera l'humanité ? Élisa doit découvrir au plus vite l'histoire mystérieuse et les pouvoirs de la Pierre Sacrée, avant que l'ennemi ne vienne lui dérober le joyau qui orne son ventre et la prive de son héroïque et tragique destinée...

(Pour rappel mon premier billet à mi-lecture)

Voilà donc mon avis complet sur ce premier tome de fantaisie jeunesse !

Après un départ un peu laborieux et assez longuet Rae Carson sait surprendre son lecteur et fait prendre un tournant inattendu à son roman.
D'évènements assez légers et inconséquents on passe à une réalité plus funeste... Face aux évènements Elisa se révèle véritablement comme l'héroïne qu'elle est supposée être et démontre une forte personnalité : résolue et courageuse elle devient même épatante !

Pour autant le changement n'est pas irréaliste, l'intrigue reste cohérente et devient assez même touffue. Les évènements et rebondissements s'enchaînent à vive allure et on se laisse prendre au jeu des pages qui défilent.

J'ai vraiment apprécié ma lecture à partir de ce tournant de mi-lecture, les nouveaux personnages introduits, la découverte de l'ennemi et le changement d'Elisa ont su me séduire et rendre ma lecture prenante et agréable.
J'étais tout de même assez attristée par certains passages des derniers chapitres. J'ai même trouvé Rae Carson assez rude par moment (pas sympa de faire ça à son héroïne madame !!) et la fin est à la fois "heureuse" et empreinte de tristesse... mais reste aussi très ouverte et je serai ravie de lire la suite des aventures d'Elisa quand sortira le prochain tome !

Pour conclure un roman fantaisie assez orienté jeunesse par son côté un peu naïf (et la mise en scène d'une ado tout simplement), qui se met en place doucement au départ avant de s’accélérer nettement et de convaincre son lecteur.
Il est donc surprenant et a pour principal mérite son héroïne atypique mais réussie ! Espérons que les prochains tomes développeront un peu le "mystère" autour de la pierre sacrée.

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Rae Carson, La fille de braises et de ronces, Tome 1

Merci à Livraddict et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture qui a été sujette à LC avec TheChouille (son avis complet par là)

jeudi 12 janvier 2012

Queen Betsy T5

Betsy a des problèmes par-dessus la tête. Pour commencer, elle va fêter son anniversaire : trente ans + un an de sa vie après la mort. En plus de l'organisation du mariage, elle a pris la décision d'arrêter de boire du sang, sans consulter son fiancé, Éric Sinclair, le roi des vampires en personne... En d'autres termes, elle n'a vraiment pas la tête à recevoir des visiteurs, même s'il s'agit de puissants vampires européens qui se sont enfin résolus à lui présenter leurs respects.

Après le plaisir procuré par la lecture du quatrième, le soufflé retombe un peu avec ce cinquième tome...

On se concentre à nouveau sur la trame de fond : position de reine des vampires, relation stable Sinclair-Betsy etc... Et on perd un peu en légèreté et humour.
Certes le côté superficielle et quelque peu caricaturale de Betsy trouve à s'exprimer avec la préparation du mariage, et on a le droit à quelque scènes assez comiques suite à son sevrage de sang mais dans l'ensemble c'est moins "punchy", plus sérieux.

C'est donc un peu le même dilemme à chaque tome : soit Davidson se concentre sur son intrigue, soit sur l'humour. Elle tout de même du mal à fournir quelque chose d'équilibré :s
Si on se dit qu'en plus de çà à mes yeux l'intrigue de fond n'est pas exceptionnelle, je perds assez vite en plaisir de lecture si je n'ai pas la part humoristique qui elle est plus atypique.

Un tome intéressant pour l'avancée globale de la trame de la saga mais qui délaisse un peu l'aspect léger et déjanté ; un bilan en demi-teinte donc. Reste à espérer que le prochain tome ré-équilibrera ça et aussi en un sens que la saga approche de son terme ; on commence à ressentir un léger essoufflement que ce soit au niveau des répliques ou des petites intrigues de tome.

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Mary Janice Davidson, Queen Betsy, Tome 5 : Vampire et casée

Merci à Livraddict et aux éditions Milady pour cette lecture.



***Du même auteur***
Queen Betsy, T1 : Vampire et Célibataire
Queen Betsy, T2 : Vampire et Fauchée
Queen Betsy, T3 : Vampire et complexée
Queen Betsy, T4 : Vampire et Irrécupérable




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