Perdre une Plume

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Mot-clé - La vie catalane

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dimanche 17 juin 2012

Un week-end comme il en faudrait plus

Se prélasser sur une plage peu fréquentée / S'offrir un nouveau sac à main / Dire "bonne fête papa" / Faire un barbecue en soirée / S'endormir avant 22h sur le canapé / Terminer un livre / Nager, nager et nager / Lézarder au bord d'une piscine / Se balader à Argelès / Manger un 280 / Se refaire les ongles / Une sieste dans le jardin / Recevoir un colis / Souhaiter un bon anniversaire via Skype / Se faire un calin au réveil / Tomber de sommeil / Faire de la confiture d'abricots / Boire l'apéro / Se faire couler un bain / Aller voter / Se promener à vélo / Dire 20 fois "il fait trop beau" / Étendre une lessive au soleil / Essayer de repérer une cigale sur un arbre / Tailler ses rosiers ....

Et faire tenir tout çà dans un seul week-end :)

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Get The Party Started by Damien Rice on Grooveshark

mercredi 16 novembre 2011

Où je prétend être overbookée...

Et en vérité les réunions de travail dans ma nouvelle entreprise sont vraiment très rudes, la preuve en image !

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dimanche 6 novembre 2011

Le pays de la pluie

Des trombes d'eau comme rarement ici, qui ruisselle le long des trottoirs vers des bouches d'égouts débordées et peu habituées, qui s'entasse en énormes flaques sur les routes sans écoulements prévus, qui éclabousse les piétons malchanceux, qui recouvre les pieds des arbres dans des parcs où les bancs publiques font office de barques échouées...

C'est aussi des journées bien grises dans cette région pourtant si vive en lumière, des gens qui peu à peu deviennent plus mornes face à ce manque anormal de luminosité.

C'était aussi un premier anniversaire, celui de notre arrivée ici, qu'on a tenu à "arroser" avec nos proches.

C'est s'enfermer dans les maisons, parler de l'état de son jardin au téléphone, boire un café en discutant du niveau des gués et regarder la pluie qui tombe, inlassablement, de l'autre côté de la fenêtre.

Alors ce n'est pas encore la catastrophe, mais çà reste impressionnant ! J'espère que la pluie va se calmer un peu cette semaine :)
De plus, traditionnellement, le 11 novembre c'est la foire aux camelots de la Saint-Martin, un évènements festif où faire de bonnes affaires, une ballade familiale chère au cœur des catalans ! Ce serait vraiment dommage que la pluie soit de la partie :s

samedi 13 août 2011

ApéroPlage

Depuis le plage sauvage de Canet, face à l'étang de Saint-Nazaire, bière au soleil couchant...

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mercredi 29 juin 2011

Détestez moi !

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mercredi 22 juin 2011

Plus au Sud

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On me reproche, savamment, de ne pas assez vous faire baver sur cette nouvelle vie au soleil.
Je m'incline...

Aujourd'hui donc il fait particulièrement beau, comme la plupart du temps depuis début mai.
Il fait si chaud que j'en ai perdu le courage d'aller à la plage qui doucement se fait envahir. Journée libre et je me suis levée un peu trop tard pour çà de toute manière...
J'ai opté pour la piscine, même si l'eau déjà trop chaude ne rafraîchit que brièvement.
J'alterne lecture, écriture (sur ce carnet qui sert aussi pour mes chroniques) et la nage.

Aller brasse coulée, retour dos suivi d'un aller-retour crawl, en boucle... Routinier, juste assez pour ne pas avoir à penser et laisser le corps prendre le relais.
S'en serait presque érotique cet abandon, en tout cas essentiel, à la limite de l'instinct de survie. Alors je n'y pense pas tellement la plupart du temps, je me donne tout simplement, moi qui cultive si bien mes addictions je ne trouve pas là la plus malsaine de toutes !
Dans ces moments-là je me dis que j'ai peut-être finalement laissé ma tête trop lourde plus au nord, hors des cartons de déménagement. Je me leurre je le sais bien, c'est tout juste un espace-temps, un angle mort pour l'esprit. Ce qui est sûr c'est que là le contrôle est plus au sud, la tête s'incline.

Il fait trop chaud sur ce transat et rien que de tenir le stylo j'ai les doigts qui y adhèrent désagréablement. J'ai hâte de voir débarquer le propriétaire des lieux ; sourire pétillant, un commentaire sur la jeunesse, un café noir et sucré en début d'après-midi, un cocktail à base de rhum vers 16h, quelques mots échangés à peine.
On me connait bien ici.

Au-delà de moi, s'en est même culturel ce respect de la tranquillité et de l'espace de l'autre. Respect qui ne dit pas son nom, qui ne se vante pas, qui n'est jamais prétexte.
On ne force pas les choses tout simplement. Être avenant et laisser venir.
Ce qui colle parfaitement avec mon côté solitaire, asociale aussi.

Moins avec la partie sauvage qui claque les portes, qui prend la fuite, qui écoute (là tout de suite les Beach Boys) la musique trop forte, qui fume trop, qui boit à l'excès... Et pourtant çà ne s'arrange pas, c'est même de pire en pire. Une nature qui s'exprime et qui cède de plus en plus de place aux pulsions. J'ai perdu en chemin l'envie de faire l'effort, d'être raisonnée et raisonnable...

Mais on fait avec, comme quand la tramontane se met à souffler, on sait que peu importe sa violence, elle s'arrêtera. On ne lui reproche rien, pas plus qu'on ne lui cherche d'excuse. Elle est agaçante, à la longue même carrément chiante mais nécessaire et une fois qu'elle a tout balayée sur son passage, qu'elle s'apaise enfin, la plénitude est là.
Je suis bien accueillie partout - avec parfois même cette sollicitude de trop - comme je suis, sans faux semblant.

Au point que j'en deviens étrangère partout ailleurs. Pas à ma place.
Ma dernière escapade a eu ce goût amer de rappel à l'ordre. Plus possible de faire semblant, d'être juste "cette fille sympa qu'on n'a pas vue depuis longtemps". Quand je n'ai pas envie d'être là maintenant çà se voit. Quand je n'ai pas envie de parler ou d'une présence je ne joue plus le jeu je m'enfuis.
Et c'est ce que j'ai fait, à de multiples reprises pendant cette semaine là.
Jusqu'à finalement rentrer chez moi, soulagée, déçue aussi de ce vide que j'ai créé sans réussir à le combler, retrouver mon soleil qui brûle trop fort, la piscine et mon transat que je quitte maintenant pour l'eau, cédant à l'appel du corps...

mardi 17 mai 2011

Sur la plage, derrière les dunes...

Il y a un espace de solitude salvateur, encore un peu avant que la saison et l'invasion estivale ne commencent.
Il y a des fleurs sauvages qui sortent à travers le sable et des coquillages par milliers les lendemains de marin, qui donnent au sable mouillé un aspect rugueux et tacheté.
Il y a des pêcheurs de dorades à la peau tannée par le soleil et aux visages rieurs, assis sur leurs glacières.
Il y a un couple qui se promène main dans la main et que croisent les amants infidèles durant leur rendez-vous de sortie de bureau.
Il y a un chien qui se jette à l'eau sous les encouragements de son maître.
Il y a un papa qui essaye tant bien que mal de faire décoller un cerf-volant sous les yeux de son fils.
Il y a la tranquillité, les regards fuyants pour ne pas déranger, le respect de ce besoin d'espace que chacun satisfait.

Et il y a moi. Mon appareil, la mer et moi. Ma plage à moi est un peu plus loin, là où on ne trouve plus de tours de surveillance, de marchands de glace et de douches d'eau douce... là où les fleurs poussent vraiment.
Sur ma plage à moi il y a du bois flotté, qui semble torturé. Des carapaces de crustacés échoués, les traces des mouettes sur le sable et de vraies dunes.
La plupart du temps je la longe les pieds dans l'eau, parfois je me contente de m'asseoir face à la mer : écouter, respirer, s'oublier...

Quand j'étais petite je trouvais les dunes magiques, je pensais toujours qu'elles cachaient quelque chose, des secrets. Et je les parcourais en tout sens entre deux baignades à la recherche d'un trésor ou d'un autre.
Je sais maintenant ce qu'elles cachent ; les secrets qu'on amène avec soi.
J'en laisse toujours quelques uns sur place et repars plus légère...



Merci à Leiloona pour l'inspiration :)

vendredi 10 décembre 2010

Un pied devant l'autre

Mon père aurait dit, une main devant une main derrière...
Son côté poète !

Cependant du vrai dans ses conneries de "sagesses populaires", les mains et les poches vides mais la tête lourde.
Alors je traine des pieds, la nouveauté c'est de ne pas savoir où ils me mènent, c'est aussi que la plupart du temps ils m'éloignent des gens... l'appel de la nature et de la mer.

Un besoin de grand air comme jamais je n'en ai connu, presque à en verser des larmes, suffisamment cependant pour en avoir le souffle coupé, à un détour de sentier par la vue sur un col enneigé et walkman retiré à prendre le temps de respirer.
D'aigrie sociale je deviens ermite renfermée. Dans les diners, polie je hoche la tête je dis oui mais je suis déjà sur la plage, en roue libre sur le rivage et depuis le bord de mer en roller, on roulerai presque sur l'horizon...

Alors on me trouve bonne mine mais l'air ailleurs, un peu déprimée peut-être ? On me plaint, après cette agitation parisienne la vie doit me paraître bien calme et ennuyeuse ici !
Comment leur dire que ce sont leurs jacasseries qui m'ennuient ? Leur présence souvent... Leur sollicitude bienveillante mais de trop ?

Je n'ai besoin de rien.
De rien de plus que mon jardin, premier lieu où je me rends le matin.
Regarder mes roses pousser, en buvant mon café...

Ce pays m'aspire, lui, ses images, je m'en gave. Je le respire et m'en nourris je n'ai besoin de rien d'autre pour le moment. Merci mais non.
Je m'en fiche qu'il fasse froid ou qu'il y ait du vent, je ne veux pas un siège près de la cheminée, je veux aller marcher.
Et je ne vous demande ni d'agréer ni de m'accompagner.

Je ne vais pas vers ce que j'ai perdu mais vers ce que j'ai à gagner, ici, je suis déjà chez moi.



dimanche 28 novembre 2010

Insolite...

Petite ballade et lèche vitrine à la frontière espagnole (et un peu d'approvisionnement aussi soyons honnêtes !)

Et je tombe sur çà :

Cà fait envie hein ??

Ils sont fous ces espagnols !


Sinon il y avait aussi une boutique Mango (pour l'exemple et puis c'est une enseigne du pays !) et j'ai parcouru la dernière collection à Paris avant de prendre le large, j'avais même acheté un manteau et là que-vois-je ? En moyenne 30 à 40% moins de moins sur les étiquettes... 

Un petit moment de solitude ^^