Perdre une Plume

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dimanche 17 juin 2012

Un week-end comme il en faudrait plus

Se prélasser sur une plage peu fréquentée / S'offrir un nouveau sac à main / Dire "bonne fête papa" / Faire un barbecue en soirée / S'endormir avant 22h sur le canapé / Terminer un livre / Nager, nager et nager / Lézarder au bord d'une piscine / Se balader à Argelès / Manger un 280 / Se refaire les ongles / Une sieste dans le jardin / Recevoir un colis / Souhaiter un bon anniversaire via Skype / Se faire un calin au réveil / Tomber de sommeil / Faire de la confiture d'abricots / Boire l'apéro / Se faire couler un bain / Aller voter / Se promener à vélo / Dire 20 fois "il fait trop beau" / Étendre une lessive au soleil / Essayer de repérer une cigale sur un arbre / Tailler ses rosiers ....

Et faire tenir tout çà dans un seul week-end :)

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Get The Party Started by Damien Rice on Grooveshark

vendredi 20 janvier 2012

En bref

- Une journée de formation (attendue depuis 3 mois et désormais obsolète)
- Une initiation au Do In
- Une pizza au reblochon
- Un match de tennis (que j'ai gagné \o/ )
- Quatre belles lectures (dont un livre voyageur)
- Une conversation téléphonique tardive avec ma jumelle de cœur
- Plusieurs fou rires
- Deux roses au jardin
- Deux livres "cadeau de noël" de mon n+2 choisis avec goût (le dernier Zafon et le dernier Vigan rien que çà, c'est bon d'avoir un boss lecteur !)
- Un recalage en règle au don du sang
- Une galette au bureau
- Deux épisodes de série regardés (seulement !!)
- L'anniversaire paternel
- Trois déjeuners dehors au soleil
- Et un week-end qui s'annonce sous la couette, à recharger les batteries et à lire !

Une semaine chargée et étonnante à la fois...

Pumped Up Kicks by Foster the People on Grooveshark


vendredi 23 décembre 2011

Demain

Ce sera Noël, ce jour censé spécial (qui pour le cadeau, qui pour les retrouvailles, qui pour le foie gras...) mais qui cette année m'enthousiasme peu.

J'ai pourtant fait mes achats, plaisir anticipé de les savoir reçus, ouverts, souris. Bien le seul que je me suis autorisée d'ailleurs, en mode flash, 2h pas plus, à libérer, pour pouvoir cocher la tâche sur la liste de choses à faire.

Cette année ma tête est ailleurs, ma famille est loin. Une au bureau l'autre dans son Grand Nord et au milieu ma famille d'accueil pour laquelle je vais essayer de faire de mon mieux, comme souvent, d'être là, de ne pas trop dépareiller son bel ensemble, sa bonne humeur ambiante et les efforts de chacun.

Ce n'est pas une corvée, c'est juste différent. L'impression d'être un peu restée sur le bord de la route, de ne pas avoir su anticiper, voir ce Noël arriver, s'y préparer, l'attendre même.
Il surgit et s'impose, comme quelque chose d'un peu improbable et de décalé, qui n'est finalement pas à sa place, pas au bon moment et pas dans les bonnes conditions..

Au fond j'espère que ce n'est pas juste moi, plutôt un accident de parcours, que j'ai des circonstances atténuantes...
Qu'en fait ce n'est pas juste moi qui vieillis et que l'année prochaine je retrouverai ce plaisir de fêter Noël.

dimanche 6 novembre 2011

Le pays de la pluie

Des trombes d'eau comme rarement ici, qui ruisselle le long des trottoirs vers des bouches d'égouts débordées et peu habituées, qui s'entasse en énormes flaques sur les routes sans écoulements prévus, qui éclabousse les piétons malchanceux, qui recouvre les pieds des arbres dans des parcs où les bancs publiques font office de barques échouées...

C'est aussi des journées bien grises dans cette région pourtant si vive en lumière, des gens qui peu à peu deviennent plus mornes face à ce manque anormal de luminosité.

C'était aussi un premier anniversaire, celui de notre arrivée ici, qu'on a tenu à "arroser" avec nos proches.

C'est s'enfermer dans les maisons, parler de l'état de son jardin au téléphone, boire un café en discutant du niveau des gués et regarder la pluie qui tombe, inlassablement, de l'autre côté de la fenêtre.

Alors ce n'est pas encore la catastrophe, mais çà reste impressionnant ! J'espère que la pluie va se calmer un peu cette semaine :)
De plus, traditionnellement, le 11 novembre c'est la foire aux camelots de la Saint-Martin, un évènements festif où faire de bonnes affaires, une ballade familiale chère au cœur des catalans ! Ce serait vraiment dommage que la pluie soit de la partie :s

dimanche 16 octobre 2011

Xena, Proust et aussi les bisounours

Suite à un malencontreux accident de cervical (que j'ai juste laissé trainer une semaine tellement je suis une guerrière) (ce qui vaut aussi pour le nombre de neurones comme définition) (avoue Xena elle aurait pas fait HEC quoi !) je me retrouve à faire des phrases pleines de parenthèses et qui je le sens vont même contenir du texte barré.

Ce qui m'étonne le plus (mis à part mes doigts qui dérapent régulièrement de touches sur le clavier) c'est que ce week-end de "repos" et de décollage aux anti-douleurs / myorelaxant était censé se passer 10cm au dessus de mon lit au pays des bisounours... Or je suis là, je ne dors pas tant que çà et surtout pas de bisounours en vue... Je serai presque même aussi peu cohérente que d'habitude mais pas moins.
Ce n'était pourtant pas sans compter sur le médecin pas habituel mais trouvé par hasard et par urgence qui a voulu s'improviser ostéo et gaiement avec intérêt mais aucun professionnalisme a voulu "me remettre tout çà", clac clac on en parle plus. Sauf que non, c'est juste mille fois pire depuis, et que en plus maintenant même serrer les dents n'est plus envisageable... Même en doublant les doses on me refuse cette douce anesthésie que j'appelle de tous mes vœux !
C'est quoi le délire là ? Je me suis trop xenatisée pour avoir le droit de me laisser abrutir à coup de médicament-à-prendre-avec-précaution-et-uniquement-avec-l'avis-de-votre-médecin-ne-pas-conduire-ne-pas-boire-ne-pas-allaiter-ne-pas-dépasser-la-dose-prescrite et une liste d'effet secondaires aussi longue qu'un roman de Proust ?

Merde alors, pour une fois que je voulais voir des bisounours...

jeudi 13 octobre 2011

But it's better if you don't

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Je déteste le compromis, notion qui va à l'encontre de tout ce que je suis finalement. Tout comme conjuguer le verbe résoudre en mode pronominal...
Et pourtant, trop souvent, la raison gagne.

Il y a peu j'ai donc cédé le cœur à la raison, et je l'avale donc chaque matin avec un grand verre d'eau...
Parce que oui, les labo pharmaceutiques savent faire de l'humour et donner une forme de cœur à une pilule qui va vous ôter tout élan du cœur justement.
Mais que parce qu'il faut que ce soit la tête qui commande, il faut bien qu'elle soit en état de commander et de ne pas être stupidement monopoliser à lutter contre cet accès imaginaire qu'est la migraine il faut avaler ce cœur et autres pilules rouges au petit-déjeuner, entre clope et café.

Et chaque matin c'est la révolte, la nausée au moment d'ingérer, la répugnance du cœur qui s'exprime et que la tête accorde même si c'est pour son bien.

C'est mieux pire si tu ne la prends pas, c'est moins meilleur si tu la prends... Fais avec çà.
Je ne peux juste pas. Je ne veux juste pas. Je veux cette autre solution qu'on ne me donne pas, celle entre "souffre et tais-toi" et "prends çà et ne sois plus toi"

Arrêter de faire tout en sachant que ce serait mieux de ne pas faire mais que raisonnablement il vaut mieux. Parce que être adulte chaque matin, c'est effacer un peu de soi et de sa nature avec un grand verre d'eau, juste pour être sûre d'être en état d'assurer son job de la journée.

Je me mets à haïr le petit-déjeuner...

lundi 3 octobre 2011

♫ That's a niouuu dayy ! ♫

Nouvelle semaine, nouveau départ et de quoi se donner un peu d'énergie pour ce lundi !

Ne dites pas merci, çà tourne en boucle ces jours-ci ;)

jeudi 22 septembre 2011

Négatifs

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C'est la rentrée et je vois des gens tristes.
Non pas qu'ils s'en rendent vraiment compte, chacun donne le change à sa manière.
Pas de cette tristesse qui s'apparente à de la déprime saisonnière où juste à l'annuel adieu à la crème solaire... Non des vrais gens tristes, grises mines regards éteints qui sourient parce qu'il le faut bien.

Et c'est ce "parce qu'il le faut bien" qui moi m'attriste le plus. Cette manière qu'on a, qu'on nous a donné, de faire avec, de se contenter de.
Au fil des années, on nous a conditionné au moins, au moins qui vaut toujours mieux que rien... Tu as un job de merde où tu te sens exploité ? C'est quand même bien, regarde tous ces gens qui n'ont pas de travail, c'est déjà une chance d'avoir un travail.

On nous a inculqué cette frilosité dans une bonne intention : la vie est dure, bien plus dure. Que quand au juste ? Çà personne ne sait. On sait juste qu'aujourd'hui on part tous plus ou moins perdant, alors qu'il vaut mieux ne pas voir trop grand et faire avec.
Alors on se définit par la négative dans la vie comme au travail : je ne sais pas ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas. Nos exigences ne s'affirment pas, elle se dénient. On vote contre plutôt que pour quelque chose...

Et moi je veux bien admettre que c'est une chance de ne pas crever de faim et de ne pas vivre dans une zone désertique sans eau potable et électricité. Je refuse par contre qu'on se serve de çà pour niveler la société par le bas, qu'on la bâillonne dans nos culpabilités de bienheureux.
À regarder le monde avec les yeux du misérabilisme, il en devient terne, les gens gris et on perd la sensation du choix contre celle de l'inéluctable.
Parce que c'est tellement ancré, là profond depuis l'enfance, qu'on se sentirait presque honteux de vouloir plus. Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas adulte !

Je veux bien reconnaître également qu'il est important d'être conscient de ce qu'on a, de savoir profiter des petits bonheurs et plaisirs tout simples que la vie peut nous offrir, d'en être reconnaissant.
Mais le positivisme systématique et à grande échelle est un véritable fléau. Ce n'est tout simplement pas moteur, il nous incite à la stagnation.

Moi aussi je suis triste parfois, mais je garde cette idée que la vie n'est pas un jeu, il n'y a ni gagnant ni perdant, elle est juste ce qu'on en fait, ce qu'on ose en faire.
Elle n'est pas toujours facile à appliquer, elle fait même mal parfois quand on se cogne un peu à la réalité des autres et pourtant je sens que sans elle je ne serais sûrement pas capable de respirer. Que c'est cette capacité à vouloir plus, à se rebeller, à crier fort qui me permet de ne pas devenir terne à mon tour quitte à passer pour celle jamais satisfaite, trop exigeante, intransigeante et autres adjectifs qu'on a bien à tort ranger dans la case défaut.

Je voudrais que plus de gens voient "grand", osent tout simplement, se lancent des défis même à petite échelle et tentent leur chance. Et peu importe le résultat, l'exultation et la libération sont dans la tentative, bien plus que dans la réussite ou dans l'échec. Il n'y a pas d'évolution sans prise de risque.
Et puis parce que se contenter de ce qu'on a par comparaison, c'est comme si au lieu de regarder de belles photos, on préférait contempler les négatifs...



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jeudi 8 septembre 2011

Escapade spaTio-temporelle

Il y a de bons endroits où prendre la fuite...

Des lieux où on serait bien n'importe quand

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Et il y a tout simplement des personnes avec qui on serait bien n'importe où...

mardi 26 juillet 2011

Du pouvoir de la chaussure sur la femme, de la symbolique de l'eau, du tatouage dans l'air et un peu de Tool

Je suis affamée. De choses inutiles, inaccessibles, pas raisonnables.

Je comble le manque à la magie du code secret de carte bleue, pour une énième paire de chaussures que je mettrais tout au plus à deux occasions et qui une fois dans le dressing ne sont déjà plus si intéressantes.
J'ai soif de changement, et plutôt que de m'attaquer au vrai problème je pense "un nouveau piercing ? non plutôt un tatouage cette fois".
J'aveugle le vide, du moins j'essaye de le remplir tant bien que mal à coup d'objets et de nouveautés, de pulsions mal contrôlées, d'ennui détourné.

Et çà marche, au moins un moment. Çà passe le temps, toujours çà de pris, de moins à ruminer, à réfléchir, à avancer. Un peu de temps de gagné pour continuer à stagner... mais dans une paire de nouvelles ballerines.

Dans les films ou les romans, les grands changements sont toujours symbolisés par de l'eau : une résolution prise sous le douche, un baiser sous la pluie... Moi je voudrais être inondée, que çà déborde, que çà fuit, exsudé par tous les bords mais pour le moment je resserre juste les vannes. Plutôt que l'eau je choisis l'encre, celle indélébile qui marquera ce tournant ou tout du moins fera office de détournement... (souhaitons-la plus efficace que les chaussures).

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