Perdre une Plume

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vendredi 27 janvier 2017

Drive & Alive

J'assume mon côté James Dean, cette obsession à devoir se sentir vivant qui ne passe pas malgré les années...
Sans être à la recherche permanente de sensations fortes, c'est plutôt une quête de moments, une collection d'instants et de sensations...

Je crois que c'est pour ça que j'aime autant conduire. C'est cliché sûrement mais voilà, j'adore ça : rouler, les km qui défilent et les 130CH sous l'escarpin... Ça ne me rend pas puissante, ça me fait me sentir vivante, une concentration qui vide l'esprit de tout autre chose et ça fait un bien fou.
Voilà donc un "moment" : A75 Béziers-Millau circulation quasi inexistante, des boucles, des virages et de grands espaces, Hotel California en bande-son. De quoi me rebooster pour plusieurs jours !

Un autre, plus récent : s'autoriser à fêter une date particulière toute seule et savourer :

... A se demander finalement, si se sentir vivant, quelque que soit la forme que chacun lui donne, ce n'est pas juste faire vraiment quelque chose pour soi et soi-même uniquement...

mardi 24 janvier 2017

Major Tom

Parce que c'est l'humeur du jour, voilà...

lundi 17 octobre 2016

Témoin

Cette semaine sera marquée par un enterrement et un mariage, étrange combinaison...

L'enterrement de cet après-midi touche une amie proche, je n'y vais qu'en soutien, témoin de son deuil et sa peine.
Je déteste ça, quand mes mots, ma seule arme au quotidien, deviennent vains et me font défaut.
A part "être là", me tenir à côté de la petite fille au fond d'elle qui perd son papa...


Le mariage de ce week-end, celui de mon double, de ma belle Nana. Là encore témoin, comme depuis tant d'années !
Et je ne me leurre pas, ce mariage me fait mal à l'âme quelque part... Je me doute qu'elle a vécu la même chose il y a quelques temps elle aussi , mais je ne le comprend que maintenant.
Ce n'est pas triste un mariage, je ne dis pas ça, je suis très heureuse pour elle mais je la perd aussi un peu en un sens. Comme un père qui offre sa fille, à la fois heureux pour son bonheur et une petite mort à l'intérieur.


Je sais gérer mes émotions, plus difficilement celles de mes proches et je déteste ça.

vendredi 4 juillet 2014

Allez, courage hein !

Non, juste non.
Tu dis "courage", j'entends que je vais en avoir besoin, que je pars perdante, que ce n'est pas gagné, que je vais en chier quoi.
Tu veux m'encourager, encourage moi au lieu de me saper mon énergie.
Les mots sont importants.

Tu la vois toi la différence entre un "Bon courage" et un "Tout va bien se passer" ou encore un "Tu peux le faire" ? Moi je la ressens jusque dans mon ventre. La premier me parle de toi, de ton empathie-pitié et de ton peu de confiance dans l'issue, les deux derniers parlent de moi, de ma capacité à faire front, à assurer à "être capable de"...
Alors oui, oui. C'est une expression toute faite, comme il y en a des tas, mais les mots sont importants...

dimanche 17 juin 2012

Un week-end comme il en faudrait plus

Se prélasser sur une plage peu fréquentée / S'offrir un nouveau sac à main / Dire "bonne fête papa" / Faire un barbecue en soirée / S'endormir avant 22h sur le canapé / Terminer un livre / Nager, nager et nager / Lézarder au bord d'une piscine / Se balader à Argelès / Manger un 280 / Se refaire les ongles / Une sieste dans le jardin / Recevoir un colis / Souhaiter un bon anniversaire via Skype / Se faire un calin au réveil / Tomber de sommeil / Faire de la confiture d'abricots / Boire l'apéro / Se faire couler un bain / Aller voter / Se promener à vélo / Dire 20 fois "il fait trop beau" / Étendre une lessive au soleil / Essayer de repérer une cigale sur un arbre / Tailler ses rosiers ....

Et faire tenir tout çà dans un seul week-end :)

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Get The Party Started by Damien Rice on Grooveshark

vendredi 20 janvier 2012

En bref

- Une journée de formation (attendue depuis 3 mois et désormais obsolète)
- Une initiation au Do In
- Une pizza au reblochon
- Un match de tennis (que j'ai gagné \o/ )
- Quatre belles lectures (dont un livre voyageur)
- Une conversation téléphonique tardive avec ma jumelle de cœur
- Plusieurs fou rires
- Deux roses au jardin
- Deux livres "cadeau de noël" de mon n+2 choisis avec goût (le dernier Zafon et le dernier Vigan rien que çà, c'est bon d'avoir un boss lecteur !)
- Un recalage en règle au don du sang
- Une galette au bureau
- Deux épisodes de série regardés (seulement !!)
- L'anniversaire paternel
- Trois déjeuners dehors au soleil
- Et un week-end qui s'annonce sous la couette, à recharger les batteries et à lire !

Une semaine chargée et étonnante à la fois...

Pumped Up Kicks by Foster the People on Grooveshark


vendredi 23 décembre 2011

Demain

Ce sera Noël, ce jour censé spécial (qui pour le cadeau, qui pour les retrouvailles, qui pour le foie gras...) mais qui cette année m'enthousiasme peu.

J'ai pourtant fait mes achats, plaisir anticipé de les savoir reçus, ouverts, souris. Bien le seul que je me suis autorisée d'ailleurs, en mode flash, 2h pas plus, à libérer, pour pouvoir cocher la tâche sur la liste de choses à faire.

Cette année ma tête est ailleurs, ma famille est loin. Une au bureau l'autre dans son Grand Nord et au milieu ma famille d'accueil pour laquelle je vais essayer de faire de mon mieux, comme souvent, d'être là, de ne pas trop dépareiller son bel ensemble, sa bonne humeur ambiante et les efforts de chacun.

Ce n'est pas une corvée, c'est juste différent. L'impression d'être un peu restée sur le bord de la route, de ne pas avoir su anticiper, voir ce Noël arriver, s'y préparer, l'attendre même.
Il surgit et s'impose, comme quelque chose d'un peu improbable et de décalé, qui n'est finalement pas à sa place, pas au bon moment et pas dans les bonnes conditions..

Au fond j'espère que ce n'est pas juste moi, plutôt un accident de parcours, que j'ai des circonstances atténuantes...
Qu'en fait ce n'est pas juste moi qui vieillis et que l'année prochaine je retrouverai ce plaisir de fêter Noël.

dimanche 6 novembre 2011

Le pays de la pluie

Des trombes d'eau comme rarement ici, qui ruisselle le long des trottoirs vers des bouches d'égouts débordées et peu habituées, qui s'entasse en énormes flaques sur les routes sans écoulements prévus, qui éclabousse les piétons malchanceux, qui recouvre les pieds des arbres dans des parcs où les bancs publiques font office de barques échouées...

C'est aussi des journées bien grises dans cette région pourtant si vive en lumière, des gens qui peu à peu deviennent plus mornes face à ce manque anormal de luminosité.

C'était aussi un premier anniversaire, celui de notre arrivée ici, qu'on a tenu à "arroser" avec nos proches.

C'est s'enfermer dans les maisons, parler de l'état de son jardin au téléphone, boire un café en discutant du niveau des gués et regarder la pluie qui tombe, inlassablement, de l'autre côté de la fenêtre.

Alors ce n'est pas encore la catastrophe, mais çà reste impressionnant ! J'espère que la pluie va se calmer un peu cette semaine :)
De plus, traditionnellement, le 11 novembre c'est la foire aux camelots de la Saint-Martin, un évènements festif où faire de bonnes affaires, une ballade familiale chère au cœur des catalans ! Ce serait vraiment dommage que la pluie soit de la partie :s

dimanche 16 octobre 2011

Xena, Proust et aussi les bisounours

Suite à un malencontreux accident de cervical (que j'ai juste laissé trainer une semaine tellement je suis une guerrière) (ce qui vaut aussi pour le nombre de neurones comme définition) (avoue Xena elle aurait pas fait HEC quoi !) je me retrouve à faire des phrases pleines de parenthèses et qui je le sens vont même contenir du texte barré.

Ce qui m'étonne le plus (mis à part mes doigts qui dérapent régulièrement de touches sur le clavier) c'est que ce week-end de "repos" et de décollage aux anti-douleurs / myorelaxant était censé se passer 10cm au dessus de mon lit au pays des bisounours... Or je suis là, je ne dors pas tant que çà et surtout pas de bisounours en vue... Je serai presque même aussi peu cohérente que d'habitude mais pas moins.
Ce n'était pourtant pas sans compter sur le médecin pas habituel mais trouvé par hasard et par urgence qui a voulu s'improviser ostéo et gaiement avec intérêt mais aucun professionnalisme a voulu "me remettre tout çà", clac clac on en parle plus. Sauf que non, c'est juste mille fois pire depuis, et que en plus maintenant même serrer les dents n'est plus envisageable... Même en doublant les doses on me refuse cette douce anesthésie que j'appelle de tous mes vœux !
C'est quoi le délire là ? Je me suis trop xenatisée pour avoir le droit de me laisser abrutir à coup de médicament-à-prendre-avec-précaution-et-uniquement-avec-l'avis-de-votre-médecin-ne-pas-conduire-ne-pas-boire-ne-pas-allaiter-ne-pas-dépasser-la-dose-prescrite et une liste d'effet secondaires aussi longue qu'un roman de Proust ?

Merde alors, pour une fois que je voulais voir des bisounours...

jeudi 13 octobre 2011

But it's better if you don't

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Je déteste le compromis, notion qui va à l'encontre de tout ce que je suis finalement. Tout comme conjuguer le verbe résoudre en mode pronominal...
Et pourtant, trop souvent, la raison gagne.

Il y a peu j'ai donc cédé le cœur à la raison, et je l'avale donc chaque matin avec un grand verre d'eau...
Parce que oui, les labo pharmaceutiques savent faire de l'humour et donner une forme de cœur à une pilule qui va vous ôter tout élan du cœur justement.
Mais que parce qu'il faut que ce soit la tête qui commande, il faut bien qu'elle soit en état de commander et de ne pas être stupidement monopoliser à lutter contre cet accès imaginaire qu'est la migraine il faut avaler ce cœur et autres pilules rouges au petit-déjeuner, entre clope et café.

Et chaque matin c'est la révolte, la nausée au moment d'ingérer, la répugnance du cœur qui s'exprime et que la tête accorde même si c'est pour son bien.

C'est mieux pire si tu ne la prends pas, c'est moins meilleur si tu la prends... Fais avec çà.
Je ne peux juste pas. Je ne veux juste pas. Je veux cette autre solution qu'on ne me donne pas, celle entre "souffre et tais-toi" et "prends çà et ne sois plus toi"

Arrêter de faire tout en sachant que ce serait mieux de ne pas faire mais que raisonnablement il vaut mieux. Parce que être adulte chaque matin, c'est effacer un peu de soi et de sa nature avec un grand verre d'eau, juste pour être sûre d'être en état d'assurer son job de la journée.

Je me mets à haïr le petit-déjeuner...

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