Perdre une Plume

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jeudi 13 octobre 2011

But it's better if you don't

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Je déteste le compromis, notion qui va à l'encontre de tout ce que je suis finalement. Tout comme conjuguer le verbe résoudre en mode pronominal...
Et pourtant, trop souvent, la raison gagne.

Il y a peu j'ai donc cédé le cœur à la raison, et je l'avale donc chaque matin avec un grand verre d'eau...
Parce que oui, les labo pharmaceutiques savent faire de l'humour et donner une forme de cœur à une pilule qui va vous ôter tout élan du cœur justement.
Mais que parce qu'il faut que ce soit la tête qui commande, il faut bien qu'elle soit en état de commander et de ne pas être stupidement monopoliser à lutter contre cet accès imaginaire qu'est la migraine il faut avaler ce cœur et autres pilules rouges au petit-déjeuner, entre clope et café.

Et chaque matin c'est la révolte, la nausée au moment d'ingérer, la répugnance du cœur qui s'exprime et que la tête accorde même si c'est pour son bien.

C'est mieux pire si tu ne la prends pas, c'est moins meilleur si tu la prends... Fais avec çà.
Je ne peux juste pas. Je ne veux juste pas. Je veux cette autre solution qu'on ne me donne pas, celle entre "souffre et tais-toi" et "prends çà et ne sois plus toi"

Arrêter de faire tout en sachant que ce serait mieux de ne pas faire mais que raisonnablement il vaut mieux. Parce que être adulte chaque matin, c'est effacer un peu de soi et de sa nature avec un grand verre d'eau, juste pour être sûre d'être en état d'assurer son job de la journée.

Je me mets à haïr le petit-déjeuner...

jeudi 22 septembre 2011

Négatifs

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C'est la rentrée et je vois des gens tristes.
Non pas qu'ils s'en rendent vraiment compte, chacun donne le change à sa manière.
Pas de cette tristesse qui s'apparente à de la déprime saisonnière où juste à l'annuel adieu à la crème solaire... Non des vrais gens tristes, grises mines regards éteints qui sourient parce qu'il le faut bien.

Et c'est ce "parce qu'il le faut bien" qui moi m'attriste le plus. Cette manière qu'on a, qu'on nous a donné, de faire avec, de se contenter de.
Au fil des années, on nous a conditionné au moins, au moins qui vaut toujours mieux que rien... Tu as un job de merde où tu te sens exploité ? C'est quand même bien, regarde tous ces gens qui n'ont pas de travail, c'est déjà une chance d'avoir un travail.

On nous a inculqué cette frilosité dans une bonne intention : la vie est dure, bien plus dure. Que quand au juste ? Çà personne ne sait. On sait juste qu'aujourd'hui on part tous plus ou moins perdant, alors qu'il vaut mieux ne pas voir trop grand et faire avec.
Alors on se définit par la négative dans la vie comme au travail : je ne sais pas ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas. Nos exigences ne s'affirment pas, elle se dénient. On vote contre plutôt que pour quelque chose...

Et moi je veux bien admettre que c'est une chance de ne pas crever de faim et de ne pas vivre dans une zone désertique sans eau potable et électricité. Je refuse par contre qu'on se serve de çà pour niveler la société par le bas, qu'on la bâillonne dans nos culpabilités de bienheureux.
À regarder le monde avec les yeux du misérabilisme, il en devient terne, les gens gris et on perd la sensation du choix contre celle de l'inéluctable.
Parce que c'est tellement ancré, là profond depuis l'enfance, qu'on se sentirait presque honteux de vouloir plus. Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas adulte !

Je veux bien reconnaître également qu'il est important d'être conscient de ce qu'on a, de savoir profiter des petits bonheurs et plaisirs tout simples que la vie peut nous offrir, d'en être reconnaissant.
Mais le positivisme systématique et à grande échelle est un véritable fléau. Ce n'est tout simplement pas moteur, il nous incite à la stagnation.

Moi aussi je suis triste parfois, mais je garde cette idée que la vie n'est pas un jeu, il n'y a ni gagnant ni perdant, elle est juste ce qu'on en fait, ce qu'on ose en faire.
Elle n'est pas toujours facile à appliquer, elle fait même mal parfois quand on se cogne un peu à la réalité des autres et pourtant je sens que sans elle je ne serais sûrement pas capable de respirer. Que c'est cette capacité à vouloir plus, à se rebeller, à crier fort qui me permet de ne pas devenir terne à mon tour quitte à passer pour celle jamais satisfaite, trop exigeante, intransigeante et autres adjectifs qu'on a bien à tort ranger dans la case défaut.

Je voudrais que plus de gens voient "grand", osent tout simplement, se lancent des défis même à petite échelle et tentent leur chance. Et peu importe le résultat, l'exultation et la libération sont dans la tentative, bien plus que dans la réussite ou dans l'échec. Il n'y a pas d'évolution sans prise de risque.
Et puis parce que se contenter de ce qu'on a par comparaison, c'est comme si au lieu de regarder de belles photos, on préférait contempler les négatifs...



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samedi 9 juillet 2011

Stairways to...

... heaven / hell ?

Je laisse trainer mes chaussures n'importe où.
Je ne fais jamais la vaisselle.
Je bois à la bouteille.
Je dis des grossièretés.
Je suis souvent pieds nus.
Je consomme plus de livres que de nourriture.
J'aime marcher dans la rue la nuit.
Je n'aime généralement pas les robes.
Je ne lis pas de magazines.
Je veux toujours plus, tout de suite.
Je ne surveille pas mon poids.
Je ne me vernis pas les ongles.
J'aime l'ivresse.
Je veux toujours être ailleurs.
Je suis obsessionnelle.
Je fume trop.
Je ne regarde pas la télé.
Je passe des heures sur des jeux vidéo.
Je lis de la fantasy et de la SF.
Je n'ai pas toujours les cheveux longs.
Je ne sais pas recoudre une chaussette.
Je ne suis jamais contente.
...
Et je pourrais continuer à ce petit jeu là longtemps.

Alors je crois que j'en ai juste marre, des stéréotypes à la con. Que ce soit dans un sens ou dans un autre, trop femme, pas assez, archétype ou idéalisée, anti-truc, opposée de machin, typée X ou Y...

Je n'ai juste pas envie de rentrer dans une case, pas plus que les autres au final je pense, je suis peut-être juste un peu moins influençable...
Je ne serai jamais une parfaite femme d'intérieure ou mère au foyer, je ne serais jamais cette bombasse sur talons aiguilles et shorty qui se trémousse dans un clip de rap et sérieusement je m'en fous.

Mais je crois que, pire que tout, je me fous encore plus des gens qui trouvent çà "cool" que je m'en foute, qui s'ébahissent de ce que je ne suis pas.

Je ne veux pas exister par comparaison.



mardi 22 mars 2011

Connasse

Doux surnom qui sonne encore à mes oreilles rien qu'à le lire, je l'entend, là tout de suite, prononcé par plusieurs de mes amis (avec ou sans "e"), potes, connaissances...
Parce que j'en suis paraît-il, et le pire c'est que j'aime çà.

J'en suis même fière au fond. Aussi bien pour l'aspect affectueux qu'il peut avoir que quand il est donné avec une sincère animosité.
On le lance à la face de ma liberté, ma liberté de femme souvent vexante, de ma franchise toujours trop crue, de ma rébellion incessante, de ma tête dure, de ma fierté, de mon goût prononcé pour la contradiction, de mes prises de décision et de mon indépendance...

Je suis une connasse quand je dis le mal que tout le monde pense, même à mon sujet.
... quand je ris avec joie de quelqu'un qui le mérite même-si-çà-ne-fait-pas.
... parce que je sais souvent avec mes mots, taper là où çà fait mal, cerner où le bât blesse.
... parce que je n'ai pas peur de vexer, et encore moins de ce que l'on peut penser de moi.
... quand je fais rire les autres sur des sujets dont il ne faudrait pas.
... quand je refuse le compromis et ses jeux sociaux mensongers.
... parce que je dis "c'est de la merde" un peu trop souvent.
... parce que je sais aussi me faire des ennemis, sans chercher à arrondir les angles.
... quand même mes amis les plus proches m'apprécient autant qu'ils peuvent me détester.
... quand je donne ma pensée, sans l'enjoliver, et avec toute la non-diplomatie dont je suis capable.
... parce que j'ose le "non".
... parce que j'aime la vie dans tout ce qu'elle a de bon et que je ne m'en cache pas.

J'aime donc ces "connasse" adressés en chuchotant, sourire aux lèvres.
Ceux aussi plus durs, crachés avec colère...
Parce que je sais où ils prennent leurs racines, par quoi ils sont justifiés et j'assume, pleinement, avec un plaisir non dissimulé... en vraie bonne connasse qui se respecte !

jeudi 9 septembre 2010

Du changement dans l'air...

Et un petit air de renfermé ici, alors je passe aérer un peu !

Pour ceux et celles qui me suivent un peu via FB ou Twitter çà ne vous aura pas échappé : je pars à l'aventure !

Suite à un gros coup de ras le bol, j'ai décidé de changer de vie : je pars vivre à la Mer (voui voui détestez moi j'aime çà)



Je quitte donc mon job (et çà va beaucoup mieux), je termine à la fin du mois et vais donc aller pour la première fois m'inscrire au Pôle-emploi, j'en rirai presque.

Un projet qui me motive comme rarement, au point qu'on nous prendrait presque pour deux ados inconscients qui envoient valdinguer jobs, appart sans aucun remord !

Dans le détail l'opération n'est pas mince, et je croule sous des milliers de choses à faire : rendre l'appartement et gérer mon connard de proprio pour la caution, me mettre en quête de cartons, vendre tous les trucs inutiles et qui nous soulageront un peu côté budget (et aussi sur le nombre de cartons à porter le jour J), chercher un job sur place, et puis un appart aussi, trier ma bibliothèque, trouver une mutuelle pour Toi et moi (adieu celle de ma boîte), reboucher les trous des étagères et tableaux, démonter mes meubles, trouver un camion à prix raisonnable pour 3 jours, organiser mon trajet et les étapes pour le jour J et fixer une date, louer une machine à sec, inscription au pôle-emploi, dire au revoir à tout le monde (et assumer les gueules de bois qui vont avec), prévoir mes changements d'adresse et l'abonnement internet... le tout en continuant à bosser la journée !

Autant vous dire, je suis HS et même quand je dors je continue de réfléchir, répertorier, organiser tout çà...

J'ai à peine le temps de lire (c'est pour dire), et encore moins celui de jouer à SC2 !!

Alors voilà, ici ce n'est guère mieux mais je ne vous oublie pas (même si je me fais rare aussi chez vous).

Deux bonnes nouvelles en perspectives tout de même : j'ai  pris pas mal de retard sur mes notes de lecture vous allez donc tout de même avoir une programmation, et puis on approche à grands pas des 2000 commentaires ici, et même si le décompte est faussé suite à la perte de plusieurs mois de vos messages lors du changement d'hébergement il va tout de même falloir fêter çà !
Annonce est donc faite, le rédacteur du 2000ème commentaire sera l'heureux gagnant d'un livre dédicacé par mes soins et d'un petit colis surprise ! À vos claviers :)

(et puis oui, oui, j'essaye de vous faire un L&P pour septembre avec un livre en jeu aussi !)

mercredi 28 juillet 2010

Faut que je bouge...

Quand le sommeil ne suffit plus à vider ma tête, quand je la saoule avec des images, des ordinateurs, des écrans de télé et des reportages à la chaîne, la zapette dans une main et les gens qui défilent sans que les sons passent la barrière de mon esprit anesthésié. Plus de fantôme rêvé à lentement étrangler.

Faut que je bouge quand je maudis les gens intérieurement plus de 20 fois par jour, pour un strapontin pas levé, un café renversé, un merci oublié, une file d'attente bruyante, un chewing-gum sur un siège, une musique trop forte, un empoté en plein milieu à contourner.

Il faut que je me bouge quand je sens que mon poing serré dans ma poche, les ongles qui réveillent ma paume meurtrie, ne demande qu'à se transformer en coup porté, en nez cassé, en lunettes envolées, en mauvais exutoire à portée.

Il faudrait que je bouge quand les malheurs des autres me font souffler, quand je m'en balance comme de ma première cigarette en en allumant une autre justement, juste pour passer le temps et continuer de faire semblant d'écouter, essayant de ne pas laisser mon regard errer sur la rue, les gens, à cette terrasse de café où peu importe qui est de l'autre côté de la table. Une tête à claquer de plus, certainement.

Je devrais bouger quand je ne trouve plus de raison de me lever le matin, ni de me coucher le soir, que sourire me fait mal au ventre, d'être agréable avec les connus et les uns... les autres quoi.

Alors un besoin viscéral de soleil, de repos, de farniente ? On va dire çà, on va dire çà... Sûrement même.

Une nouvelle vague de rage passagère, je tiens encore les griffes mais pour combien de temps ? Il parait qu'on s'arrange pas en vieillissant... Et quand on explose avant, çà se passe comment ?

D'ici là, fais le pour moi, pour toi, pour qui tu voudras, mais fais toi petit, tout petit, minuscule que j'oublie même que tu es là. Il ne fait pas bon être sur mon chemin dans ces moments là, tu pourrais y laisser de la peau, des larmes, un bout de coeur, une once de fierté, une dose de courage et même tous les mots de ta bouche. Parce que çà me donne grande gueule, tu sais, et on apprécie rarement ce qui en sort, elle griffe, lamine, lacère, empoisonne, cogne.

De mon côté, je fais ce que je peux. Faut juste que je bouge...


vendredi 7 mai 2010

Séduction, tentation, abandon, renoncement...

Tu ne comprends toujours pas ?
Que c'est déjà perdu d'avance, que la lutte est inutile.

Sans peine je ferai sauter les verrous de ta volonté

La défaite n'aura rien de séduisante, mieux vaut rendre les armes dès maintenant. Laisse toi aller, succombe, de ton plein gré ce sera moins dur ensuite.
Il n'y aura même pas de regret à avoir puisque c'est inévitable...
Il te reste juste à faire ce dernier pas, à m'ouvrir tes bras.

Non, ne résiste pas, ne lutte pas, ne te détourne pas de la main tendue vers toi

Respire un grand coup et lance toi.
Si je dois forcer le passage de ta volonté, ce sera douloureux. Tu le sais bien.
Ouvre les yeux, contemple ton renoncement.

Ou je vais explorer le royaume de tes peurs, en devenir le dictateur

C'est tracé d'avance, il faut t'y résigner.
Dis toi que tu n'as pas le choix, si çà peut t'aider...
...Qu'il n'y a même pas de décision à prendre, juste à se soumettre.

C'est ta destinée, pourquoi vouloir lui résister ?

jeudi 22 avril 2010

Génération 35h

Je suis la génération 35h, celle dont on dit qu'elle a perdu la valeur travail et n'a goût que pour les loisirs.


Je suis de cette génération qui rêvant d'un CDI  a battu le pavé, banderole au poing, pour défendre ce doux avenir qui semblait bien normal.

Je suis de ces jeunes qui au travail sont considérés comme jeunes jusqu'à 35 ans, et payés en conséquence, avant de passer du côté des vieux ; comme çà d'un coup, frémissant de perdre leur postes et de ne plus être employables.

Je suis de ces anciens étudiants qu'on a laissé à la dérive, mener des études en leur disant qu'elles ne servaient à rien.

Je suis de ces jeunes travailleurs qui cotisent pour les autres, et dont on dit qu'ils n'auront jamais de retraite ; "soyez prévoyants, épargnez !"

Je suis de cette bande de feignants qui refusent de travailler le dimanche et le soir après 20h, qui ne vivent que pour des vacances et des loisirs imaginaires que leur pauvres salaires ne peuvent s'offrir.

Je suis cette jeunesse égoïste en quête de reconnaissance et d'accomplissement plutôt que d'une gloire illusoire, et le rôle d'éternel faire-valoir.

Je suis de ces désenchantés à qui le travail n'apporte rien mais qui doit bien se lever le matin, remplir le frigo et payer le loyer...

Je suis un box anonyme d'open space, un être automatique, interchangeable et sans intimité exécutant des tâches sans intérêt mais urgentes.

Je suis le "jeune actif" qui frémit devant son banquier, ce père fouettard moderne.

Je suis cet adulte qui tire la gueule dans le métro tous les matins, et se presse vers son job sans même savoir pourquoi.

Je suis de ceux à qui on présage monts et merveilles, en échange d'un peu de patience, mais qui ne voit jamais rien venir.

Je suis les abstentionnistes, convaincu et vaincu à ce que rien ne change.

Je suis assailli de toute part, coupable sur tous les fronts : achète bio ! trie tes déchets ! ne prends pas ta voiture ! bouche le trou de la sécu !


Je suis jeune mais sans âge à l'intérieur, résigné avant l'heure mais décidé à ne pas m'échiner pour un avenir qu'on me promets terne.
Alors la "valeur travail" vous pouvez vous la carrer où je pense...

mardi 23 mars 2010

L'art de la guéguerre

Il y a des gens qui n'ont de cesse de vouloir titiller les autres.
De ces gens qui ne se sentent bien que dans le rôle du justicier, sûrs de leur bon droit sans même avoir pris la peine de regarder un peu devant leur porte.
Des gens qui croient que tout le monde, le reste du monde, devrait les remercier pour leur vaillance à faire chier les autres. Qui se croient aimés et respectés alors que tout le monde les déteste, et qui ne s'en aperçoivent même pas parce que c'est tout bonnement impensable à leurs yeux : qui pourrait ne pas aimer des gens si serviables, si respectables et à la si haute morale ?
De ces miséreux sociaux qui préfèrent détourner les yeux de leur propres vies, leurs défauts et leurs failles, pour aller critiquer et montrer du doigt celle des autres...
Des gens qui le temps de votre présence sont tout sourire et politesse tout en critiquant un autre, et qui une fois votre dos tourné ne se gênent pas pour vous tailler un costard en discutant, avec cet autre justement.
De ces gens qui, inclus dans un groupe, peuvent vous semer une belle discorde là où régnait la cordialité ; mais qui, une fois poussés dans leur derniers retranchements, s'avèrent d'un parfait manque d'intelligence.

Vous connaissez forcément des gens comme çà, nous en connaissons tous et si l'on a un peu de bon sens on fuit leur compagnie comme la peste.


Mes voisins sont de cette race là, et autant vous le dire, il y a de quoi devenir dingue devant tant de connerie.

Je ne suis pas une voisine exemplaire, je le reconnais. J'aime le principe du chacun chez soi et les hippopotames seront bien gardés, chacun sa vie, chacun ses emmerdes. Pour autant nous avons un immeuble agréable où tout le monde se dit bonjour, voire même discute 5 minutes dans l'escalier, où les gens se rendent service, s'invitent parfois selon les affinités et essayent de ne pas se gêner les uns les autres.
En cas de soucis, le plaignant va voir les personnes concernées et en parlant calmement et avec un peu de compréhension la plupart de ces soucis sont vite réglés.


Enfin çà c'était jusqu'à l'arrivée de mes voisins d'au dessus.
Ils sont pourtant loin eux aussi d'être des voisins idéaux. L'immeuble est assez vieux et l'on entend très facilement les bruits venant du dessus, nous y sommes habitués, enfin étions, parce qu'ils battent des records et en toute connaissance de cause : 2 enfants très mal élevés qui font de la trottinette sur le parquet d'un bout à l'autre de l'appartement, qui courent et crient partout dès 7h le matin (week-end compris), un monsieur peintre qui cloue ses toiles et ses cadres à n'importe quelle heure du jour et de la nuit (les soirs après 19h voire 20, le dimanche matin à 8h...), des barbecues merguez-partie dans la cheminée (oui oui dans la cheminée) qui empestent toute la colonne aussi bien en dessous qu'au dessus, des plantes sur les rebords de fenêtres sans bac ou coupelle qui me valent de belles inondations si j'ai le malheur d'ouvrir mes fenêtres les beaux jours et des vitres sales et boueuses le reste du temps...
Sans rire je n'en rajoute pas, je ne suis pas intolérante. Ils font des soirées aussi de temps à autres et çà ne me viendrait pas à l'esprit de leur dire quoi que ce soit.
Leur appartement couvrent deux de notre étage, nous partageons donc notre sort avec notre voisin de palier.
Je ne suis allée les voir que deux fois, au sujet des plantes. La première fois parce que j'avais eu le malheur d'être à la fenêtre au moment de l'arrosage et que, en plus d'une bonne douche pleine de terre; l'eau s'étant écoulée jusqu'à la rue je m'étais fait insulter par des passants qui me tenaient pour responsable (forcément hein j'étais à la fenêtre moi !). La seconde parce qu'un beau soir d'été j'avais laissé la fenêtre de ma chambre ouverte et que l'arrosage a été tellement abondant que l'eau a rebondit sur le bord de ma rambarde de fenêtre jusqu'à souiller mon lit (super heureuse de changer toute ma literie ce jour là ^^).
La troisième fois, j'ai perdu patience et de chez moi par la fenêtre je les ai traité de "Porcs irrespectueux", mais en même temps au bout d'un moment la coupe est pleine, et pétage de câble surtout quand on a prévenu gentiment à plusieurs reprises et que rien ne change.
Bizarrement çà les a calmé, enfin on en reparlera bientôt avec l'arrivée des beaux jours...

Notre voisin de palier lui a été beaucoup moins tolérant. Il est allé les voir à multiple reprises au sujet des plantes mais surtout du bruit. Au point qu'ils ont failli finir par en venir aux mains.

Mais le pire dans tout çà, c'est que ces langues de vipère avec lesquelles il est impossible de discuter (enfin en tout cas pas de manière à ce qu'il y ai un résultat ou une conséquence à la discussion) sont eux même les habitants les plus intolérants de l'immeuble.
À la différence près que loin de l'assumer et d'agir en conséquence ils optent pour de petits mots virulents scotchés sur la porte de l'ascenseur, se permettant ainsi d'insulter les gens copieusement sans se mouiller, et en signant "la copropriété" alors qu'ils n'en sont que membres comme tous les autres en aucun cas représentants, président ou que sais-je.
Ces petits mots doux ont instauré une certaine tension dans l'immeuble, et l'on se demande toujours en rentrant le soir qui en sera la prochaine victime...

La semaine dernière c'était moi et Toi qui à notre tour nous faisions traiter de "porcs" car des mégots été tombés dans la cour qui "n'est pas un cendrier". Nous n'étions pas nommés bien évidement, mais je sais qu'il s'agit de nous puisque depuis leur fenêtre du dessus ils voient très bien le cendrier sur ma fenêtre à moi.
Malgré l'agacement causé par le ton et la formulation, je réponds à mon tour au dos du mot scotché. Je fais poliment mon mea culpea en indiquant que le cendrier sur le rebord de fenêtre côté chambre est tombé à cause du vent (j'étais même descendu en pleine nuit dans la cour ramasser les morceaux de verre et m'assurer que je n'avais tué personne) et qu'il est possible que quelques mégots m'aient échappé. Que ce n'est pas la première fois que des objets tombent des fenêtres par accident (puisque çà leur arrivent régulièrement aussi !) mais que nous ferons plus attention. Je termine en indiquant que la moindre des politesses serait de venir nous voir directement en cas de problème et je signe de notre nom, étage et porte.

Et là je crois que j'aurai mieux fait de me taire. Parce que loin de venir nous voir, ils ont montré ma réponse à tout l'immeuble en se plaignant de notre "ton accusateur et déplacé"... Manque de bol nous nous entendons bien avec le président de la copropriété (que nous avions averti de suite du problème) qui au passage leur a remonté les bretelles pour avoir signé au nom de la copro, et nous avons donc vite été au courant de leurs manigances. Pour autant, pour nous l'incident était clos, on a pas que çà à faire de parler cendrier, cigarettes et mégots à toute la chrétienté à longueur de journée...

Sauf que hier soir, en rentrant tard et fatiguée de mon tennis j'ai eu le grand déplaisir de trouver un tas de mégots dans ma boîte aux lettres. Autant vous dire que je suis d'abord restée sur le cul devant tant de futilité, réaction d'orgueil infantile blessé...
En second lieu est venue la colère. Je ne vais quand même pas me laisser emmerder par des connards que je supporte sans mot dire de mon côté, surtout quand je vois le niveau de leur mentalité !
Le président de copro me dit qu'il ne peut rien faire, rien ne prouve qu'il s'agit bien d'eux -_-'. Soit on va faire çà à ma manière !

Conciliabule a donc été organisé avec le voisin de palier, c'est fini on ne leur lâche plus rien. Au moindre bruit suspect, à la moindre incartade on grimpe, ensemble si besoin. On se battra à coup de sonnette, de main courante, de lettre recommandée s'il le faut mais çà va saigner.

La guéguerre est lancée : SUS AUX CONNARDS !!

mardi 9 mars 2010

S'il fallait en rire...

Après trois jours de semi-coma migraineux à essayer de boire le moins possible juste pour ne pas avoir à se lever et faire 3 mètres s'en soulager.

Après trois jours sous cocktail : triptan pour essayer de lutter, herbe pour pouvoir dormir (oui vous avez bien lu) et anti-inflammatoires au petit bonheur la chance...

Après trois jours de langue collée au palais, une nuque en béton armé, une gorge serrée, du mal à avaler, juste envie de pleurer si seulement ce n'était pas pire de se laisser aller, des engourdissements flippants, des suées et puis non finalement des sueurs froides, des nausées mais rien à gerber.

Après trois jours dans le noir, à ne même pas supporter le bruit de son propre coeur. Trois jours et trois nuits à vouloir que çà s'arrête, les battements de coeur aussi, rien à foutre... et merde vouloir juste du noir, du vide et l'oubli. L'oubli de soi, de la douleur et de son corps qui hurle si fort, toutes sirènes dehors mais qui ne résonnent nul part, une alarme pour rien.

Après trois jours et la gueule en vrac, les jambes qui portent à peine, la bouche sèche et un corps juste fatigué, j'arrive encore à en rire.

Parce qu'après tout il ne reste plus qu'à en rire des gueules enfarinées en blouse blanche, qui doivent avoir pris médecine seconde langue et qui te serinent que tout çà c'est dans ta tête ! Des petites pilules magiques et on en parle plus, tu n'auras même plus envie de te plaindre de toute façon !

Mais plus envie de rire non plus...

Alors je rie, oui je rie. Mais ma douleur et moi, que vous croyiez la comprendre ou pas, on vous surplombe, on vous écrase dans votre ignorance répugnante, on en a marre de jouer les rats de laboratoire pour vos curiosités malsaines et vos théories pas établies. On vous emmerde du haut de notre souffrance pour votre compatissance feinte, votre incrédulité ou votre incompréhension, on a juste rien à foutre de vos états d'âme de médecin à la bien-pensance bien mal acquise !

Alors à défaut d'autre chose, laissez moi en rire.

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