Perdre une Plume

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mardi 21 février 2017

La Sirène

Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?

Une revisite du mythe de la sirène par Kiera Cass ?? Je signe où ??
C'est donc sans hésitation que je me suis lancée dans ce premier tome, j'avais juste adoré sa trilogie La Sélection parue dans la même collection !

Au final qu'en dire... J'ai aimé mais pas autant que ce que j'espérais !
La revisite est réussie, elle aborde le thème avec sa propre empreinte et c'est très plaisant (je ne vous en dis pas trop pour ne pas vous gâcher la découverte toutefois).
Kahleen est un personnage attachant quoique mélancolique et hésitante.
Pour moi l'ensemble pèche un peu plus par le rythme et le peu de surprise dans l'intrigue de fond ; c'est assez lent et quasiment tout est dit sur le quatrième de couverture...

C'est donc un bilan positif mais mitigé. Le roman se lit bien et on passe un bon moment, la revisite de Kiera Cass est réussie mais on pouvait s'attendre encore à davantage venant de sa plume !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Kiera Cass, La Sirène

***Du même auteur***
La Sélection
L'Elite
L'Elue

vendredi 23 septembre 2016

La Conspiration, Tome 1

À bientôt dix-sept ans, Avery n’a jamais vraiment eu d’amis, et encore moins de petit ami. Difficile de blâmer sa mère, la seule famille qu’elle ait, et les perpétuels déménagements que son travail dans l’armée lui impose…
Mais l’arrivée au lycée de deux nouveaux, Jack et Stellan, va bouleverser la vie d’Avery en un temps record : elle désobéit à sa mère et se rend sur l’invitation de Jack au bal de promotion, où Stellan et lui la convainquent de venir avec eux à… Istanbul.
Ce voyage en Europe va la mener de révélation en révélation, la première étant que sa mère n’est pas sa seule famille, loin de là. Les yeux violets d’Avery la désignent en effet comme apparentée au Cercle des Douze, une puissante société secrète descendant des douze généraux d’Alexandre le Grand. Elle serait même l’Élue d’une prophétie dont la réalisation pourrait bien faire basculer le monde dans le chaos…
De Sainte-Sophie au musée du Louvre, en passant par la boutique Prada de l’avenue Montaigne, Avery, chaperonnée par Jack et Stellan, va jouer au jeu de l’amour et de la mort dans l’univers strass et paillettes d’une jet-set aux racines millénaires et qui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins.

Un quatrième de couv' alléchant, intrigue et aventure au rendez-vous !

Au final nous sommes clairement sur un tome de mise en place, il y a de l'action mais on sent encore certains contours flous et des points qui vont s'affiner avec le développement de l'intrigue.
Je ne suis pas une grande fan de l'univers conspirationniste, je n'ai jamais vraiment accroché avec Dan Brown (j'ai tenté comme tout le monde ou presque Le Da Vinci Code), et pourtant j'ai pris plaisir avec ce premier tome.

Les personnages (principalement Avery et Jack) sont attachants, j'attends là aussi de les voir évoluer et prendre un peu d'épaisseur par la suite, surtout Avery que j'ai trouvé touchante mais un peu superficiellement naïve parfois.

Je ne mets donc que 3 étoiles pour ce premier tome, il n'est pour moi qu'une base de lancement pour l'intrigue et j'attends donc beaucoup du prochain tome. Je reconnais aussi que j'aurai davantage apprécié un premier tome plus solide et qui nous laisse un peu moins dans le flou...

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Maggie Hall, La Conspiration T. 1

mardi 13 septembre 2016

Les 100, tome 3 : Retour

Survivre. Le manque d'oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.
Aimer. Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l'angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l'atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps ?.
Manipuler. Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n'hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.
Combattre. Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L'ultime compte à rebours a commencé.

Nous voici enfin au final attendu, bilan quelque peu mitigé là encore !

Soyons honnête, ce dernier tome démarre très fort et nous tient tout de même en haleine sur la longueur, un bon page-turner.
On a envie de connaître la fin et on la redoute à la fois !

Le tout se lit donc très vite et avec avidité. La confrontation entre les personnages des deux univers jusqu'ici distincts et les face-à-face qui en résultent sont prenants.
On est désormais plus qu'à l'aise avec les personnages POV et a vraiment envie de savoir comment ils vont s'en sortir.

Si je n'ai rien à redire une fois encore sur la qualité d'écriture de Kass Morgan et si je suis plus satisfaite du rythme de ce dernier tome je suis un peu déçue par son final à dire vrai...
L'auteure nous laisse sur une fin trop ouverte à mon goût. Clairement un petit chapitre de plus sur l'avenir des 100 pour clôturer vraiment cette saga n'aurait pas été de trop.
Pour le coup je suis restée sur une sensation de fin bâclée, de récit inachevé et ce n'est pas un sentiment qu'un lecteur apprécie après 3 tomes !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Kass Morgan, Les 100, tome 3: Retour

***Du même auteur***
Les 100, tome 1
Les 100, tome 2 : Le 21ème jour

mercredi 7 septembre 2016

Les 100, tome 2 : 21ème jour

Cela fait vingt et un jours que les 100 ont posé le pied sur la Terre. Ils sont les premiers humains à fouler le sol depuis des siècles... C'est tout du moins ce qu'ils croient. Face à un ennemi invisible, Wells fait de son mieux pour garder le groupe soudé. Clarke part en expédition sur le mont Weather à la recherche d'autres Colons, tandis que Bellamy est déterminé à sauver sa soeur, quel que soit le prix à payer. Restée à bord du vaisseau en orbite, Glass se trouve confrontée au pire des choix imaginables entre l'amour de sa vie et la vie elle-même.
Dans cette suite haletante du premier tome de la série Les 100 de Kass Morgan, des secrets vont être révélés, des certitudes bousculées et des relations mises à rude épreuve. Et les 100 vont devoir lutter pour survivre de la seule manière qui soit possible : ensemble.

Même si j'ai pris plaisir à lire ce second tome c'est tout de même un bilan mitigé au final.

Commençons par les points positifs : c'est toujours aussi bien écrit et malgré quelques longueurs ça se lit bien, les flash-back apportent beaucoup à l'intrigue et certains personnages y gagnent en épaisseur (on s'éloigne un peu des clichés ados en leur donnant un vrai background et c'est tant mieux !), on a plus d'actions que dans le premier tome, le rebondissement final est juste grrrr et on est plus qu'impatient de lire le tome 3 !
On alterne toujours entre les divers points de vue des personnages et ce tome m'a permis de m'attacher à l'intrigue "spatiale" alors que pour le premier tome j'étais plus en attente des points de vue "terrestres", ce tome est donc à mon avis plus équilibré entre les deux parties.

Ce qui l'est moins : on est vraiment dans un tome de transition et ça se sent... Jusqu'au fameux rebondissement final on a peu de surprise, l'action est là mais c'est attendu pour ne pas dire un peu réchauffé par moment et c'est dommage.

J'attends toutefois le final avec une certaine impatience, j'espère qu'il sera à la hauteur et surtout à la fois original et surprenant. Kass Morgan a amorcé une trilogie sur un super concept, elle a de la matière et une bonne qualité d'écriture, on n'en attend donc pas moins !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Kass Morgan, Les 100 - Livre 2 : 21ème jour

***Du même auteur***
Les 100, tome 1

lundi 13 juin 2016

Je t'ai rêvé

Vous, les gens normaux, êtes tellement habitués à la réalité que vous n'envisagez pas qu'elle puisse être mise en doute. Et si vous n'étiez pas capables de faire la part des choses ? Jour après jour, elle se retrouve confrontée au même dilemme : le quotidien est-il réel ou modifié par son cerveau détraqué ? Dans l'incapacité de se fier à ses sens, à ses émotions ou même à ses souvenirs, mais armée d'une volonté farouche, Alex livre bataille contre sa schizophrénie. Grâce à son appareil photo, à une Boule Magique Numéro 8 et au soutien indéfectible de sa petite sœur, elle est bien décidée à rester saine d'esprit suffisamment longtemps pour aller à l'université. Plutôt optimiste quant au résultat, Alex croise la route de Miles, qu'elle était persuadée d'avoir imaginé de toutes pièces... Avant même qu'elle s'en rende compte, voilà que la jeune femme se fait des amis, va à des soirées, tombe amoureuse et goûte à tous les rites de passage de l'adolescence. Mais alors, comment faire la différence entre les tourments du passage à l'âge adulte et les affres de la maladie ? Tellement habituée à la folie, Alex n'est pas tout à fait prête à affronter la normalité. Jusqu'où peut-elle se faire confiance ? Et nous, jusqu'où pouvons-nous la croire ?

Un roman surprenant, prenant et terriblement bien écrit qui nous plonge dans les tourments quotidiens d'une jeune ado schizophrène...

Il a une réelle empathie qui se noue très rapidement avec Alex et c'est là le point fort du roman. La maladie fait partie d'elle, elle est indissociable de ce qu'elle est et dès les premières pages on comprend combien son combat est effrayant et quotidien.
Zappia nous livre un roman impactant, qui lève le voile sur une pathologie mal connue du grand public et souvent mal perçue : un roman d'utilité publique si je puis dire.

Le lecteur est aussi perdu qu'Alex entre réalité et mensonges de son cerveau, confronté à cette réalité : que croire quand on ne peut pas se fier à ce qu'on l'on voit, entend, ressent ? Terrible...
C'est donc un roman qui m'a touché au cœur et qui m'a ouvert ouvert les yeux aussi, je ne peux que vous le conseiller fortement !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Francesca Zappia, Je t'ai rêvé

mercredi 30 mars 2016

Perdue et retrouvée

Essayez d'imaginer :
Une enfant kidnappée. Une famille déchirée.
Lentement, au fil des ans, cette famille va recoller les morceaux.
Elle reste un peu fragile, bien sûr, mais toujours unie.
Et voilà que l'enfant, devenue adulte, revient à la maison...
C'est là que l'histoire commence. Et si la fin du cauchemar n'était que le début d'un autre ?

C'est toujours avec une certaine impatience et curiosité qu'on attaque un nouveau Cat Clarke, on ne sait jamais trop à quoi s'attendre si ce n'est à être surpris ! Ce tome ne change pas la donne !

L'auteur nous offre cette fois une histoire familiale, centrée sur deux sœurs pour être exacte, touchée par un drame : l'enlèvement d'une des deux petites filles.
Elle réapparait bien des années plus tard, changée, irrémédiablement et tout le roman tourne autour des non-dits, de la culpabilité, de la fêlure de la relation des deux sœurs et de ce qui ne pourra pas être réparé...
Enfin c'est ce qu'on pourrait penser de prime abord, mais une fois encore c'est Cat Clarke, ça ne peut être aussi simple !

Le roman est mené par Faith, la sœur "survivante" qui a du grandir dans l'ombre de cette sœur disparue, triste célébrité malgré elle d'un faits divers en somme.
Cat Clarke nous propose là un personnage complexe et attachant, qui passe par une foule d'émotions et qui rend le roman à la fois chargé et très humain : la joie des retrouvailles, la culpabilité, le doute, la suspicion, la colère aussi...

Honnêtement je ne peux pas vous en dire plus sans vous dévoiler des points clés du roman ce qui gâcherait vraiment la lecture, aussi me contenterai-je de vous dire que ce livre m'a mis une claque ! Il est riche émotionnellement, surprenant et vraiment bien écrit, foncez !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Cat Clarke, Perdue et retrouvée

***Du même auteur***
Confusion
Cruelles
A kiss in the dark

vendredi 4 mars 2016

Pardonne-moi, Leonard Peacock

En plus du P-38, le flingue de mon grand-père, il y a quatre paquets, un pour chacun de mes amis. Je veux leur dire au revoir correctement. Je veux qu'ils gardent un souvenir de moi. Qu'ils sachent que je suis désolé d'avoir dû leur fausser compagnie. Qu'ils ne sont pas responsables de ce qui va se passer... " Aujourd'hui, Leonard Peacock a dix-huit ans. C'est le jour qu'il a choisi pour tuer son ancien meilleur ami. Ensuite, il se suicidera. Plus tard, peut-être, il se dira que c'est OK, voire important, d'être différent. Mais pas aujourd'hui.

Un roman déroutant, vraiment. Aujourd'hui encore j'ai du mal à mettre des mots sur le ressenti de lecture...

Cette collection a vraiment l'art de sélectionner des romans jeunesse qui sortent des sentiers battus et qui méritent qu'on s'y attarde, celui-ci n'est pas un coup de cœur mais j'ai passé un moment intéressant avec Leonard.
Ce roman s'adresse tout particulièrement aux adolescents, il traite à la fois de leur problèmes relationnels, sociaux, sentimentaux et de la solitude qui en découle, le tout avec la sensibilité à fleur de peau particulière de cette période de transition avant la vie d'adulte.

Leonard n'est pas un personnage attachant de prime abord. Ce n'est pas un héros, ni même un anti-héros, juste une personne en devenir, un peu paumée et qu'on apprend à connaître et à apprécier au fur et à mesure de la lecture.
Il finit par nous devenir sympathique et d'une manière ou d'une autre on reconnait tous un peu l'ado que l'on a été nous aussi...

Côté scénario, il se veut assez choc à la base (il n'y a qu'à lire le quatrième de couverture) mais le "pourquoi" l'emporte vite sur le reste puis vient le "va-t-il vraiment le faire ?" bref tout ce qu'il faut pour nous tenir accrocher.
Reste que là aussi, c'est plus subtil qu'il n'y parait. Mathew Quick ne se contente pas de nous livrer la résolution meurtrière d'un ado prise sur un coup de tête.Le jour se fait peu à peu sur les motivations, sur la mise en scène, sur les brèches du personnage.

J'ai découvert Mathew Quick avec ce roman et je replongerai avec plaisir ; c'est travaillé, réfléchi, bien écrit et empreint de réalisme.

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Mathew Quick, Pardonne-moi, Leonard Peacock

lundi 20 avril 2015

Imposteur, Tome 2 : Déserteur

Son but : voler votre apparence.
Sa mission : découvrir enfin qui elle est.

Tessa a accompli sa première mission avec succès : le tueur en série est hors d'état de nuire. Mais la Cellule des aptitudes extraordinaires à laquelle elle appartient doit désormais faire face à une menace autrement plus grave : il existe une armée de Variants rebelles, l'Armée d'Abel, bien décidée à faire tomber la CAE. Entre enlèvements et désertions, le pouvoir est en train de changer de mains.
Pire encore, Tessa découvre que sa nouvelle famille, la CAE, l'a gardée dans l'ignorance à grand renfort de mensonges et de silences coupables : si le Commandant la manipule, qu'en est-il de ses amis ? Et surtout, peut-elle encore croire à l'amour d'Alec ?
L'heure des choix a sonné, mais dans ce jeu à quitte ou double, Tessa a plus à perdre qu'à gagner...

Un second tome un peu moins rythmé et qui offre globalement moins d'action mais qui épaissit considérablement l'intrigue.

Si le premier tome nous offrait un aperçu de la trame, il était surtout centré sur la mission de Tessa et donc sur l'action.
Ce second opus est plus centré sur l'héroïne, l'organisation à laquelle elle appartient et les choix qui s'offre à elle. Tessa grandit et ouvre les yeux sur certaines choses, ce qui la pousse à s'interroger et à aller chercher les réponses par elle-même.

On rentre plus dans une ambiance thriller donc, un épisode où on ne sait à qui se fier et où Tessa hésitera beaucoup ce qui peu entrainer un peu de lenteurs par moment.
Rien de bien méchant ou de bien surprenant, les hésitations adolescentes sont une thématique somme toute assez courante avec ce genre de roman !

Reste que malgré tout (ou grâce à tout cela, c'est une question de point de vue), l'intrigue de fond gagne en épaisseur et notre héroïne en maturité. C'est donc un bon tome de transition et la plume parfaitement fluide de Winnacker évite les écueils en maintenant un bon rythme de lecture.
On a hâte de passer à la suite !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Suzanne Winnacker, Imposteur, tome 2 : Déserteur

***Du même auteur***
Imposteur, Tome 1

samedi 14 mars 2015

Nos faces cachées

Ambrose Young est beau comme un dieu. Grand, musclé, les cheveux jusqu'aux épaules et des yeux de braise qui vous transpercent le coeur. Le genre de beauté que l'on retrouve en couverture des romances, et c'est peu de dire que Fern Taylor en connaît un rayon. Elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inatteignable pour une fille comme Fern. Jusqu'à ce qu'il ne le soit plus...Nos faces cachées nous conte l'histoire de cinq jeunes hommes qui ont grandi ensemble et qui partent à la guerre. C'est une histoire de deuil. De deuil collectif et individuel, de deuil de la beauté, de vies brisées, d'identités perdues. L'histoire de l'amour que porte une fille à un garçon en mille morceaux, l'histoire de l'amour que porte ce guerrier meurtri dans sa chair à une fille ordinaire. Mais aussi l'histoire d'une amitié qui vient à bout des pires chagrins, d'un héroïsme qui dépasse sa propre définition. Une version moderne de La Belle et la Bête qui nous fera découvrir avec émotion qu'il y a un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...

Un roman que je pensais romance adolescente sans grand enjeu et qui m'a surpris tellement il est au-delà ce que j'en attendais.

Alors certes le roman commence comme une bluette adolescente, le lycée, la fille amoureuse et un peu rêveuse, le beau gosse star de lutte, etc.
Mais déjà de petits signes : une amitié Fern / Bailey qui est vraiment belle, un amour des livres et de l'écriture, un jeu de lettres...
Et puis survient le drame, celui qui change tout.

Et c'est là que le roman prend toute son ampleur, nous atteignant au cœur, aux tripes, brisant le souffle tout en redonnant un nouvel élan à la lecture.
La plume de Harmon est très belle, toute en finesse et elle s'exprime pleinement à partir de ce revirement. On lit avec à la fois peine, émotion et sourire ; un pêle-mêle émotif chatoyant.

Ajoutons que jusqu'à la fin on ne peut se douter de là où l'auteur nous mène, c'est un récit vraiment humain et réaliste. Pas de véritable happy-end, juste la vie avec ce qu'elle de beau et de moins bon, les bonheurs et les douleurs avec lesquels il faut vivre et avancer.

Alors voilà, j'ai bien du mal à mettre des mots sur ce roman qui se suffit à lui seul, lisez-le, vivez-le. Il fait sens bien au-delà d'une histoire d'amour ordinaire ou extraordinaire, c'est celle de 4 destins dont les ombres dessinent une jeunesse américaine d'aujourd'hui, rien que ça :)

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Amy Harmon, Nos faces cachées

jeudi 26 février 2015

Si loin de toi

Sophie Winters a failli mourir. Deux fois.
Survivante.

Blessée à vie, elle est accro aux anti-douleurs.
Droguée.

Mina, sa meilleure amie, a été tuée sous ses yeux.
Traumatisée.

Personne ne croit à sa version des faits. Ni la police. Ni sa famille.
Seule au monde.

Elle se battra pour qu'éclate la vérité. Au nom de l'amour.
Prête à tout.

Unanimement salué par la critique aux États-Unis, ce roman ravira tous les fans de Nos étoiles contraires.

Un roman ado / young adult sur fond de thriller-enquête qui se laisse lire et avec lequel on passe un bon moment mais sans plus...

En premier lieu, même si habituellement je trouve les quatrièmes de couv' de cette collection plutôt justes, laissez-moi vous détromper : je n'ai fait aucun lien entre Nos étoiles contraires et ce roman.
Nous sommes ici au coeur d'une enquête, que l'héroïne va devoir mener seule étant plus au moins accusée du fait de son ancien statut de junkie et d'une manipulation mise en œuvre pour lui faire porter la responsabilité. Elle n'est pas mourante, son amie quant à elle est déjà morte quand commence le roman (même si on a bien évidemment droit à des réminiscences sur leur relation depuis l'enfance) et pas d'une maladie mais bel et bien d'un meurtre.
Alors où est-ce que le lien existe entre ces deux romans ? Je cherche encore... Même sur le ton ou l'ambiance je ne vois pas.

Enfin bref, il n'en reste pas moins que Si loin de toi est un bon roman. On prend facilement fait et cause pour l'héroïne et on espère voir aboutir sa quête de vérité. Il y a de nombreux personnages impliqués et l'intrigue s'avère assez touffue et cohérente.
Les souvenirs de Sophie sont souvent précieux et aident à comprendre à la fois sa situation actuelle, le traumatisme de la perte de son amie et un autre élément surprenant qui transparait peu à peu et dont je ne vous dirais rien mais qui a lui aussi son intérêt et donne une valeur ajoutée au roman.

Reste que selon moi la collection nous avait habitué à mieux dans le sens où je ressors souvent de ces romans avec un sentiment durable et marquant. C'est moins sensible avec Si loin de toi ; on passe un bon moment sans pour autant retrouver cette originalité ou la profondeur généralement communes aux romans de cette collection.

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Tess Sharpe, Si loin de toi

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