Perdre une Plume

Accueil | Avis de lectures | Challenges | Contact

Mot-clé - Challenge 2 euros

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 28 avril 2010

Un chant de Noël

Le vieux Scrooge, un vieillard aigri et avare, s'apprête à ne pas fêter Noël, seul dans son vieil immeuble.
Cette soirée de "sottise", va finalement se dérouler de manière bien étrange puisqu'il sera visité par le fantôme de son ancien associé, décédé 7 ans auparavant et lui annonçant la visite de trois esprits de noël pour les trois nuits suivantes...

Du Dickens petit format, lu plus jeune mais à relire, qui me permet d'avancer sur 2 challenges et trouvé d'occasion en bon état... Mais que demande le peuple ?

Et bien du Dickens plus classique... Je trouve que le côté fantastique colle finalement bizarrement à sa plume. Non pas que je ne reconnaisse le côté très novateur de ce récit, et le principe largement réutilisé du fantôme comme prise de conscience, mais seulement que son écriture si précise et évocatrice ne m'y avait pas habitué.

On retrouve pourtant une certaine subtilité dans le procédé, malgré ce recours au fantastique. Aussi les trois fantômes se contenteront de faire revivre ou voir à Scrooge des épisodes choisis de sa vie sans y apporter aucune morale ou jugement.
Les souvenirs et émotions suscitées du personnage ont à eux seuls l'effet de la prise de conscience.

Je n'ai pas vu l'adaptation de l'année dernière au cinéma, mais je comprends que cette nouvelle, cette fable de Noël, ait trouvé un bon public auprès des plus jeunes.
La construction et la morale finale sont simples mais efficaces.

Séduisants pour les petits lecteurs / spectateurs qui seront immergés dans l'aspect fantastique ; un peu trop simpliste pour les lecteurs plus avertis, qui apprécieront le procédé mais regretteront un certain manque d'épaisseur aussi bien du côté des personnages que dans l'intrigue.



Charles Dickens, Un chant de Noël




mercredi 11 mars 2009

Lady Susan

Lady Susan est par tous redoutée : séductrice qui a perdu bien des coeurs, amante présupposée d'hommes mariés, femme aux moeurs et à la moralité incertaines...
Cette jeune veuve désargentée se rend en visite chez sa belle-soeur, au grand dam de celle-ci qui a bien cerné le personnage et s'attend donc au pire.
Ce court roman épistolaire est une vraie bouffée d'air frais. A la différence des romans où la bienséance et les politesses règnent, on lit ici la face cachée des relations sociales et l'intimité des personnages.
Lady Susan est une manipulatrice sans vergogne qui ne cherche qu'à assurer sa situation (elle est alors une jeune veuve sans argent) et à bien marier sa fille pour plus ou moins s'en débarrasser et cela même contre son gré.
Sa belle-soeur sera bien la seule à ne pas succomber à son charme et à voir clair dans ses manigances.

Lady Susan sous bien des aspects n'est pas sans rappeler la plus que célèbre Mme de Merteuil (Les Liaisons dangereuses) par ses tendances séductrices et machiavéliques. Le tout est savoureux quand on sait combien pouvait être osé et mal à propos de tels comportements.
Un seul point négatif peut-être : la brièveté.


Jane Austen, Lady Susan