Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur !
Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…
Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité. Où l’on découvrira, entre autres, à quoi servent les classiques, en quoi les livres ressemblent à leurs auteurs… et pourquoi, à l’habit des académiciens, on a ajouté une épée.

Choisi et lu dans le cadre du Prix littéraire de la rentrée Priceminister, je n'ai finalement pas pu lire ce livre à temps pour que ma note et ma chronique soient prises en compte :s Le titre a malheureusement été reçu très tardivement et en période de fête le temps passe bien vite !
Reste que je voulais tout de même vous parler de ce livre qui parle livre et aux amoureux des livres :)

Sous forme de courts chapitres on passe de la vie du libraire, à celle de son employée et encore à celle de la librairie et de ses occupants qui s'éveillent une fois le rideau baissé.
Au départ on lit d'un œil à la fois surpris et amusé ; le ton est léger, drôle, souvent parodique et on reconnaît de-ci de-là quelques grandes figures de la scène littéraire française. On apprécie aussi que le débat autour du déclin du livre papier, voire de la littérature en générale soit abordée sous un autre angle ; celui des principaux intéressés ; d'appréhender aussi ce marché du livre et ses coulisses...

Au delà de ça et passée cette première découverte, l'ennui guette tout de même. Le débat tourne à l'affrontement et pour ma part m'a fait décrocher de ma lecture que j'ai eu un peu de mal à terminer.

L'idée de fond est séduisante et bien amorcée, mais l'intrigue tourne court et la fameuse bataille traîne en longueur ce qui a eu raison de mon intérêt. Dommage !



Bertrand Guillot, Sous les couvertures