Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d'être formée dans l'optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l'opulence et le luxe, c'est la descendance... Achetée par la Duchesse du Lac lors de l'Enchère des Mères-Porteuses, Violet est accueillie par une gifle. Désormais connue sous l'appellation #197, elle va rapidement découvrir la brutale réalité qui sous-tend l'étincelante façade du Joyau : cruauté, trahisons et violence sourde sont les méthodes de la royauté. Violet doit accepter ce sinistre quotidien... et tâcher de rester en vie. Mais c'est alors que naît une romance interdite entre elle et un séduisant jeune homme, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Bien que la présence de ce dernier vienne illuminer le sombre quotidien de Violet au cœur du Joyau, les conséquences de leur relation illicite vont dépasser ce qu'ils redoutaient...

Une nouvelle dystopie jeunesse /YA de la collection R au quatrième de couv' alléchant !

Je dois reconnaître que j'ai été assez emballée par la découverte et la mise en place de ce background dystopique innovant.
L'intrigue se met en place peu à peu et on a encore du mal à cerner les intérêts de tous les personnages qui gravitent autour de Violet ce qui ajoute une certaine tension parfois même un peu frustrante.

J'ai apprécié le personnage de Violet même si elle me semble un peu naïve, en tant que femme on ne peut que ressentir une forte empathie à son égard et à sa situation de "femme objet" exploitée contre son gré.
Cette naïveté renforce encore le sentiment que Violet est un pion au milieu des divers jeux de pouvoirs. Même sur la romance je suis perplexe, j'ai souvent eu des doutes sur la sincérité du jeune homme...

L'ensemble du roman est tout de même assez brutal : des jeunes femmes esclaves qui ne disposent pas de leurs corps et sont exposées comme des animaux de compagnie, une noblesse qui complote et n'hésite pas à avoir recourt à l'assassinat, des punitions corporelles... Je ne conseillerai donc pas la saga aux plus jeunes (selon moi pas avant 14 ans), sans qu'il n'y ait rien de gore ou de sexuel pour autant.

La fantastique a aussi une place, les jeunes filles ne sont pas choisies par hasard mais en fonction de capacités bien spécifiques : des aptitudes magiques.
Bien que dans ce premier tome le lien entre ces aptitudes et leurs situations soient encore un peu flou (à part le don lié à la croissance), on se doute que ce point prendra une importance toute particulière par la suite.

En résumé c'est une saga dystopique intrigante qui démarre avec ce premier tome, à suivre !

Merci aux éditions Robert Laffont et tout particulièrement à l'équipe de la Collection R pour cette lecture.



Amy Ewing, Le Joyau, tome 1