Existe-t-il un moyen infaillible de rendre quelqu’un amoureux? Séparés, Louise et Adam habitent désormais à des milliers de kilomètres, lui à Paris, elle a Montréal. Par courrier, ils se lancent un défi : provoquer l’amour à coup sûr. Leurs échanges épistolaires, tout en évoquant les blessures du passé, racontent leur nouvelle vie, leurs nouvelles aventures et leurs réflexions sur le mystère des attirances et des sentiments. Mais ce jeu qu’est l’élixir d’amour – un piège qui provoque la passion – ne cache-t-il pas une autre manipulation?

J'avais passé un bon moment avec mon dernier Schmitt ; Les perroquets de la place d'Arezzo, qui n'a pourtant pas fait l'unanimité et j'avais envie de voir si l'auteur continuerait sur cet élan ou non.

Je dois convenir que non... Schmitt revient à ses premiers amours avec un roman plus léger (oserais-je un plus creux ?), bien plus court et bien moins épais aussi au niveau de la trame. Est-ce là que ses habitués trouvent leur bonheur ? J'ai comme un doute...

La forme épistolaire avait pourtant tout pour me séduire, et je dois reconnaître que c'est de là que j'ai retiré mon seul plaisir.
Parce que pour le reste j'ai trouvé les deux personnages bien trop empruntés, bien trop littéraires pour être réalistes ou attachants. Il y a donc une certaine distance qui se met en place entre le lecteur et l'échange qui se déroule sous ses yeux, dommage j'aurai aimé être plus impliquée dans cette lecture. Pour moi l'épistolaire touche à l'intimité et c'est incompatible avec cette distance qui s'impose.

L'intrigue elle se veut légère et assez transparente, pour être honnête j'ai eu la nette impression de lire un Nothomb post-2005 (ce qu'elle a fait de plus facile en fait) et j'en ressort donc déçue.
Je ne regrette pas d'avoir fait cette lecture - on n'est tout de même pas dans le domaine du supplice ! - elle a tout de même été distrayante mais j'en attendais plus voilà tout...



Eric-Emmanuel Schmitt, L'élixir d'amour

***Du même auteur***
Les perroquets de la place d'Arezzo