Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets. Et ses liquidités ! Elle tombe à la caisse d'un supermarché sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité. Un sujet en or ! C'est parti pour trois semaines d'immersion à La Béatitude, en compagnie d'un apprenti gourou, d'une « petite mère », et de quatre autres participants en manque de spiritualité. Il y a un médecin radié, un musulman iranien, une femme invisible, et Madeleine qui porte en permanence son sac à dos comme un fardeau. Ressortiront-ils adeptes d'une nouvelle religion ou déchargés de leurs préjugés ? Car tous, même Wera et son pseudo-cynisme, sont en quête de sacré. N'avons-nous pas tous besoin d'un doudou divin à dorloter ?

Bon bon... J'étais contente de tomber, un peu par hasard, sur un Mazetti que je n'avais pas encore lu, mon enthousiasme a été plus que douché !

Et c'est bien une première !
Ça reste bien écrit, on sent la touche Mazetti surtout au niveau des personnages mais alors je me suis ennuyée comme jamais avec l'un de ses romans.

Les changements de narrateur sont brouillons, la finalité obscure et même si on s'attache à la plupart des personnages les longueurs sur leurs quêtes du divin sont venues à bout de mes dernières résistances.
En un mot comme en cent j'ai trouvé ça barbant, ridicule aussi souvent et surtout looong !

Il y a avait pourtant matière, le quatrième de couverture est assez engageant mais je suis passée à côté, à des kilomètres même.
Les "sermons" ou exposés que chaque personnage tient à tour de rôle ont été les pires moments pour moi, je me suis sentie déconnectée et à mes yeux tout ça manquait de réalisme, je ne voyais que les mots de l'auteur, ses recherches et ses idées plutôt que les convictions de ses personnages. Bref raté !

En résumé c'est une sacrée déconvenue que cette lecture. C'est la première fois que je trébuche avec Mazetti, espérons la dernière !



Katarina Mazetti, Mon doudou divin

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