Depuis les attentats du 11 septembre, Barry Donovan est dévoré par le désespoir. Et ce n’est pas son métier de flic, dans un New York accablé par la criminalité, qui lui remonte le moral.
Son seul réconfort : les conversations virtuelles qu’il entretient chaque soir avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et apaisant. Peu à peu, sans s’être jamais rencontrés, ils deviennent amis, se confiant leurs préoccupations les plus secrètes, échangeant sur les sujets les plus intimes.
Mais Barry ignore encore que Werner n'est pas un homme comme les autres...

Des collines de Virginie au cœur de Manhattan, de la guerre de Sécession au xxie siècle, des flics aux vampires, David S. Khara prouve ici qu’il a trouvé sa voie.

Un polar, c'est assez rare chez moi pour être noté ! J'avoue que ce sont autant les bonnes critiques que la touche fantastique qui m'ont décidé.

Et je dois dire que j'ai été agréablement surprise, c'est bien écrit, c'est fluide et ça se lit bien. La touche fantastique est savamment dosée même si j'ai parfois regretté la rétention d'informations sur le sujet.

Au centre de ce roman, nos deux héros qui se lient d'amitié malgré leurs solitudes et leurs différences. C'est finalement cette base là qui est la plus convaincante et qui m'a le plus séduite, j'ai suivi avec plaisir la naissance de ce lien d'amitié et leurs échanges.

L'intrigue de tome (l'enquête de Barry en cours) en devient même assez secondaire, légèrement prétexte à intervention de Werner au final.
Et parlons-en de ce fameux Werner ! Sans vous spoiler, on comprend vite de quoi il retourne à son sujet et c'est même annoncé sur le quatrième de couv', ce n'est donc pas un secret, c'est un vampire. Et là on se dit juste "pff encore !".
A la fois à juste titre, on a le droit d'en avoir un peu assez vu ce qu'on a pu voir passer comme littérature sur le sujet depuis maintenant 4 ans, et en même temps c'est assez injuste parce que Khara en fait autre chose et que quelque part ça fait du bien.

La relation humain-vampire dans ce roman est basée sur une amitié entre deux hommes et non pas sur une romance, ça change déjà beaucoup ! Parce qu'à partir du moment où on ne fait pas du vampire une créature uniquement sensuelle on peut en faire autre chose comme nous l'ont déjà prouvé d'autres auteurs avant cette vague "YA-fantastique-Bit-lit romancée-Ca a bien marché pour Twilight y'a pas de raison".

Globalement j'ai donc apprécié l'amitié des deux hommes et le traitement moderne du vampire même si on reste encore un peu trop en surface à mon goût (mais la fin laisse penser à un autre tome en attente).
L'intrigue quant à elle n'est pas au centre du roman, et pour le coup l'aspect "thriller" sert plus de toile de fond qu'autre chose.
C'est déjà pas mal mais ça a un goût de trop peu et on reste parfois un peu trop en surface.



David S. Khara, Les Vestiges de l'Aube