Céce et Mack travaillent dans le même restaurant d'un quartier populaire. Mais c’est bien tout ce qu’ils ont en commun. Malgré une famille difficile, Céce est une lycéenne modèle promise à un brillant avenir. Mack, lui, est un "ado à problèmes" qui a du mal à contenir sa violence. Il a abandonné le lycée et sa passion est de recueillir des chiens maltraités pour les dresser. Pourtant, contre toute attente, Mack et Céce s’apprivoisent, puis tombent amoureux. Avec Céce, Mack se sent plus serein et apprend à gèrer son agressivité. Auprès de Mack, Céce apprend à dépasser ses peurs et à avoir confiance en elle. Mais le jour où l'on s'en prend à l'un de ses chiens, Mack perd le contrôle et commet l'irréparable, ce qui le conduit tout droit en prison. Devront-ils, pour autant, faire le deuil de leur amour ? Leur attachement l'un à l'autre ne peut-il perdurer sous une forme nouvelle, qui resterait à inventer ?

Gros coup de cœur chez pas mal de comparses, je me suis à mon tour lancée dans cette lecture. J'en ressors moins convaincue mais pas véritablement déçue non plus.

J'ai déjà eu beaucoup de mal à entrer dans le récit du fait de l'écriture qui mêle langage oral, argot etc. On finit par s'y faire et cette écriture reflète elle aussi le contexte de vie des deux personnages. Mais c'est comme ça j'ai eu cette phase "ça pique les yeux", c'est systématique quand je tombe sur ce genre de narration.
J'ai toutefois apprécié ces deux jeunes aux vies difficiles et leur histoire qui nait sur fond de doux-amer.

Ce qui m'a moins convaincu c'est qu'au delà de la cruauté et de la dure réalité de leur quotidien respectif ce fragile équilibre qui les unit n'apporte finalement que peu d'espoir, peu d'oxygène à ce contexte étouffant.
Je ne dis pas qu'il faut du happy-end systématique, loin de là, pourtant il m'a manqué quelque chose, un aspect constructif à ce récit. Parce qu'on le referme avec un goût de "Ah quoi bon ?"

Certes le roman est impactant, on est touché, pris à la gorge et au cœur par moment. Toute la part concernant Mack et sa relation aux chiens est particulièrement bien développée.
Ce n'est donc pas pour autant une lecture vaine, elle a un juste goût d'inachevé et une certaine fatalité que j'ai regretté.



Paul Griffin, Ne t'en va pas