Le jour de ses neuf ans, Rose Edelstein mord avec délice dans le gâteau au citron préparé pour l'occasion. S'ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément l'émotion éprouvée par sa mère, alors qu'elle assemblait les couches de génoise et de crème. Sous la douceur la plus exquise, Rose perçoit le désespoir. Ce bouleversement va entraîner la petite fille dans une enquête sur sa famille. Car, chez les Edelstein, tous disposent d'un pouvoir embarrassant : odorat surpuissant ou capacité de se fondre dans le décor au point de disparaître. Pour ces superhéros du quotidien, ce don est un fardeau. Chacun pense être affligé d'un mal unique, d'un pouvoir qu'il faut passer sous silence. Comment vivre lorsque les petits arrangements avec la vérité sont impossibles ? Comment supporter le monde lorsque la moindre bouchée provoque un séisme intérieur ?
Comme le singulier gâteau de Rose, les livres d'Aimée Bender sont recouverts d'un succulent glaçage, fait d'humour et de fantaisie. Dans ce texte plein de charme, proche des films de Wes Anderson, elle met l'imagination au pouvoir et prouve qu'elle est l'un des auteurs les plus originaux du paysage littéraire américain.

Je suis sensible aux titres des romans et celui-ci me faisait de l’œil depuis un petit moment, j'ai finalement craqué après lecture du résumé.

Et au final c'est un bilan plutôt mitigé, comme quoi un bon titre ne fait pas un bon roman !
Pour être honnête ce n'est pas véritablement mauvais, l'idée de départ est même assez bonne mais le développement est longuet et on s'ennuie.

Pour ma part j'ai beaucoup apprécié Rose et tout le récit la concernant. Moins ce qui tourne autour de son frère... Je n'ai pas accroché avec le personnage en premier lieu et j'ai trouvé son évolution particulièrement ennuyeuse, abracadabrante souvent.
Reste son meilleur ami qui s'est avéré décevant lui aussi au final.

Le récit s'étale sur plusieurs années et s'interrompt assez brutalement, sans véritable conclusion ce qui ajoute au sentiment de flou général et de lecture vaine.
Plus d'une fois je me suis demandée où l'auteur voulait en venir ou nous mener, et bien nulle part...

C'est donc un roman étrange, qui part d'une idée ingénieuse et originale, qui démarre bien pour finalement retomber comme un soufflé pas assez cuit.
On tient bon mais on s'ennuie de plus en plus, jusqu'à une fin qui n'en est pas une et qui ne récompense pas l'effort.
Le gâteau est donc alléchant, sympa à la première bouchée mais on s'en lasse vite !



Aimée Bender, La singulière tristesse du gâteau au citron