La semaine dernière a encore été témoin de mes supers-pouvoirs* dit le 11ème sens, dans le bon sens pour une fois puisqu'il a fait plaisir à quelqu'un... soit.

Outre la demande en mariage qui a suivi (et qu'en jeune fille de bien j'ai poliment décliné, on ne peut être au four et au moulin si vous m'excusez l'expression) je me doutais bien qu'une catastrophe guettait dans l'ombre (elles sont fourbes les catastrophes, c'est un fait).

Parce que tout le monde s'en doute un grand pouvoir implique de grandes responsabilités** quand ce super pouvoir entre en œuvre c'est rarement une bonne chose (je l'évoquais déjà d'ailleurs ici) il fallait donc qu'il y ait une répercussion cosmique pour corriger le tir...
En plein dans le mille : je dois prendre l'avion la semaine prochaine. Deux fois ! (on ne rigole pas dans le fond svp)

Parce que oui là on touche à l'irrationnel qui m'habite, mais on peut difficilement me faire pire que ça, avec juste une semaine devant moi pour me faire à l'idée, pas de réconfort à l'idée d'un séjour fun et paradisiaque à l'arrivée et surtout à affronter seule pour la première fois.
Et qu'est-ce qui se passera dans cet avion bondé (j'ai eu la dernière place, quelle chance !) si je ne peux pas avoir le hublot salvateur ?

Je ne peux pas reculer, et à moins d'un miracle ou rebondissement professionnel je crois qu'on peut dire que je suis dans la merde, je vais devoir faire face à ma kryptonite verte deux fois en 3 jours, je demande juste un peu de compréhension, de good vibes, de marijuana et de Lexomil en cocktail intraveineux et qu'on ne se moque pas de ce qu'on ne peut pas comprendre.

Parce Toi se moque bien évidemment (bon en même temps si j'étais honnête je dirai "juste retour des choses")(mais je ne le suis pas) alors que je m'arracherai presque les cheveux à genoux dans le salon en criant "Mais pourquoi moi !!" au plafond (honnête pas toujours mais théâtrale je sais faire) et que je ne peux que lui répliquer, drapée de toute ma dignité, que si l'avion s'écrase et que je meure ce sera bien fait pour lui et qu'il s'en voudra le reste de ses jours (pas si éloigné du fatal "c'est celui qu'y dit qu'y est" bien connu de nos cours de récréation).

J'arrive à en rire, parce que j'ai cette capacité à rire de tout (et heureusement aussi de moi) mais plus sérieusement c'est juste une boule d'angoisse dans le bide depuis plusieurs jours, encore pour les jours à venir et que connait une personne sur 4 dans le monde (vous pouvez vérifier). Et j'espère toujours, naïvement sûrement que quelqu'un un jour aura le 11ème sens de trouver le mot juste, celui qui me libérera et fera disparaître cette boule bien ridicule mais que je ne maîtrise pas.

* : ultra empathie pour ceux qui ne suivent pas (ndla)
** : je rêve où je me fais aussi polluer par les araignées ? (mon autre kryptonite)