D'un côté, une étoile de la variété française, qui brille encore à chacune de ses apparitions, malgré les années et les nouvelles musiques qui l'ont ringardisée.
De l'autre, un « metteur » du théâtre savant, à mille lieux de l'univers populaire de l'étoile.
Aucune chance que ces deux-là se rencontrent, et pourtant...
« L’étoile et la vieille », c’est l’histoire des dernières répétitions d’une artiste, d’une star très célèbre qui ne sait pas qu’elle ne brille plus. Mais comme toutes les étoiles, elle va s’éteindre, dans une explosion.
Un artiste meurt toujours une première fois avant de mourir physiquement.

Avec « L’étoile et la vieille » Michel Rostain a magnifiquement transformé l’essai de son premier roman. Il nous offre là un texte subtil, magnifique sur la vieillesse, la gloire, l’obstination à durer, porté par une plume littéraire, érudite, vivante.

Il est vraiment difficile pour moi de rédiger cette chronique, je me suis noyée en cours de route avec ce roman.

La première partie de mise en place est plus que lente, on s'ennuie un peu et surgit aussi un aparté assez étrange de l'auteur pour lequel le moment m'a semblé maladroit, presque inopportun !
Généralement quand on commence comme ça c'est déjà mauvais signe, mais il m'est arrivé souvent de revenir sur cette première sensation de lecture par la suite...

Je ne me suis pas ennuyée tout du long, soyons honnête. Ça s'améliore ensuite, on a même une certaine tension qui nait et qui permet de tenir bon.
Ce qui m'a véritablement perdue c'est le style. Personnellement j'ai été noyée sous les digressions et extrapolations du metteur en scène, j'ai vraiment du lutter pour m'accrocher au récit et tenir le cap mais je me suis lassée de fournir tant d'efforts pour peu de récompense.
Il y a toutefois de jolis mots par moment, une phrase surgit comme une étoile filante et elle laisse un goût de trop peu...

Ajoutons que le fond lui non plus ne m'a pas vraiment convaincu. Je n'ai pas adhéré à ce coup du cœur violent et improbable du metteur en scène pour la star désuète, Odette ne m'a pas touché plus que ça.

Plus qu'un véritable désamour c'est donc un rendez-vous raté pour moi que ce L'étoile et la vieille.
Nombre de lecteurs lui ont trouvé du charme et une musicalité agréable, dommage que je me sois laissée parasiter par la forme alors !



Merci à Babelio et aux éditionsKero pour cette lecture !

Michel Rostain, L'étoile et la vieille