La rencontre d’Ana Steele et de Christian Grey, chef d’entreprise ambitieux mais tourmenté, les a précipités dans une histoire d’amour torride qui a irrémédiablement bouleversé leurs existences.
Ana a toujours su que ses amours avec son Cinquante Nuances seraient orageuses : leur vie commune pose des défis que ni l’un ni l’autre n’avaient envisagés. Ana doit apprendre à partager le style de vie opulent de Grey sans sacrifier sa propre intégrité ou son indépendance ; Grey doit surmonter son obsession de tout contrôler, et exorciser les horreurs qui le hantent. Enfin réunis, ils ont tout : l’amour, la passion, l’intimité, la richesse et une infinité de possibles.
Mais alors même que la vie les comble, le malheur et le destin conspirent pour plonger Ana dans le pire des cauchemars…

Attention il y a quelques spoils, si vous ne l'avez pas lu et comptez le lire sautez à la conclusion en dernier paragraphe pour avoir mon sentiment général uniquement.

Après la déception du second tome j'avoue ne pas m'être précipitée sur ce dernier volet... Je suis attachée aux personnages et curieuse de leur devenir mais ça s'arrête là. Comme dit dans la chronique du tome précédent la saga a perdu à mes yeux sa valeur ajoutée pour ne plus être qu'une romance à la qualité discutable.

Et je dois dire que ça ne s'arrange pas avec ce tome.
Certes le couple évolue et traverse une petite crise mais à côté de ça il ne se passe rien ou pas grand chose, on continue sur l'élan du tome précédent.
Ajoutons que j'ai cette fois vraiment ressenti le parallèle avec Twilight (alors que c'était déjà un point que je reprochais à cette saga à l'origine) : mariage / lune de miel / petit pois avec rejet du papa mais avec à l'inverse une tension sexuelle décroissante (cherchez l'erreur !). Quand le dernier tome de Twilight permettait (enfin) aux deux protagonistes de passer aux choses sérieuses, Cinquantes nuances plus claires les voit s'assagir... Ils continuent à se sauter comme des lapins en rut sous viagra mais sans artifice si j'ose dire et de manière trop répétée pour que cela ne devienne pas lassant.
Seul point encourageant alors que les pratiques sexuelles étaient plus ou moins rabaissées à un simple désordre psychologique de Grey dans le second tome, ces pratiques deviennent jeu de couple avec cet opus. Ça reste soft mais on est au moins dans le désir et le plaisir assumé.

Entre ces petites séances de galipettes vanille quelques disputes qui se terminent par de nouvelles galipettes et qui touchent principalement au problème de contrôle de Grey (Comment ça tu sors sans ma permission ? Comment ça tu te dénudes sur la plage ? Comment ça tu n'as pas changé la signature de ton mail ?...) et le tout dans une ambiance de luxe sur-exploitée (pas de dispute au sujet de l'argent mais le sujet apparait quasiment dans toutes les conversations) au point que s'en devient écœurant et bien trop facile.

Finalement James se réveille (elle a du finir par autant s'ennuyer à écrire ce tome que moi à le lire) et les derniers chapitres offrent un léger sursaut.
Ça commence avec un petit drame familial du côté d'Ana, auquel s'ajoute le drama dans le couple (qui donne bien envie de botter le cul de Grey d'ailleurs) et là on est un peu en mode "mais OMG il se passe quelque chose" alors qu'on sent que peu de pages restent sous les doigts, autant vous dire qu'entre l'intérêt enfin éveillé et l'envie d'en finir cette dernière partie se dévore littéralement.

Mais ce n'est pas tout, James en rajoute une couche et en profite pour conclure l'intrigue entamée en fin du second tome (oui oui il y a avait une, bien cachée mais tout de même) qui nous était presque sortie de la tête tellement elle a été mal entretenue et évoquée comme quelque chose de vraiment secondaire (limite prétexte à l'angoisse protectrice de Grey) durant le tome.
Autant vous dire qu'après tant de pages vides on se sent un peu gavé d'un coup d'un seul.

La conclusion permet de résoudre tous les drames et drama en cours et s'achève comme toutes les bonnes disputes précédentes... par une nouvelle galipette ;)
James prolonge un peu le plaisir des fans avec un épilogue en mode "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants dans leur immense maison de milliardaire même si des fois ils jouèrent à se mettre des fessées pour de faux."
Ouais... merci bien, je vais vomir quelques poneys et je reviens.

En résumé un tome à nouveau décevant qui poursuit sur la lancée du second tome. Grey est sur le chemin de la rédemption et de la guérison ce qui va plus ou moins de pair avec l'adoucissement de ses supposées perversions... Toutefois bien qu'adoucies les mœurs sexuelles deviennent jeux au sein du couple, ce qui est déjà plus sain que la diabolisation du tome précédent. L'ensemble reste très soft, de la romance érotique sans plus.
Le couple est toujours sympathique quoique lassant mais on peut pas dire que ce soit désagréable de suivre leur évolution même si James nous avait habitué à mieux avec les deux premiers tomes (que ce soir leurs conversations, leurs échanges par mails ou les provocations de Ana).
Mis à part dans les derniers chapitres il ne se passe pas grand chose et souvent l'ennui guette ! J'étais contente d'arriver au bout.



E.L James, Cinquante nuances plus claires

***Du même auteur***
Cinquantes nuances de Grey
Cinquantes nuances plus sombres