Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l'université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n'est pas le facteur, c'est Mélanie. Son ex-copine, dont il n'a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Etre père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais...

J'avais lu beaucoup de bien sur ce roman, je ne peux que confirmer : un vrai coup de cœur !

Un roman juste et sincère qui évoque un nombre de thèmes assez vaste contrairement à ce que l'on pourrait croire à la lecture de ce quatrième de couv'.
Sans jamais tomber dans le mélo, c'est même assez léger et émouvant la plupart du temps, mais il sait tout de même nous tirer quelques larmes, enfin moi j'en ai versé deux ou trois en tout cas !

Dante est un garçon attachant et on prend plaisir à le voir nouer une relation avec cette petite fille imprévue qui lui tombe dans les bras, balayant tout ses projets.
Son propre contexte familial est déjà loin d'être simple : entre lui qui se sent mal aimé, son frère homosexuel victime de préjugés et son père distant, il ne reste que l'immense vide laissée par cette mère partie trop tôt... C'est une famille bancale mais qui tient debout tout de même puisque chacun y met du sien et qu'une petite Emma pointe le bout de son nez de bébé.

C'est un roman vraiment très émouvant, sur les non dits dans une famille, sur les relations père-fils, sur l'homophobie, sur la dépression adolescente, sur la paternité et j'en passe. Le tout sans jugement, à travers un regard assez sain et tout en nuances.
Tout le monde y notera un point qui le touchera plus que les autres, mais je ne pense pas qu'on puisse rester insensible à ce roman !

Je disais plus haut que j'ai versé quelques larmes, furtives, il ne faut pas croire pour autant qu'on ait à faire à un roman guimauve et larmoyant. Au contraire c'est très vivant, drôle souvent et positivement émouvant !
Je vous le conseille vivement :)



Malorie Blackman, Boys don't cry