Calcutta, 1932. Ben et sa soeur jumelle Sheere, séparés depuis leur naissance seize ans plus tôt, se retrouvent enfin. Mais à peine réunis, les voilà traqués par un mystérieux assassin. Aidé par la Chowbar Society, un club secret créé avec six copains de l'orphelinat, Ben devra faire face à Jawahal, un démon maléfique, une âme damnée qui doit tuer l'un de ses enfants pour trouver le salut... Commence alors une course-poursuite, entre palais abandonnés et trains fantômes. L'odyssée indienne de deux enfants qui vont tout faire pour échapper au spectre de la terreur et mettre un terme à la malédiction...

Une nouvelle plongée dans l'univers jeunesse de Zafon, après Marina et Le Prince de la brume que j'ai déjà lu et apprécié dans cette même catégorie.

Disons le tout de suite j'ai aimé, mais moins que les deux autres cités.
Ce Palais de Minuit s'inscrit dans une trilogie regroupant Le Prince de la brume et Les lumières de Septembre (qui est dans ma PAL d'ailleurs...) puisqu'ils mettent en scène un personnage dit "le grand méchant" récurrent. Je me souvenais très bien de ce fameux personnage et aussi qu'on évoquait rapidement Calcutta à son sujet (son enfance ?) dans Le Prince de la brume.
Et j'ai moins aimé en grande partie à cause de ce cadre là justement. J'aime Zafon et ses descriptions de Barcelone, je m'y retrouve et m'en émerveille quand Calcutta me parle moins rien.

Non pas qu'il ne s'en sorte pas pas avec ce cadre là, loin de là, juste que ça m'a manqué bizarrement alors que je ne l'avais pas vraiment dénoté dans Le Prince de la brume (peut-être parce que cette intrigue là se déroule à la campagne en bord de mer ? Mais dès qu'on est dans une grande ville je suis habituée à Barcelone...). Mention spéciale toutefois pour la maison de l'architecte que j'ai vraiment adoré !

Au delà de ça j'ai passé un bon moment. Le groupe de jeunes mis en scène est très réussi, leur société secrète est touchante et amusante tout comme les liens qui les unissent.
L'ambiance est réussi elle aussi, c'est à la fois pesant et angoissant comme d'habitude ! On frémit régulièrement. J'ai souvent pensé au Jeu de l'ange de ce point de vue là.

En résumé un Zafon jeunesse réussi mais légèrement (et très subjectivement) en deçà de ce à quoi il m'avait habitué !



Carlos Ruiz Zafon, Le palais de minuit

***Du même auteur***
Marina
Le Prince de la brume
Le jeu de l'ange
L'ombre du vent