Je m'appelle Floryan ; j'ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s'étendait à perte de vue. Un être de lumière m'a accueilli, se présentant comme un Elohim. Il m'a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume - un paradis, selon lui, mais que je n'étais pas autorisé à voir avant de m'y rendre -, soit je plongeais dans le NIhil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C'est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j'ignore tout du Royaume, et j'ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c'est que ce choix n'engage pas que moi...

J'ai débuté ce roman franchement intriguée et très attirée par la sublime couverture !
Mon enthousiasme a toutefois été mis à rude épreuve sur le premier tiers, l'intrigue peine à se lancer... Le Floryan "vivant" est somme toute assez ennuyeux, le monde de l'après dans lequel il échoue se dévoile peu, il erre beaucoup et c'est longuet...

A vrai dire je ne me suis finalement prise au jeu que beaucoup plus loin avec la découverte du Nihil et de ses propriétés (rhaaa que c'est dur de parler de ce livre sans vous spoiler !!!).
Une fois cette étape franchie je me suis mise à dévorer les pages à un rythme plus effréné. L'action est plus présente, la curiosité est croissante, l'enjeu aussi apparait et l'ensemble prend de l'envergure pour se teinter d'un aspect dystopique qui ne transparaissait pas de prime abord ou dans le résumé.

Certaines révélations toutefois m'ont paru un peu brouillonnes, pour ne pas dire décevantes même si elles s'incluent bien dans la trame, ce qui fait qu'on referme ce premier tome sur un sentiment mitigé... A la fois on est un peu déçu mais curieux de ce qui attend Floryan pour le prochain volume.

C'est le second roman de Colin que je lis et on retrouve bel et bien son talent créatif. Il nous plonge avec facilité dans un univers imaginaire très innovant avec une surabondance de détails oniriques (qui peut être parfois égarante). Toutefois comme lors de ma dernière lecture (Le bal de givre à New-York) la finalité est un peu décevante. L'ensemble se lit facilement même si le départ est un peu lent et l'attrait est croissant au fur et à mesure de l'avancée dans le roman.
Globalement c'est une bonne lecture, rien que pour l'imaginaire déployé ce livre vaut le détour. Reste à voir si Colin saura mener sa barque avec cette intrigue qui s'avère finalement périlleuse et dont certains points restent assez flous pour le moment !

Merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture.





Fabrice Colin, 49 jours Tome 1

***Du même auteur***
Bal de givre à New-York