Anne rêvait de fougue, de tendresse, d'absolu.
À 21 ans, elle est enfermée dans une prison dorée, accompagnée de son polytechnicien de mari qui l'ennuie. Elle regarde passer les jours sans folie, les aventures sans passion.
Ce serait donc ça la vie, une traversée en somnambule ? Un jour, un télégramme du Maroc lui annonce brutalement la mort de son père. Là-bas l'attendent les souvenirs, la liberté... et l'amour fou.

«Je pars. Je suis vraiment désolée.
Ne sois pas triste.»

C'est avec curiosité que je me suis attaquée à ce roman de Pancol, je sais que cette auteur peut me surprendre, m'emmener loin ou me laisser au bord de la route.

Cette lecture n'est pas aussi nette et tranchée que les précédentes que j'ai pu faire avec Pancol.
C'est beaucoup plus cru et brutal que ce à quoi je m'attendais déjà, l'auteur révèle une autre façon de jouer de sa plume qui jusque là m'était étrangère et qui pour le coup surprend un peu.
La relation fusionnelle et passionnée de Anne et Serge coupe le souffle, elle est à la fois incompréhensible et touchante.

Je crois que le maître mot est "malaise". Cette lecture créé du malaise tout simplement. Aussi bien par son héroïne, tête brûlée qu'on croit cerner sans cesse et qui se dérobe, qu'à travers cette relation déchirante et vive.

Ce n'est toutefois pas un désamour, loin de là. Pancol écrit vraiment bien et ses descriptions du Maroc tout comme les personnages secondaires sont juste un régal !

Je dirai donc que Pancol a su m'emmener loin, elle m'a surpris avec cette relation amoureuse trouble et assez fascinante même, mais que son héroïne (peut-être "trop" tout simplement) n'a pas su me convaincre...

Merci à Livraddict et aux éditionsPoints pour cette lecture.



Katherine Pancol, La barbare



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Les yeux jaunes des crocodiles
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