Il y a plein de gamines qui rêvent de devenir un jour princesse chez les fées mais, croyez-moi, c'est complètement surfait ! A l'Agence de détectives Grey, personne ne sait que je suis la Princesse Meredith NicEssus. Cela veut dire que j'ai réussi à cacher ma véritable identité à une tripotée des meilleurs médiums de la ville. Une belle prouesse. Mais mon glamour ne me rend pas immortelle. Et puisque mon cousin veut ma mort, il vaut mieux que je me planque. Le fait que le jeu "Cherchez la Princesse" soit devenu plus célèbre que "Cherchez Elvis" m'a facilité les choses, c'est évident : La Princesse Meredith dansant à Paris, flambant à Las Vegas... Après trois ans, je fais toujours la une de la presse à scandale. Cela dit, à en croire les derniers gros titres, je suis aussi morte que le King.

Avec l'envie de changer un peu de l'urban fantasy vampire/loup-garou et ayant bien apprécié la saga Fièvre de Moning, je me suis dit que je devais tenter Merry Gentry à l'occasion...

Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas du tout convaincue par ce premier tome. Je suis même attristée d'avoir les deux suivants dans la PAL.
Le personnage de Merry et son environnement de travail sont réussis (et rappelle agréablement Anita Blake), ça commence donc bien. Et puis... et puis le reste !

En premier lieu même si on ne comprend que peu à peu les mœurs et coutumes des créatures magiques ou dotées de don quels qu'ils soient, on saisit tout de suite l'importance de l'apparence et du sexe. Descriptions de tenues, coupes de cheveux et parties de jambes en l'air au rendez-vous.
On dira que j'ai une tolérance assez limitée sur ces deux chapitres mais là clairement c'est de la surenchère permanente !

Le second c'est que la situation présentée au départ ne dure pas, et qu'on se retrouve plongé dans le monde des fées (où on ne trouve que (au choix) de superbes mâles en rut / des créatures ignobles pleines de tentacules et tout autant en rut (oui oui beurk mille fois beurk)...).
Autant vous dire que l'intrigue en prend un coup (et l'héroïne plus d'un) et vire vite à un simili d'Harlequin au pays des monstres et des beaux gosses !

C'est d'autant plus dommage que le peu de background fourni par Hamilton sur l'histoire des fées, leur conception du pouvoir et de la hiérarchie est assez bien bâti, on a même envie d'en savoir plus sur les aspects purement urban fantasy. Dommage que cette structure soit tant parasitée par du superflu (tenues vestimentaires plus que quotidiennes) et des scènes à répétition qui deviennent lassantes et plus que lourdes (Tu le sens mon gros tentacule ?)

Alors voilà, j'ai déjà la suite je vais donc poursuivre mais à l'occasion et sans aucune précipitation c'est certain.
J'espère tout de même que le prochain épisode favorisera plus l'univers fantasy de Hamilton que son goût pour les scènes torrides et la fripe...



Laurelle K. Hamilton, Merry Gentry, Tome 1 : Le baiser des ombres

***Du même auteur***
Anita Blake
Tome 1
Tome 2
Tome 3
Tome 4