Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.

Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise.

Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.

Pour Queenie.
Pour son épouse Maureen.
Pour son fils David.
Pour nous tous.

C'est avec enthousiasme que j'ai attaqué ce roman, annoncé dans la veine de Coe ou encore d'Irving.

J'avoue que je suis à la fois assez sensible à l'humour et à la littérature britanniques et aux road trips loufoques, j'avais donc de quoi me régaler avec ce roman !
J'ai tout de suite beaucoup aimé la plume de Joyce, je suis même assez épatée, d'autant plus pour un premier roman, un nouvel auteur à suivre de près !

L'ensemble est assez rythmé, à l'exception de quelques passages mais j'en reparlerai plus loin, les personnages attachants et souvent drôles, ceux qu'Harold croise au long de son périple sont terriblement humains dans leurs anecdotes et expériences ou alors complétement déjantés...
La construction elle aussi ne laisse rien au hasard, au delà du voyage et du périple qui fait office démonstration de foi pour le héros, c'est aussi un voyage pour lui-même et sur ses blessures, un pèlerinage au sein de ses souvenirs en quête de son propre pardon... Ça fait larmoyant dt comme ça mais dans les faits pas du tout ; quoi de plus naturel que de se retrouver seul face à soi-même lors d'un périple à pied en solitaire de presque 1000km ?

L'humour aussi est très présent, très anglais bien souvent. Alors on y sensible ou pas mais moi j'adhère et plutôt deux fois qu'une !

Reste quelques courts chapitres où l'on tourne un peu en rond vers le dernier quart, aussi bien au niveau du voyage en lui-même qui devient un peu lassant et répétitif qu'au niveau des errements de pensée de Harold.
Je reconnais que c'est justifié, c'est un moment d'égarement du personnage... Reste qu'à lire c'est un peu lourd et casse nettement le rythme du roman.

En résumé il y a beaucoup de choses dans ce roman, on passe de scènes loufoques à d'autres plus sentimentales, du sourire à l'inquiétude, de la campagne aux grandes villes, de Maureen à Harold... Une chose est certaine la surprise est au rendez-vous et les lecteurs de Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire y trouveront leur plaisir !

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Merci à Babelio et aux éditions XO pour cette lecture !

Rachel Joyce, La lettre qui allait changer le destin d Harold Fry arriva le mardi...



***Cité dans l'article***
Jonas Jonasson, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire