1346107832.jpg

On oublie, on passe à autre chose, on avance quitte à laisser derrière, heureux même parfois, soulagé de le faire...
On trace un trait, parfois épais, grinçant des dents et on s'en fout aussi bien souvent.
On se croise sur Facebook, quand on ne refuse tout simplement pas l'invitation, on passe sur ces murs dont les vies ne nous parlent plus... on ne laisse pas de message et on passe à autre chose.
Autre chose.
On oublie les noms, les visages mais à chaque fois on s'oublie un peu soi aussi non ?
On voit des amis qui n'en sont plus, de loin, sans que soit la faute de personne mais sans vouloir y faire quoi que ce soit non plus.
L'ordre des choses.
Mais au final, bien souvent, même quand on essaye de réparer, recoudre les morceaux défaits, relier les fils déchirés on échoue lamentablement.
Assez cruellement, on reste loin même assis juste de l'autre côté de la table.
Mal à l'aise pour cette proximité qui n'existe plus, étranger à l'autre malgré l'envie, envers l'effort.
Alors on se résigne, on reste triste de loin et on refuse les invitations FB suivantes...

Et pour la référence tout de même : Le ciel est par dessus le toit

Le ciel est par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre par-dessus le toit berce sa palme.
La cloche dans le ciel qu’on voit, doucement tinte.

Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient dans la ville.

- Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine (Sagesse, 1881)