Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile

Un roman vraiment sain, à la fois attendrissant, drôle et contemplatif. Une lecture reposante, qui fait du bien à l'âme comme rarement.

Il faut céder sur les premières pages, et se laisser porter par les mots et l'ambiance, ne pas se laisser déstabiliser. Une fois ce pas franchi tout le travail est fait, il ne reste plus qu'à savourer.

Rien de bien extraordinaire pourtant dans ce roman, c'est plus une question de sensation que de contenu. La plume de Olafsdottir parle aux sens et aux émotions, sans jamais tomber dans le pathos que pourrait laisser entendre le résumé ou le contexte du jeune personnage. Au contraire même, l'auteur fait le choix de la douceur et de la légèreté partout.

Voilà c'est bien bref, mais ce roman m'a vraiment émue, reposée malgré un début un peu déconcertant. Il n'a rien de magique ou d'époustouflant, il touche juste quelque chose et il est éminemment bien écrit. Au cas où vous ne l'auriez pas compris je vous le conseille fortement, il est de ces expériences qu'on ne peut décrire, il faut juste le vivre :)



Audur Ava Olafsdottir ,Rosa Candida