Pour le droit des hommes moches à forniquer.
Pour le droit des boudins à se faire draguer.
Contre la dictature de la beauté.
Contre l’amour.

Je suis tombée nez à nez avec ce livre lors du dernier Masse Critique et poussée par la curiosité je l'ai choisi. Impatiente même de lire ce manifeste contre les critères sociétaux de la beauté, de l'amour conditionné, sous conditionnement et stéréotypé, contre l'érotisme marketé... Bref j'étais déjà partie bien loin, bien trop loin.

Parce qu'au final sous un air faussement contestataire Stéphane Tzara lui ne se donne pas tant de mal.
À l'exception du premier chapitre d'introduction le reste est même en dessous de zéro et largement en dessous de la ceinture. C'est malheureux mais quand on vend une idée et qu'on ne livre finalement que du porno trash, limite un peu gore, on trompe sa clientèle et on ne vaut pas beaucoup mieux que ce que l'on dénonçait soi-disant.

Et c'est dommage, vraiment. Parce que l'idée est saine et plus qu'exploitable mais mal employée, vite bazardée en faveur de scènes orgiaques inutilement répétitives et à tendance misogyne... Parce que oui mesdames, les boudins ne désignent que des femmes bien entendu ! Et les boudins çà se fourrent, dans tous les sens, avec ou sans leurs consentement explicites, les boudins n'attendent que çà et disent non pour de faux, c'est bien connu. (Mine de rien je viens de vous résumer le livre en 2 lignes).

Sacrée déception donc que ce traité du rien du tout qui ne vaut même pas d'un point de vue purement pornographique de se le faire passer en douce entre copains de chambrée et encore moins entre copines.
Si on excepte quelques rares élans un peu piquants on ne peut même pas dire que ce soit bien écrit. Je lui vois tout de même une belle qualité : sa brièveté qui m'a à peine laisser le temps de penser à abandonner ma lecture...

Merci tout de même à Babelio et aux éditions la Musardine pour cette lecture !

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Stéphane Tzara, Traité du boudin : A l'usage des prolétaires du sexe