Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

J'avais pas mal entendu parler de ce début de série lors de sa sortie en GF, et plutôt en bien je dois dire ! Suffisamment en tout cas pour attirer ma curiosité et me pousser vers ce partenariat LA lors de sa sortie en poche.
Soyons clair j'ai juste adoré !

Il m'a tout de même fallu la première centaine de page pour prendre mes marques, me demandant un peu où j'étais tombée... parce que c'est loin d'être simple et assez inédit je dois dire.
Pour résumer : de l'urban fantasy mêlée de steampunk à l'époque victorienne, le tout saupoudré d'un humour grinçant et de dialogues à la Jane Austen. Cocktail explosif !

Passé donc cette première phase et cerné le genre, on ne peut juste plus lâcher le livre avant la fin, c'est hautement addictif.
Le personnage d'Alexia est surprenant, attachant et surtout très drôle comme la galerie de personnages qui l'entourent (j'ai tout de suite beaucoup aimé Lord Maccon !), atypiques sans être caricaturaux ou grossiers. Elle détonne assez (pour une époque où l'on était déjà considérée comme vieille fille à 22 ans !), à la manière d'Elisabeth Bennet notamment par son intelligence et son indépendance, son peu de cas du qu'en dira-t-on, sa répartie etc... j'ai fait le lien régulièrement entre les deux personnages.

Quoi que ce fût, Alexia était née ainsi, pleine de logique, de raison et de mots blessants.

Le décor lui (mis à part pour l'aspect urban fantasy) est réaliste et reflète bien le Londres de l'époque avec ses réceptions, ses jeux de cour et surtout ses principes moraux.

J'ai été tellement séduite par l'univers, les personnages et le style que je dois avouer que l'intrigue est un peu passée au second plan. Elle est bien là, présente et cohérente mais n'offre rien d'exceptionnel, à la limite du prétexte pour moi, j'ai suivi le rythme sans vraiment lui apporter une grande place dans la trame générale du tome. Pour le coup je ne pourrais pas vous en dire grand chose, elle est assez simple, presque évidente mais comme ce n'est pas l'élément essentiel du roman ce n'est pas choquant !

Plus que tout ce que j'ai apprécié c'est ce mélange des genres, cette combinaison improbable et pourtant si juste que nous offre Carriger de sa plume délicieusement moqueuse (et elle le sens de la formule croyez-moi !).
C'est essentiellement ce qui fait de cette lecture un coup de cœur : son côté improbable, je dirai presque un ovni du genre.

45toiles.gifcoeur-gif.gif

Gail Carriger, Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle, tome 1)

Merci à Livraddict et aux éditions du Livre de poche pour cette découverte !



8/20