Rihel, la Cité aux sept murailles, agonise dans les flammes : quarante années de siège, pour une poignée de cendre... Depuis des millénaires, les humains sont en guerre contre les forces de So'Ghol, la Montagne Noire. Après la chute de Rihel, un seul Trône reste encore aux mains des humains : celui de la Citadelle de Céless, cœur du royaume de l'Endriel. Beaucoup disent que la situation est sans espoir, et pourtant plusieurs se tiennent encore debout, déterminés à poursuivre l'œuvre de résistance. Ensemble, ils continuent d'écrire une épopée traversant les âges. Les voici qui s'avancent : Kahel, chevalier de l'ordre des ivataris, mages ayant pour arme la lumière. Blanc, un enfant qui a désormais un empire contre lui. Jad, Iridia et Raygone, jeunes héros répondant à l'appel de l'Endriel, l'ultime rempart du monde libre, sur le point de tomber entre les griffes de l'envahisseur. Et Uriss, ancien roi amené en esclavage au cœur de la Montagne Noire pour y rencontrer un sort tragique : être enchaîné à son pire ennemi, par une chaîne lui faisant subir les souffrances qu'il inflige à l'autre...

Un premier tome d'une saga fantastique québécoise, premier roman également de Jean Avril qui est en à la fois l'auteur et l'édition : une courageuse aventure !

La première chose notable quand on entame la lecture de Orianor c'est le soin apporté à l'ouvrage. Bien souvent (et c'est malheureux) les auto-édition ou les maisons d'édition à petite échelle / naissante n'offrent pas une qualité semblable. Avec Cima le plaisir est au rendez-vous, le papier est de qualité, le texte propre et sans coquilles (à vrai dire je n'en ai relevé qu'une seule).

Rassurée déjà par ce premier contact je me suis donc plongée dans le monde fantastique de Jean Avril l'esprit tranquille et bienveillant envers le fond.
On sent les influences de la grande fantaisie classique dans ce premier tome ; même si la mise en place est rapide, le cadre proposé s'éloigne peu des schémas habituels du genre mais indéniablement c'est efficace !

Peu d'innovation donc mais un départ soigné, minutieux et assez lisse dont la lecture est agréable. On se laisse facilement prendre au jeu de l'univers et des personnages, tout comme à la plume impeccable de l'auteur et ce malgré la brièveté de l'ensemble.
La forme narrative elle aussi reprend un mode usité mais efficace bien que dangereux ; l'alternance des points de vue par chapitre. Là encore c'est maîtrisé et mieux que ça significatif, chaque point de vue abordé apporte quelque chose à l'intrigue générale.
Un premier tome est toujours un exercice délicat, l'équilibre entre mise en place et accroche est souvent difficile à atteindre mais Jean Avril s'en sort bien, on en ressort même avec un goût de "encore" !

En résumé un début de saga fantaisie somme toute très classique mais accrocheuse et dont on sent que l'auteur a de la réserve.
A suivre donc, dès cet automne, avec la sortie du second tome.

Merci à Jean Avril et à Cima Éditions. pour leur disponibilité et leur charmante communication !

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Jean Avril, Orianor, épisode 1 : La cité aux sept murailles