La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l’amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l’un marié, à Paris, l’autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l’un à l’autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent. Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l’histoire d’une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout. Et elle est racontée de l’inimitable manière qu’à Patrick Lapeyre de la vie comme elle ne va pas. Petites touches d’une acuité et d’une intelligence qui laissent confondu. Evénements apparemment anodins qui ne le sont en fait pas du tout. Poétique de la métaphore, métaphores tellement inattendues et qui sont en réalité rien moins, une à une et peu à peu, qu’une pensée du monde. Humour profondément lucide et humain, généreux. D’où vient, lisant ce livre d’une insondable mélancolie que l’on ne puisse faire autrement que sourire, constamment sourire. Peut-être du bonheur d’avoir été reconnu ?

Ou le choix d'un roman uniquement sur le plaisir du titre... malheureusement l'habit ne fait pas toujours le moine et celui-ci a été bien loin de tenir ses promesses !

L'adultère on en mange à toutes les sauces, de la petite infidélité à la double-vie, au point qu'il devenu banal.
Quoi de plus misérable et ennuyeux au final que de suivre les petits mensonges et arrangements d'un homme entre deux femmes, qui ne sait pas trop au fond ce qu'il veut, qui se laisse aller et entretenir par toutes et tous.

Le roman manque de peu de décoller, notamment à travers le personnage de la jeune anglaise (dont oui je l'avoue j'ai déjà oublié le nom !) mais il s'avère comme le reste décevant et s'écroule avec le roman.
J'ai failli abandonner plusieurs fois, lassée de ne pas savoir où voulait en venir Lapeyre, je lui ai laissé une chance jusqu'au bout de se reprendre, de faire mieux, de me surprendre... en vain.

Quel gachis d'un si beau titre !

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Patrick Lapeyre, La vie est brève et le désir sans fin