Il y a l'évidence, qui dit que c'est un don, utile, avantageux. C'est un fait.
Il y a ce qu'on tait ; le prix à payer...

On la confond parfois avec le syndrome du cœur d’artichaut alors qu'au contraire pour lui c'est du tout-venant relationnel, il ne fait pas de tri, il a un désir d'intimité initial.
L'empathie force à sélectionner, à bien s'entourer.
Parce qu'on sait qu'à être proche on prend aussi les peines, toutes.

Quand on comprend que les malheurs des autres fait le malaise de soi on a même tendance à être plus que sélectif, à ne pas pousser trop loin le degré d'amitié, d'intimité, de proximité. L'empathie est une malédiction qui pousse à la solitude.

C'est aussi, instinctivement cerner les gens dès la première rencontre, leurs failles surtout et ne pas prendre le risque. Déjà tourner la page sans même de mise à l'essai...

"Savoir se mettre à la place de l'autre". Un des premiers principes de communication, tous les psychologues de magazines féminins vous le diront, le premier commercial venu, le dernier des piliers de comptoirs...
Et savoir rester à la sienne ? Garder un point de vue extérieur ? Quand on ne sait pas faire çà pour ses proches, on se force, on devient froid de neutralité contrainte avant de succomber une fois le dos tourné.

C'est comme une maladie coupable ; il faut être bien faible pour se laisser atteindre ainsi. Alors on lutte contre soi, en permanence, à en devenir des blocs d'insensibilité pour tous les autres yeux que les siens... Juste histoire de s'isoler un peu plus finalement, espérer un jour ne souffrir que pour et par soi.
Honteuse au même titre. Il y a aussi une part d'égocentrisme là dedans, dans cette manière détournée de toujours tout ramener à soi au point d'en ressentir par procuration.

La seule porte de sortie : le contrôle.
En amont apprendre à faire le tri entre ses émotions et celles qui émanent des autres. En aval être capable de se vider de toutes ces émotions contenues. Au quotidien réduire les nuisances en évitant les gens hypersensibles ou qui vivent en permanence dans le drame, apprendre à ne pas culpabiliser quand on n'a pas réussi à contrôler...


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