Une sombre histoire avec des sirènes qui ne sont pas vraiment des sirènes et un homme qui aurait préféré ne pas les rencontrer.
L'auteur nous délivre avec douceur une fable métaphorique sur la dérive et l'égarement. Tout en faux-semblants, mais avec profondeur, il nous entraîne dans le sillage d'un marin, naufragé, rescapé peut-être…


À nouveau une belle découverte grâce à Masse Critique avec ce très beau livre signé Chanouga (que je découvre à l'occasion).
J'aime beaucoup les récits fantastiques qui s'attaquent au domaine de la mer, de ses mythes et mystères. Entre sirène et marin perdu en mer, naufrage et merveilleux, j'ai donc ouvert cet album avec gourmandise.

L'édition en soi est déjà très belle, de qualité, une belle mise en page et couverture avec en bonus quelques repro de planches et de crayonnés. Chanouga a un très beau trait, et une mise en couleur parfaite qui rend l'ensemble doux et onirique.

Au delà pourtant, le scénario est loin d'être novateur, assez simple même mais efficace. Sa cruauté contraste avec cette douceur apparente et reflète idéalement le symbolisme de la sirène...
Car il faut le sentir plus que le comprendre, ce récit est symbolique de bien des façons, poétique dans tous les cas :)

Pour conclure un moment léger, à la fois nostalgique, triste et doux bien que simple et d'une grande qualité visuelle. Un album qui ravira les amateurs de sirènes et les esthètes mais que les plus férus de BD et d'action délaisseront probablement !

Une nouvelle fois merci à Babelio, ainsi qu'aux éditions Paquet pour l'envoi.

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Chanouga, De profundis : L'étrange voyage de Jonathan Melville



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