Leo, de retour des Etats-Unis, la correspondance entre Emmi et lui reprend, d'abord timide après de longs mois de silence, puis tout s'enchaîne. Mais voici qu'Emmi souhaite en finir pour de bon et mettre un terme à cette relation épistolaire. Pour cela, elle veut rencontrer Leo, une fois au moins… La rencontre a lieu – conformément à la forme consacrée du roman épistolaire – sans public. le lecteur n'aura droit qu'au compte-rendu… La relation virtuelle survivra-t-elle au test de la réalité ? Com-ment maintenir la tension, si les deux personnages ne peuvent plus se cacher derrière les mots, mais se retrouvent face à face ? C'est là tout le charme, pétillant et captivant, de cette romance virtuelle et virtuose.

C'est avec un plaisir non dissimulé que je me suis attelée à cette lecture, ravie de retrouver Léo et Emmi, quelque peu restée sur ma faim dans les dernières pages de Quand souffle le vent du nord

Et sur ce point là je suis satisfaite, Glattauer nous offre cette fois une vraie "fin".
Pourtant, et ce même si j'ai lu avec plaisir on est loin de l'effet du premier roman...

C'est assez difficile à expliquer au final. Les dialogues-conversations offrent toujours de bons moments, on a une bonne dose de suspens, les pages défilent vite mais la magie initiale est moins présente.
On ne lit plus tellement en savourant l'esprit de ces deux personnages, mais plutôt par curiosité, désir de savoir où tout cela mènera.
À la différence des premiers échanges, il y a désormais un but qui altère un peu le charme.

Au-delà de çà, les errements et hésitations à répétitions usent aussi un peu, voire même agacent par moment (surtout Léo je reconnais, trop timoré, moins charmant...).

De là à vous dire lire ou pas ! Personnellement même si je ne suis pas aussi ravie qu'avec le premier chapitre, je dois reconnaître que malgré tout je suis contente d'avoir le fin mot de l'histoire, d'avoir retrouver ce couple virtuel et leurs plumes virtuoses un moment.
Suivez votre instinct !

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Daniel Glattauer, La septième vague