Et oui je sais, c'est triste, mais j'en suis consciente et toi aussi.
Tout du moins les jours où tu acceptes d'ôter tes œillères, où tu prends le temps de me regarder un peu...

Mais lutter contre le temps ? Combat perdu d'avance, il y a des ennemis qu'il vaut mieux ignorer et tu supportes si peu la défaite... Fuite en avant.

Alors tu prononces des mots, jolis mais vides de sens, qui me sont adressés mais finalement juste dits pour te rassurer.
Tu menaces, mais tu te trompes de cible, encore et encore.

Se retenir à bras le corps avec des atomes crochus qui ne font pas des points communs, deux êtres parallèles qui n'ont plus qu'à se mélanger, faire corps pour se sentir proche...

Et la peur aussi, nauséabonde, qui bâillonne violemment aspirations, désirs et élans. On fait avec, cohabitation. On l'ignore souvent, des fois qu'elle disparaisse.
Et malgré tout elle a de moins en moins d'emprise sur moi.

Et pourtant je refuse, je m'entête et je me love dans tes bras...