Au final, satisfaite ou pas, heureuse ou pas, çà ne compte pas vraiment.
Je reste, moi, vivante tant que je garde cette capacité à voir de la beauté.
Et je la vois partout, souvent. Émerveillée comme une enfant, souriante comme une idiote, émue comme une midinette...

Je reste vivante tant que je suis émotion, capable de m'émouvoir, de me mettre en colère, de rire, d'être blessée.
Peu importe le doute, l'oppression, l'ennui, l'envie de fuite...
Rien ne compte vraiment, tout passe. On lèche ses blessures et on attend les suivantes, on menace puis cajole, on s'évade mais jamais bien loin, on se résigne, on se sent vide...
Le principal c'est de s'assurer que l'anesthésie n'est que passagère, qu'on se retrouvera bien à la sortie du virage, de ne pas vraiment se perdre en chemin.

On a le droit d'arrêter de chercher à donner un sens parfois non ? Juste se laisser porter, se dissoudre un peu, cesser de lutter.
Tant qu'on reste assez lucide pour rester vivant.
Tant que cette chanson me donnera des frissons, je n'aurai pas à m'inquiéter... Nothing really matters