Petter, éditeur et faiseur de talents, est devenu un homme paranoïaque. Il suspecte chaque passant de vouloir l’assassiner. Le journal intime qu’il écrit pour se protéger nous apprend qui il est. Brillant, inventif, celui qu’on surnomme l’araignée imagine des histoires pour les romanciers en panne d’inspiration, et, rapidement, devient riche et puissant et donc gênant en vendant de plus en plus cher ses idées littéraires. Un article du « Corriere della Sera » révèle finalement le pot aux roses. Petter l’araignée doit sauver sa peau… Mais qui veut donc l’éliminer ?
La Fille du directeur de cirque, c’est l’histoire de quelqu’un (Jostein Gaarder) qui raconte à quelqu’un (le lecteur) l’histoire de quelqu’un (l’araignée) racontant lui-même une histoire à quelqu’un (un écrivain, X) lequel la re-reraconte à quelqu'un (le lecteur fictionnel).

Je garde un très bon souvenir du Monde de Sophie et du Mystère de la patience pour leur côté "Alice au pays des merveilles", contes un peu fantastiques à la découverte d'un autre monde avec une touche de fantaisie imaginative...

Je n'ai pas retrouvé çà avec La Fille du directeur de cirque.
Gaarder y déploit tout son talent de conteur, et il excelle véritablement ! Au final même si sa trame principale est plus réaliste (pas de petites touches fantastiques cette fois), le grand nombre de récits qui s'y entremêlent donne une vraie valeur à l'ensemble, un très bel exercice, presque une prouesse.

J'ai admiré ce talent du narrateur à sans cesse improviser (et celui de l'auteur pour son imagination incroyable) sans pour autant m'attacher au personnage. De même quelques accrocs (répétitions, moments de flous ou scènes inutiles) et la fin ont quelque peu nui à ma lecture... Une très belle mécanique mais qui manquent un peu d'huile sur certains rouages !

C'est donc une très bonne lecture et je vous la conseille, mais sans aller jusqu'au coup de cœur !

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Jostein Gaarder, La Fille du directeur de cirque