Ambition sacrifiée, jetée sur l'autel à côté des neurones grillés au soleil.
Baisser les bras, mais savoir le replier pour trinquer, tourner un page de roman ; s'anesthésier.

S'abandonner à l'envie du rien, et laisser dire, soupirer un peu pour le plaisir.
Vivre pour soi, en soi et fermer la porte ...

Rouler trop vite, rire trop fort et dormir sans rêver.
Refuser de penser et dire "j'm'en fous" un peu trop souvent ; s'anesthésier.

Entre apathie et pesanteur
Où je demeure


Mais à aucun moment se leurrer, en vérité.
Tenir son rôle mais plaindre le personnage, et le soulager un peu.

Un moment, une petite éternité sans fin préméditée.
S'offrir un répit, une douce anesthésie...

La chaleur de l'abandon
C'est comme une symphonie