Mon père aurait dit, une main devant une main derrière...
Son côté poète !

Cependant du vrai dans ses conneries de "sagesses populaires", les mains et les poches vides mais la tête lourde.
Alors je traine des pieds, la nouveauté c'est de ne pas savoir où ils me mènent, c'est aussi que la plupart du temps ils m'éloignent des gens... l'appel de la nature et de la mer.

Un besoin de grand air comme jamais je n'en ai connu, presque à en verser des larmes, suffisamment cependant pour en avoir le souffle coupé, à un détour de sentier par la vue sur un col enneigé et walkman retiré à prendre le temps de respirer.
D'aigrie sociale je deviens ermite renfermée. Dans les diners, polie je hoche la tête je dis oui mais je suis déjà sur la plage, en roue libre sur le rivage et depuis le bord de mer en roller, on roulerai presque sur l'horizon...

Alors on me trouve bonne mine mais l'air ailleurs, un peu déprimée peut-être ? On me plaint, après cette agitation parisienne la vie doit me paraître bien calme et ennuyeuse ici !
Comment leur dire que ce sont leurs jacasseries qui m'ennuient ? Leur présence souvent... Leur sollicitude bienveillante mais de trop ?

Je n'ai besoin de rien.
De rien de plus que mon jardin, premier lieu où je me rends le matin.
Regarder mes roses pousser, en buvant mon café...

Ce pays m'aspire, lui, ses images, je m'en gave. Je le respire et m'en nourris je n'ai besoin de rien d'autre pour le moment. Merci mais non.
Je m'en fiche qu'il fasse froid ou qu'il y ait du vent, je ne veux pas un siège près de la cheminée, je veux aller marcher.
Et je ne vous demande ni d'agréer ni de m'accompagner.

Je ne vais pas vers ce que j'ai perdu mais vers ce que j'ai à gagner, ici, je suis déjà chez moi.