Depuis l'enfance, il est exceptionnellement beau. Au point de créer des émeutes, de ne pouvoir être scolarisé et entretenir des relations sociales normales.
Bête de foire à l'envers, il va se laisser entraîner par une pro des médias et vendre du rêve dans une émission de téléréalité.

Il faut vraiment lire ce roman comme un conte, une fable pour en admettre le côté un peu simpliste et les touches de fantastique qui l'entâchent.

Cet homme dont on ne ne connait même pas le nom va faire le jeu des médias, de la télé et des foules manipulées.
Une critique à peine voilée de la tyrannie du corps dans nos sociétés modernes et des "mass media" abrutissants.

Cette vision de l'effet du "beau" d'un point de vue social se retrouve elle aussi inversée en cours de roman lorsque le narrateur se voit exaucé et devenir "banal". Contrepied de la première critique mais qui ne l'alimente que d'une autre manière finalement.

Cependant, même si l'idée de départ est originale et les critiques qu'elle induit intéressantes, elle est bien vite exploitée par Massarotto, et l'on tourne un peu en rond.
Quelques longueurs donc mais exacerbées par une écriture simple et peu enthousiasmante.

J'ai entendu beaucoup de bien de Dieu est un pote à moi du même auteur, peut-être serais-je plus séduite lors de cette prochaine lecture !



Cyril Massarotto, Je suis l'homme le plus beau du monde

Merci à Blog-o-Book et aux éditions XO pour cette lecture.