Lucky le renard est un tueur à gage.
Suite à sa dernière mission commandée, il se remet en question. Celle-ci doit se dérouler dans sa ville, la seule où il puisse encore être lui et où il possède un simili foyer... il pressent qu'ensuite sa vie ne sera plus la même, il ne sera plus en sécurité nul part.
Sa vie va bien basculer, mais d'une façon plus inattendue ; un ange lui apparait, son ange gardien, qui pour l'aider à se racheter lui demande de l'accompagner et de remplir pour lui une mission...

J'ai longuement hésité avant de cédé en voyant ce nouveau Rice sur les étals... Je me doutais que la déception pointerait son nez, mais adepte de la dame de longue date il fallait bien que je finisse par succomber à la tentation.

La première partie est juste trop longue... on erre dans les souvenirs de Lucky, sans trop comprendre. La présentation du personnage est d'autant plus longue qu'une fois l'ange apparu, il lui fait revivre toute sa vie depuis l'enfance ^^ Alors soit, cette fois on le connaît bien, on a bien tout compris (merci on nous l'a quand même dit deux fois) et arrivé là (à mon grand désarroi) il ne nous reste qu'un quart des pages sous les doigts...

Ajoutons à cela les incessantes citations bibliques, références catholiques, messages adressés à Dieu et Rice a fini de m'achever.
Ce ne sont ni ma culture ni mes croyances, et je dois avouer que çà me laisse froide, pour ne pas dire qu'au bout d'un moment çà me gonfle (genre baptême du petit neveu trop long à l'église).

Le roman commence à prendre de l'intérêt lorsque débute la fameuse mission, qui le ramène dans le passé pour sauver une famille juive de la hargne des habitants d'un village anglais où une rumeur est sur le point de se transformer en chasse aux sorcières.
Décevant donc qu'on mette tant de temps à arriver là, et qu'on y reste si peu ; mais c'est tout de même ce qui sauve le roman d'un ennui mortel (les 2 étoiles rien que pour çà).

Au final, où le bât blesse ?
L'écriture de Rice est toujours aussi aisée, même si beaucoup moins "sensuelle" que ce qu'elle a pu être sur ses chroniques vampires, çà se lit facilement mais clairement son personnage central torturé manque d'épaisseur et d'intérêt, il est limite plausible. L'introduction est beaucoup trop longue, au détriment de l'intrigue, ce qui nous donne une sensation d'attente et de longueurs dommageables à l'ensemble.
Je vous passe la fin, lors du retour au présent, c'est juste minable...

Malgré un sujet innovant et qui a le mérite de ne pas surfer sur la vague vampire, Rice n'est pas au rendez-vous avec cette Heure de l'Ange (elle nous pose même un beau lapin :p ). La construction de ce tome laisse présager une suite, mais forte de m'être ennuyer une fois, je ne retenterai pas le diable ! (uhuh je suis en forme aujourd'hui)



Anne Rice, L'Heure de l'Ange