Sois polie, dis merci, souris, sois gentille...

Et quand le masque tombe,
Je n'ose plus regarder mes rêves dans les yeux.
J'ai peur qu'ils se détournent de moi une bonne fois pour toute, comme un enfant au regard déçu et blessé.

On a la vie qu'on se fabrique et j'ai trahi la mienne. Et dans ces moments de lucidité je me demande pourquoi...
À quoi bon se fondre dans cette masse qui ne me le rends pas, devenir spectateur de ce que je ne suis pas ? Regarder sa vie comme on va au cinéma.

Je suis ma propre tortionnaire, celui de l'enfant au fond de moi

j'me fais mal je m'en rends bien compte

J'ai laissé mes espoirs sur le bord du chemin, et parfois ils se dressent au dessus de mon épaule, me forçant à regarder en arrière.
À me demander si cet abandon en valait la peine. Certes les jours coulent et sont plus simples, mais au fond qu'y ai-je gagné ?

Dans ces moments là, je fuis les miroirs. Plonger en moi-même et affronter mon propre regard, ce serait craquer pour de bon.

J'ai dans la tête des mélodies

Derniers vestiges de mes humeurs naturelles, celles que je ne contrôle pas.
Mais elles ont perdu leur sens et leur pouvoir sur moi ; celui de me faire bouger et réagir, pour faire place à celui de la conduite à tenir.

Sois polie, dis merci, souris, sois gentille... et tends l'autre joue

J'me fais mal à chaque seconde où je deviens ce que je ne suis pas