Des portraits de femme, ambiguës, criminelles, perverties et diverses. De la petite fille à la femme, ces courtes nouvelles font souvent froid dans le dos.
Avec une écriture précise et efficace, Oates nous emmène du côté sombre, subi ou encouragé, de ces femmes "monstrueuses"...

C'est avant tout cette couverture qui me faisait de l'oeil, je dois bien l'avouer. Ajouté au fait que je me flagelle de ne pas avoir lu de Oates dont on me dit tant de bien, et qu'il fallait bien que je me lance.

Cette découverte est surprenante. D'abord parce que la nouvelle n'est pas ma lecture de prédilection ; souvent je suis frustrée de ne pas avoir le temps de m'installer dans un récit, j'en voudrais plus et j'ai bien du mal à passer d'une nouvelle à une autre à la suite.
Premier bon point pour Oates, je n'ai eu aucun soucis de ce type avec ce recueil. Les nouvelles sont toutes différentes mais suffisamment bien développées et construites pour plonger le lecteur dans une ambiance ou l'intimité du personnage concerné.

Autre point fort de ce recueil le style de la dame. Elle a une écriture qu'on sent à la fois très travaillée et très accessible. Les portraits et descriptions diverses rendent compte avec naturel et le lecteur s'en imprègne facilement.

Un seul bémol me concernant, ces portraits de femmes "criminelles" ou en tout cas en rapport avec le crime ne m'ont pas toutes convaincues. Là où j'ai adoré les portraits de femme meurtrières d'homme par exemple, j'ai eu plus de mal avec les femmes enfants ou les fillettes, j'avais même parfois un peu de mal à m'y retrouver.

Une première découverte de Oates satisfaisante, ce court recueil de nouvelles m'a plus séduit que ce format habituellement. Je vais donc retenter l'expérience avec un roman d'ici peu.
D'ailleurs George, un conseil ?



Joyce Carol Oates, Les femelles