Sur les côtes cubaines le vieux pêcheur rentre sans aucun poisson depuis 85 jours...
Cette malchance excessive lui a fait perdre son seul compagnon, le petit qu'il a formé, envoyé sur un bateau plus prolifique.
Face à une certaine misère et sentant aussi la vieillesse le gagner, le vieil homme croit regagner sa fierté quand il rencontre en pleine mer un poisson gigantesque : une bataille, entre orgueil et détermination, de 3 jours les attendent.

Un classique qui m'avait échappé jusqu'à présent et que je découvre avec étonnement.

Le style tout d'abord, s'accorde avec cette vie de labeur et de travaux physiques épuisants. Un vocabulaire populaire de la mer mais emprunt d'un grand respect, un patois de pêcheur. Des pêcheurs qui peinent à la tâche sans se plaindre, pour tout juste assurer leur subsistance.

Le tête à tête avec le poisson, plus qu'une bataille finalement, est une vraie rencontre. La puissance de la mer face à un vieil homme et ses espoirs.
Un espadon qui semble inaccessible pour un homme qui n'a plus rien à perdre si ce n'est l'honneur, et qui est résolu à ne pas abandonner.

Ce court roman est vraiment particulier et il est assez étrange de devoir en parler. D'un côté il ne raconte pas grand chose, et il y a beaucoup de répétitions, et pour autant il a un impact émotionnel assez fort, à la fois tristesse et admiration pour ce pauvre homme sur lequel le destin semble s'acharner.
Un moment de lecture différent, et qui me marquera vraiment, étrangement.



Ernest Hemingway, Le vieil homme et la mer

4/14