Une succession de portraits de femme, qui se livrent elle-même ou sont observées, qui traversent (ou au minimum se remémorent) un moment important de leur vie ; un tournant, une souffrance, un choix, un traumatisme, une rencontre...
Outre ce motif, l'ensemble des nouvelles offrent des thèmes récurrents (le Canada, les années 80, les femmes créatives, la nostalgie...), créant ainsi une forte cohérence entre chacune d'entre elles

Margaret Atwood, que je découvre à cette occasion, a une plume puissante. Ses évocations, et les images qu'elle déploie, sont vraiment saisissantes de réalisme et de poésie à la fois.

Habituellement, je n'aime pas les recueils de nouvelles parce que je n'ai pas assez le temps de m'installer dans un récit, et le passage d'une nouvelle à la suivante m'est difficile.
Je dois reconnaître qu'ici j'ai moins eu ce problème. Les différentes nouvelles, même si elles mettent divers personnages et lieux en jeu, sont étrangement liées, au niveau de l'ambiance déjà, mais aussi par le style de Atwood.
Un exercice d'écriture impeccable.

Ma gêne est plus provenue de la grande nostalgie, ou tristesse je ne sais pas bien comment le définir, qui imprègne ces pages.
Je me suis sentie comme démoralisée en refermant le livre, et ce n'est pas très agréable. Cette gêne a aussi quelque peu entachée ma lecture, et par prévention je me suis peu investie auprès des personnages, je n'ai pas plongé dans ces nouvelles mais plutôt eu une position de spectateur lointain et étranger.




Margaret Atwood, Mort en Lisiere

Ce roman a été lu dans le cadre du Prix littéraire des blogueurs 2010. Ma note secrète a été transmise à George Sand.
Les avis des autres membres du jury ICI


5/10