Helene Hanff, jeune écrivain new-yorkaise qui peine à vivre de sa plume à l'après-guerre, entre en correspondance avec une librairie londonienne réputée pour la qualité et la rareté de leurs ouvrages, le tout à des prix abordables.
Les exigences, l'humour de la jeune femme et leur amour commun pour la littérature et les beaux livres, vont faire naître une réelle amitié entre les employés de la librairie et l'écrivain.

Un roman léger et rapide qui se laisse savourer comme une petite gourmandise et qui renforce l'envie de lire chez le lecteur (et oui c'est possible même pour moi !)
Le côté authentique de cette correspondance apporte une véritable valeur ajoutée aux personnages et à leurs personnalités. Le format épistolaire (vous commencez à le savoir) ne pouvait que me séduire, et la plume à la fois gaie et tranchante de Hanff rend le tout très vivant et attachant.

L'ensemble est tout de même assez court, même si les lettres s'étalent sur plusieurs années et l'on peut déplorer que les lettres des divers correspondants ne traitent pas à valeur égale de littérature. Au final, on en sait assez peu sur les caractères des personnages principaux londoniens et notamment leurs propres goûts en matière de littérature, leurs lettres restant plus retenues (je pense particulièrement à Franck Doel) une certaine répétition s'installe.
N'en reste que le lecteur s'attache aux différents correspondants assez vite, et que ce rendez-vous manqué ne le laissera pas insensible...

Un roman court qui vous fait passer un moment agréable et léger sans pour autant vous transporter. À considérer comme un témoignage d'une époque et d'une passionnée de littérature !



Helene Hanff, 84, Charing Cross Road