Amy, une jeune journaliste à la vie bancale et à l'équilibre encore fragile, vient de perdre sa mère.
Une enfance rendue difficile par l'absence du père puis leurs rapports conflictuels forment la trame des souvenirs tandis qu'Amy, non sans une certaine amertume, vide l'appartement de celle-ci. Se faisant, elle y découvre un étrange journal intime qui lève le voile sur une partie de la famille dont elle ignorait jusqu'à l'existence : les Shand.
Des faits troublants et assez vagues ont aboutis à un drame familiale : le meurtre du père, Leslie Shand, par sa fille ainée.
Intriguée par cette famille cachée et cette sombre histoire, Amy décide de partir à leur recherche et d'en savoir un peu plus...

Un millier de mensonges est un livre prenant et dur à la fois. Cette dualité se retrouve au niveau de la structure, alternance entre actions présentes et le passé avec les souvenirs de Sheila ou à travers les journaux intimes. On passe ainsi d'un présent régi par le silence, celui de l'horreur qui ne se raconte pas et celui des mensonges qui doivent restés enfouis, à un passé qui se livre sans fard et dans toute sa violence. Jusqu'aux révélations finales...

Ce roman, plus qu'une enquête, est le portrait d'un tyran domestique qui, sous les yeux de tous, a des années durant violenté et martyrisé sa femme et ses deux filles. On ne peut qu'être sous le choc de certaines scènes et pourtant Laura Wilson sait malgré tout conserver une écriture digne, dans la suggestion plutôt que dans la description avec force détails.

Cependant, à la différence du répugnant personnage de Leslie Shand, le reste du roman est assez terne et l'enquête manque de vigueur. Les quelques intimidations dont souffrira Amy sont presque risibles et à aucun moment on ne sent une certaine tension ou angoisse qui pour être soulagée nécessiterait d'avoir le mot de la fin (comme dans tout bon thriller il me semble !). La vérité finalement dévoilée comble uniquement la curiosité du lecteur.



Merci à Blog-o-Book et au Livre de Poche pour cette lecture

Laura Wilson, Un millier de mensonges