Ignatus Reilly est un personnage hors du commun : un physique monstrueux, une prétention et une mauvaise foi sans bornes, un système digestif douteux, des accès hypocondriaques et un intellect qui ne peut se mesurer qu'à son effroyable grossièreté.
Inadapté socialement et en complet décalage avec ses contemporains qu'il exècre, il va devoir (suite à un "accidentel" déboire financier de sa mère) se mettre en quête d'un emploi.
Sa route croisera toute une série de personnages tout aussi loufoques que hauts en couleur (Marlène et son perroquet, le cynique Jones, la vieille secrétaire de Lévy et Mme Lévy elle-même...) pour des aventures rocambolesques sur fond d'humour noir.

La conjuration des imbéciles, au même titre que son héros, est atypique. Et aussi difficile à résumer qu'à critiquer.
Le charme de l'argot de la Nouvelle-Orléans porte l'ensemble du texte de façon admirable et je ne saurai trop vous conseiller de le lire ; c'est un roman qui se lit plus qu'il ne se décrit, qui vous laissera bouche-bée et vous marquera pour longtemps.

Un roman à la fois génial et fou, cruel et drôle, crétin et émouvant.

John Kennedy Toole obtint le Prix Pulitzer à titre posthume pour ce roman. Ce dernier s'étant suicidé, persuadé d'être un écrivain raté.



John Kennedy Toole, La conjuration des imbéciles